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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

2010 - Résistance des fonctionnaires !

18 Janvier 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #Luttes

« Nous avons encore beaucoup à perdre avant de comprendre » (Victor Serge)


 Nous avons encore beaucoup à perdre avant de comprendre les effets de la contre-révolution ultra-libérale. Nous avons à y perdre la justice sociale et la justice tout court. Nous avons à y perdre nos emplois et nos protections. Nous avons à y perdre notre véritable liberté individuelle, car la liberté n'existe pas sans la sécurité économique. Nous avons à y perdre notre héritage social issu de la résistance et des déclarations des droits à vocation universelle définis à la fin de la seconde guerre mondiale : le droit à un travail utile et rémunérateur, le droit de gagner sa vie, le droit aux soins médicaux appropriés, le droit à un logement décent, le droit à l'éducation, le droit à la protection (accidents, chômage, vieillesse...).

En perdant nos droits sociaux, nous perdrons notre dignité. La régression sociale voulue par la contre-révolution ultralibérale ne se fait pas au hasard et poursuit des buts bien précis : destruction des liens sociaux, isolement des salariés et des individus, disparition des solidarités collectives, mise en concurrence de tous contre tous afin d'accroître le pouvoir et la richesse d'une minorité.

La restauration féodale avance grâce à une partie de la gauche qui a intériorisé les thèses ultra-libérales et adhéré au credo « économique ». Une partie de la gauche aisément résignée et facilement convaincue que l'économie est affaire d'experts a renoncé à penser politiquement l'avenir des hommes. Cette gauche là nous a définitivement trahis et travaille essentiellement à sa propre reproduction, elle court derrière les voix à chaque scrutin pour garder ses places.

Margaret Thatcher qui a desespéré les forces vives anglaises avec son cruel slogant (TINA – there is no alternative) a déclaré que Blair était son plus beau succès politique. Face au réformisme syndical français, Nicolas Sarkozy peut également fanfaronner !


« Il y a des moments de la vie où on peut tout espérer même au fond de la défaite ».

Il n'est pas sûr que notre génération et celle de nos enfants aient des raisons d'espérer sans une prise de conscience politique des dangers, la résistance à l'idéologie et la volonté collective de transformer la société.

Les fonctionnaires, par la défense de leurs Statuts, de leurs emplois et de leurs missions doivent résister à ces destructions  qui annoncent des périodes sombres de régression et de violence sociales sur fond de libertés publiques menacées.


Parce que l'enjeu nous dépasse encore plus que nous ne l'imaginons, parce que nous avons encore beaucoup à perdre avant de comprendre et que nous comprendrons trop tard, la Cgt du CG 59 exhorte ses collègues et l'ensemble des fonctionnaires à se mobiliser rapidement pour défendre le Service Public, ses missions et ses valeurs.


Premier rendez-vous de 2010 à l'appel des orgas FSU, Sud, Unsa et Cgt :

Grève des trois fonctions publiques,  le 21 janvier

Manifestation régionale à 14 H 30 – départ Porte de Paris à Lille

 

Différents tracts à consulter :

appel de la Cgt 59 : ici

tract conçu à partir de la déclaration d'Anicet Le Pors : ici

appel du Front Syndical de classe : ici

tract de l'Union Générale des Fonctionnaires (UGFF - Cgt) : ici

 


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Conseil National des Sans-Papiers : motion de soutien aux Conti

12 Janvier 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #multitudes versus ideologie

MOTION DE SOLIDARITE AVEC LES CONTI

POURSUIVIS PAR UNE JUSTICE AU SERVICE DES PATRONS !

 

Réunis au Ministère de la Régularisation de Tous les sans papiers le lendemain de la manifestation nationale du 9 janvier 2010, qui a mobilisé plus de 4.000 sans papiers, la CNSP et les CSP de Paris et d’Ile de France ont adopté la motion de solidarité suivante aux « Contis » qui sont traînés devant les tribunaux par le patronat et le gouvernement :

 

- Considérant l’exemplaire lutte gréviste des Contis contre la fermeture de leur entreprise ;

- Considérant l’obtention d’une prime significative de licenciement par les travailleurs dont l’outil de travail est liquidé ;

- Considérant que pour se venger le patronat et le gouvernement ont saisi les Tribunaux pour criminaliser les luttes des travailleurs en les faisant condamner ;

 

La CNSP et le Ministère de la Régularisation de Tous les sans papiers :

 

- Dénonce l’acharnement judiciaire et la justice revancharde de classe patronale

- Exige la relaxe de nos frères de classe les Conti.

 

Fait à Paris le 10/01/2010

 

Signée : - Coordination Nationale des sans papiers (CNSP) – Ministère de la régularisation de Tous les sans papiers (CSP 75, ALIF sans-papiers, CSP Saint Juste 17e, CSP 12, CSP 92, Coordination 93 des sans papiers en lutte, CTSP VITRY, CSP Turcs & Kurdes, DROITS DEVANT!!)   


Source : Patrice BARDET 


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Fonction publique territoriale et Statut en danger

7 Janvier 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #infos pratiques et-ou statutaires

Article repris sur le blog de la Cgt des Personnels du Conseil Général de la Corrèze

Encouragés par le patronat, le Président de la République et son gouvernement ont décidé de s’attaquer frontalement à la Fonction publique territoriale, au service public local et au Statut des agents territoriaux.

Articulée autour de la réforme territoriale, de celle de la taxe professionnelle et de la remise en cause du Statut, l’offensive gouvernementale porte atteinte à la décentralisation et vise trois des pans du pacte républicain : la démocratie locale, le financement pérenne des services publics et le Statut comme garantie pour toutes les citoyennes et citoyens d’un service public égalitaire.

Ces projets font peser de très lourds dangers sur les missions des services publics territoriaux, ainsi que sur l’emploi public et les droits et garanties des personnels territoriaux.

 

 

LA FONCTION PUBLIQUE

TERRITORIALE AUJOURD’HUI

 

LA FONCTION PUBLIQUE

TERRITORIALE QUE NOUS PREPARE LE GOUVERNEMENT

Statut : le Statut de la Fonction publique est d’abord et avant tout une garantie pour les citoyens d’un accès égalitaire au service public, rendu par des agents protégés des pressions politiques et partisanes.

 

Statut : la loi Mobilité, la proposition de loi Gorges visant à liquider le Statut de la Fonction publique territoriale, sont les principaux axes de l’entreprise de démantèlement du Statut menée par le gouvernement. Celui-ci veut faire sauter le verrou que constitue le Statut, et ainsi, livrer les missions aux entreprises et plonger les agents publics dans la précarité. A terme, ce sont bien la sécurité de l’emploi et le principe de carrière qui sont menacés !

 

Emploi public : 1 700 000 agents aujourd’hui. L’emploi public territorial s’est développé de manière constante depuis le début des années1980. Une évolution positive qui correspond à celle des besoins sociaux des populations. Le taux d’emploi non titulaire est important mais tend à diminuer ces dernières années, notamment du fait des luttes menées. Ce développement assure actuellement l’avenir de notre caisse de retraite, la CNRACL.

 

 

Emploi public : Le gouvernement veut contraindre les collectivités à appliquer le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Considérant le grand nombre d’agents devant partir en retraite ces prochaines années, ce sont des centaines de milliers d’emplois publics qui sont aujourd’hui menacés dans la Fonction publique territoriale.

En taillant dans les recettes des collectivités, le gouvernement veut pousser au développement de l’emploi contractuel. La baisse drastique des effectifs de la Fonction publique territoriale conduirait à la mise en danger de la capacité de la CNRACL de financer nos retraites.

 

 

Organisation des collectivités et des services publics territoriaux : dans sa première phase, la décentralisation a permis un développement d’ampleur historique de l’emploi et des services publics territoriaux. A titre d’exemple, les collectivités dépensent deux fois plus que l’Etat en matière de politique culturelle. Elles assurent 73% de l’investissement public dont le rôle est particulièrement important en période de crise. L’organisation territoriale est certes imparfaite mais elle est assise sur une véritable démocratie de proximité.

 

 

Organisation des collectivités et des services publics territoriaux: la réforme territoriale constitue un hold-up démocratique et financier par la concentration des lieux de décision et des moyens sur les régions, les futures métropoles et les intercommunalités. Le gouvernement vise notamment la réduction drastique du nombre de communes par l’intégration forcée aux intercommunalités. C’est la démocratie de proximité qui est mise à mal ! En concentrant l’essentiel des moyens et pouvoirs sur la région, la métropole et l’intercommunalité, le gouvernement laisse de côté les populations des territoires ruraux et zones urbaines en difficultés, et donc leurs services publics et les agents qui font vivre ces derniers.

 

 

Financement des collectivités : la taxe professionnelle représente près de 40% des recettes de fonctionnement des collectivités et les dotations de l’Etat près de 30%. Dans les communes, les ressources fiscales proviennent pour moitié des entreprises et pour moitié des ménages.

 

 

 

Financement des collectivités : avec la réforme en cours de la fiscalité locale, le gouvernement veut remplacer la taxe professionnelle par une « contribution économique territoriale » dont 90% des entreprises seraient exonérées ! Au final, les impôts locaux reposeraient à 25% sur les entreprises et à 75% sur les ménages. Le gouvernement entend par ailleurs conditionner le niveau des dotations de l’Etat à la réduction des dépenses et de l’emploi public local. Au final, c’est le choix entre la hausse des impôts sur les ménages et la réduction des services et de l’emploi public. Enfin, l’indispensable réforme du financement des collectivités permettant de corriger les inégalités territoriales est la grande absente de la réforme.

 

 

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13 janvier - Amiens - relaxe pour les 6 conti

5 Janvier 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #multitudes versus ideologie

Relaxe pour les 6 condamnés de Continental

Mobilisation pour la défense
des droits ouvriers et des libertés publiques

APPEL

Les organisations soussignées considèrent comme totalement injustes les condamnations prononcées par le tribunal de Compiègne le 1er septembre 2009 à l'encontre de 6 salariés de l'usine Continental de Clairoix. Conscientes des menaces que ce jugement fait planer sur les droits des travailleurs et des libertés publiques, elles demandent la relaxe des 6 condamnés de Continental par la Cour d'Appel d'Amiens dans son jugement qui suivra l'audience du 13 janvier 2010.

C'est pourquoi, solidaires des travailleurs de Continental, de leur lutte, de leurs représentants, et conscientes de l'importance de ce combat pour les libertés publiques, elles appellent à se joindre le plus nombreux possible à la

Manifestation mercredi 13 janvier à 11h00 de la gare d'Amiens au Palais de Justice pour exiger la relaxe des 6 condamnés de Continental.

Les signataires: l'intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC-CFE/CGC et le Comité de Lutte de Continental Clairoix, la confédération Solidaires, la FSU, la fédération nationale des industries chimique FNIC-CGT, Alternative Libertaire, Lutte Ouvrière, NPA, Parti Communiste, Parti de Gauche, POI, Parti Socialiste, les Verts.

Cet appel lancé à l'initiative des travailleurs de Continental-Clairoix réunis en assemblée générale a déjà été relayée partout par de très nombreuses organisations syndicales et associations. En particulier sur Amiens, l'Union locale CGT d'Amiens Nord - zone industrielle et la FSU de la Somme.

Par ailleurs la Ligue des droits de l'homme et le Syndicat de la magistrature soutiennent cette manifestation. Jean Pierre Dubois Président de la LDH et Mathieu Bonduelle, secrétaire général du SM, viendront témoigner devant la Cour d'Appel aux côtés des six travailleurs condamnés. De la même façon viendront témoigner au procès les porte-parole nationaux de la FNIC-CGT : Jean Michel Petit, de Solidaires : Christian Mahieux, de Lutte Ouvrière : Nathalie Arthaud, du NPA : Olivier Besancenot, du Parti Communiste : Marie Georges Buffet, du Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, du Parti Socialiste : Benoit Hamon, des Verts : Cécile Duflot.

Tous à Amiens le mercredi 13 janvier

à 11 heures devant la Gare


Appel de Sud cg59 : ici

Appel de la CNT : ici
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