Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mercredi 18 juin 2008
« Quand les syndicats ne se serrent plus la main,

le patronat se frotte les siennes ! »

 

On se plaint de la faible mobilisation des manif’ du 17 juin Mais n’est-il pas temps de s’interroger sur l’utilité de cette succession de mouvement salarial ?

On rêve d’un cri suffisamment fort pour ébranler le gouvernement, mais au lieu d’une chorale nous n’avons qu’une succession de soli., et chacun de faire son action, son baroude dans son coin avec plus ou moins de convergence intersyndicale… Le gouvernement multiplie les coups, disperse les attaques mais ne vise qu’un seul but : la mise à mort des acquis sociaux.

N’est-il pas temps que les salariés contre-attaquent dans la force de l’unité ? La résistance salariale doit se lever, unie contre l’ennemi de toujours, attaquer frontalement, ne porter peut être qu’un seul coup mais droit au cœur le plus fort possible.

Bernard Thibaut nous annonçait hier soir une date unitaire pour la rentrée, pourquoi ne pas l’avoir fait hier ? Mais peut-on rêver d’unité ? Les syndicats en sont-ils capables ? Et vous salariés ?

Jusque quand vous laisserez-vous bercer par le discours capitaliste du patronat et de sa solde (politiques et media) qui nous renvoie dos à dos dans un communautarisme malsain qui ne vise qu’à diviser pour mieux récolter ?

Public, privé, titulaire, stagiaire, CDD, CDI, précaires, chômeurs sans papiers, retraités… Sommes nous si différents ?

Certes nous avons tous nos particularités, nos propres acquis à défendre, mais même si nous avons chacun notre accent nous pouvons parler la même langue pour crier notre ras le bol !

Nous voyons tous nos assiettes se vider et leur ventre grossir.

Ne nous trompons pas de cible : les profiteurs ne sont pas ces quelques fraudeurs aux alloc’ que les chiens du pouvoir traquent sans relâche.

Si nous devons nous serrer la ceinture, ce n’est pas à cause de quelques trop-perçus d’APA ou de RMI, mais bien à cause de ceux pour qui les dividendes ne sont  jamais assez élevés.

« Les revenus encaissés en 2007 par les patrons des 40 plus grandes entreprises françaises ont augmenté… de 58 % »* et votre revenu de combien a-t-il augmenté ?

Pour eux, nous, salariés, sommes un mal nécessaire dont le seul remède est l’amputation. Il faudrait peut être leur conseiller de se souvenir avec Henri Ford que nous sommes avant tout leurs premiers clients !

Jusqu’à quand cela peut-il durer ? Jusqu’où ira cette résignation inspirée par les portes flingues du capitalisme moderne ? Jusqu’à quand travaillerons nous plus pour qu’ils gagnent plus ?

 

 

 


par Haut Parleur publié dans : Luttes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 16 juin 2008

Sur fond de régression sociale :

les partenaires sociaux cogèrent


 

Six syndicats (dont le mien mais pas moi, mais pas mes copains) sur huit ont accepté de signer un accord qualifié d'historique par le Ministre du Budget et de la Fonction Publique. Si les porte-flingues de Sarkoland et du capitalisme qualifient d'historique un accord avec les syndicats...tout est déjà dit, nous savons que nous sommes trahis.

Il ne faut pas rester sur des impressions. Cet accord sur le dialogue social dans la Fonction Publique intervient au moment où le pire gouvernement que nous ayons subi depuis longtemps déclare « sans complexes » vouloir mettre à mort le Service public à la française. Pour cela, il a ses armes-outils aux conséquences quasi-mécaniques : la Révision générale des politiques publiques (RGPP) , la LOLF, les lois de modernisation, la suppression de milliers de postes de fonctionnaires, le plan « hôpitaux publics », la remise en cause du droit de grève. En contrepartie de leur signature,  les appareils syndicaux - à ne surtout pas confondre avec les militants – ramassent quelques rogatons (abrogation du décret Perben, représentativité basée sur l'élection (qui existe déjà pour la Territoriale) et se préparent, pour la survie des appareils, à co-gérer notre disparition annoncée. A cela, s'ajoutent les rapports Pochard (qui explose le statut des enseignants) et Silicani. Avec l'éclatement de la négociation à plusieurs niveaux y compris sur le statut et les rémunérations...vous obtenez dans la Fonction Publique l'équivalent des accords d'entreprise en-deçà de la convention collective.

Un second texte (disjoint et non signé par les organisations syndicales), portant sur le paritarisme, précise quant à lui que les mutations et affectations ne seront plus l’objet d’un contrôle paritaire dans les CAP.

Chérèque et Thibault avaient déjà fait le même coup aux salariés du privé, le 9 avril dernier en signant avec le patronat (MEDEF et CGPME) une « position commune » sur la représentativité syndicale. Accord dont l'article 17 prévoit qu'à titre expérimental, entreprise par entreprise, il peut être dérogé aux 35 heures. Grâce à cet article, la seule limite hebdomadaire devient de fait les 48 heures et bientôt 65 européennes. Les directions syndicales ont eu immédiatement la preuve - puisqu'il leur en fallait-une - que la stratégie de la concession facile au  patronat   se traduit toujours par une défaite des salariés. Ce que n'a pas manqué de souligner le Secrétaire du PS, pointant l'inconséquence et des uns et des autres : les syndicalistes pour avoir capitulé avant la bataille, Sarkozy pour son incapacité à tirer tranquillement profit d'une indulgence syndicale qu'aucun gouvernement y compris de « gauche » n'aurait osé rêver.

Alors, faut-il se mobiliser le 17 juin pour les « retraites solidaires », revendication qui en soi ne veut pas dire grand'chose. Oui, il faut se mobiliser, mais pas pour Thibault, pas pour Chérèque, pas pour les autres syndicats signataires, pas pour les appareils, pour nous-mêmes, pour nos retraites, pour nos parents retraités, pour nos familles, pour nos enfants.

Transformons l'impensable social (allongement de la durée de cotisation, baisse des pensions, disparition de la retraite par répartition) en impossible politique.


Déblayons le terrain et ré - approprions-nous les combats
et la manière de les mener


Les militants cégétistes du Conseil Général seront en grève

et vous attendent à leurs côtés

le 17 juin 2008

Manifestation régionale 14 h 30

Porte de Paris



par Le peinard publié dans : anti-langue-de-bois
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus