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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Suicides au Conseil Général du Nord : EXTRAORDINAIRE !

23 Février 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #management social-liberal

Suicides au Conseil Général du Nord :

CHS EXTRAORDINAIREMENT ABSENTS

A la suite de la tentative de suicide d'un de nos collègues en lien avec son service (le collègue étant heureusement sauvé, ça sera difficile de lui faire dire autre chose), deux élus CHS (CFDT et CGT) et un secrétaire général (FO) ont demandé la convocation d'un CHS extraordinaire cinq jours après le drame.

 

A cela rien d'EXTRAORDINAIRE...puisque le CHS a également la responsabilité d'acter l'événément, de contrôler le cas échéant que l'acte soit classé en accident du travail, de déterminer dans quelles conditions se déroulera la commission d'enquête et de désigner les membres de la collectivité et des organisations qui y participeront.

Mais notre administration pratique une EXTRAORDINAIRE opacité en la matière. Elle a la trouille et ce n'est pas nouveau ! Ainsi, en 2007,  après le suicide d'un collègue par défenestration sur le lieu de  travail, nous n'avons jamais obtenu de CHS extraordinaire. Le suicide de cet homme n'a fait l'objet, un an après sa mort, que d'une inscription à l'ordre du jour d'un CHS, point parmi d'autres. Les élus du CHS, jamais associés à l'enquête, n'ont eu droit qu'à la lecture compassée et sélective d'un extrait de rapport d'enquête interne ! Ce suicide n' a jamais été classé en accident de travail. C'est EXTRAORDINAIRE !!!


Et ça continue ! Mais foi de pitt-bull rouge, on ne lâchera plus. Qu'ils prennent garde à leurs tristes fesses les gestionnaires de la misère manageriale.


Pour commencer nous livrons à la sagesse et aux courroux de nos lecteurs l'EXTRAORDINAIRE réponse qui nous est faite aujourd'hui par le Président du CHS, Vice-Président du Conseil Général, Vice-Président de LMCU, Maire d'Armentières, Président du CNAS (erratum suite à commentaire : du FNASS) et on en oublie....


Nous le ferons sous forme de lecture guidée, ça vaut le coup :


«  Trois organisations syndicales (CFDT, CGT, FO) m'ont fait parvenir un courrier le 12 février 2010 demandant la mise en place d'un CHS extraordinaire afin d'examiner la situation de deux agents »


Il ne s'agit pas de trois organisations syndicales mais de deux élus CHS et d'une secrétaire générale qui signe pour son élu. Par ailleurs, trois élus CHS ont transmis une fiche de déclaration de danger grave et imminent qui doit déclencher une enquête immédiate (décret du 10 juin 1985) et non pas une proposition d'enquête à venir un de ces jours.

A noter l'EXTRAORDINAIRE bêtise de la formulation :  "examiner la situation de deux agents ". Leur situation est claire, l'un est encore à risques et l'autre est morte.

  • « la tentative de suicide le.....de...

  • le suicide de ….

« Je comprends l'attention portée par les organisations syndicales à des situations complexes et douloureuses mais il paraît difficile d'en discuter sans connaître tous les éléments qui ont conduit ces deux agents à ces gestes. »


La demande de CHS exceptionnel a été déposée par la CFDT pour le suicide de notre collègue il y a plus de neuf mois. Le Président du CHS n'a jamais accédé à cette demande et est intervenu deux minutes lors d'un CHS en parlant d'une enquête à venir...et qui ne vient pas.

La phrase qui précède est d'un cynisme ravageur, EXTRAORDINAIRE. On note également que le Président entend ignorer la légitimité des élus à exiger la convocation d'un CHS pour qu'on leur rende des comptes. Les syndicats qui ont accompagné ces agents pendant plusieurs années,  ont déjà un certain nombre d'éléments qui pourraient alimenter une enquête objective en collaboration avec l'administration.


« Afin d'aborder dans une plus grande sérénité ce type de dossier, je vous propose de vous associer à une commission d'enquête sous la responsabilité de Madame....., Ingénieur Préventeur du service conditions de vie au Travail. Cette commission sera chargée d'étudier la tentative de suicide de …. »


Pour aborder ces dossiers avec sérénité il serait plus simple de réunir le CHS quand les élus du personnel le demandent. On apprécie tout particulièrement l'escamotage de la  demande concernant le suicide de Mme...

Nous rappelons au Président Haesebroeck que la Commission d'enquête a lieu sous la responsabilité d'un représentant de l'administration mais aussi sous celle des élus du CHS. Il a du mal avec les pratiques démocratiques, c'est évident avec autant de mandats à lui seul !


« Dans la mesure du possible et pour répondre à la demande syndicale ce point sera abordé lors du CHS du 11 mars prochain consacré spécialement aux « risques psychosociaux ». »


Ca c'est EXTRAORDINAIRE ! C'est le casus-belli ! Les organisations syndicales ont demandé en janvier, un CHS exceptionnel sur les conditions de travail dans les services de l'Aide sociale à l'Enfance. L'administration leur impose un spécial « risques psychosociaux », par la même occasion, cherchez l'erreur. Eh bien les « risques psychosociaux », c'est la partie « valuable » du curriculum vitae de notre actuelle Directrice Générale Adjointe aux Ressources Humaines et notre collectivité est son laboratoire personnel. Mais bien évidemment, pour Madame DGARH, responsabilités organisationnelles et risques sociaux sont sans lien de cause à effets.


L'obscénité réside bien évidemment dans la volonté d'inscrire la tentative de suicide d'un homme en questions diverses lors d'une réunion du CHS – mais notre Vice-Président, très (trop ?) pris par ses obligations d'édile-shivaresque n' a pas que ça a faire. Attention au burn out !


Et encore une petite lecture globale, jusque pour vous dégoûter un peu plus :


« Madame la Secrétaire Générale,


Trois organisations syndicales (CFDT, CGT, FO) m'ont fait parvenir un courrier le 12 février 2010 demandant la mise en place d'un CHS extraordinaire afin d'examiner la situation de deux agents :


  • la tentative de suicide le.....de...

  • le suicide de ….


Je comprends l'attention portée par les organisations syndicales à des situations complexes et douloureuses mais il paraît difficile d'en discuter sans connaître tous les éléments qui ont conduit ces deux agents à ces gestes.


Afin d'aborder dans une plus grande sérénité ce type de dossier, je vous propose de vous associer à une commission d'enquête sous la responsabilité de Madame....., Ingénieur Préventeur du service conditions de vie au Travail. Cette commission sera chargée d'étudier la tentative de suicide de ….


Dans le mesure du possible et pour répondre à la demande syndicale ce point sera abordé lors du CHS du 11 mars prochain consacré spécialement aux « risques psychosociaux ».


Vous voudrez bien me faire parvenir le nom de votre représentant à cette commission qui permettra d'analyser sans aucun parti pris tous les éléments ayant conduit M...à ce geste.


Bernard Haesebroeck

Vice Président du Conseil Général"

 

Lorsque les directions de Renault en son temps, et de France Telecom, doivent convoquer un CHS dans les 48 heures après un suicide, elles ne le font pas par amour de la vérité et goût de la justice, elles le font parce que c'est la loi. Bernard Haesebroeck et la DGARH appliquent des lois extra-ordinaires. Au Conseil Général du Nord, décidément, le dialogue social ne passe que par le Tribunal Administraif.



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Non à la réforme territoriale !

21 Février 2010 , Rédigé par Hérisson Publié dans #brèves de luttes

                                   

Marc Dolez député de Douai, membre du Bureau National du Parti de Gauche, candidat pour les régionales sur la Liste Front de Gauche " l'Humain d'abord est intervenu, le 18 février à la tribune de l'Assemblée Nationale, pour dénoncer la réforme territoriale voulue par le gouvernement.

Ci-après le texte de son intervention :

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, le débat sur les collectivités territoriales n'est pas simplement un débat technique qui n'intéresserait ou ne concernerait que les élus, comme on essaie trop souvent de nous le faire croire. Dans la perspective de la réforme territoriale du Gouvernement, nous pensons au contraire qu'il s'agit d'un débat éminemment politique - probablement l'un des plus importants de la législature - dont les enjeux sont d'une exceptionnelle gravité.

Sous couvert de procéder à des allégements, à des clarifications, à des simplifications, votre réforme des collectivités territoriales, monsieur le secrétaire d'État, s'attaque aux fondements mêmes de l'organisation républicaine de notre pays, une organisation héritée de la Révolution française et de notre histoire démocratique. Il s'agit en fait d'une offensive sans précédent contre le système français de protection collective et de solidarité républicaine.

Le Gouvernement invoque régulièrement le millefeuille administratif, présentation inexacte et trompeuse. Dans notre organisation territoriale, qui comporte essentiellement six niveaux - communes, regroupements de communes, départements, régions, nation, Europe - le triptyque communes-départements-État est historique, comme l'a brillamment démontré Anicet Le Pors dans un article paru au mois de décembre dernier : il structure politiquement le pays tandis que le triptyque regroupements de communes-régions-Europe est à dominante économique.

Le politique devrait prévaloir sur l'économique.

Mais c'est le choix inverse qu'ont fait le Président de la République et le Gouvernement. Régions et intercommunalités deviennent, avec votre projet, les échelons privilégiés car ils correspondent le mieux à la vision économique libérale, à une mise en concurrence conforme aux dogmes qui guident l'Union européenne.

L'objectif réel de la réforme, comme l'avoue sans détour Nicolas Sarkozy, est « d'adapter notre territoire aux réalités de la mondialisation et de l'économie contemporaine ».

Pour notre part, nous défendons l'axe communes-départements-État parce qu'il privilégie le rapport de proximité avec les citoyens et la mise en ouvre d'un système de solidarité républicaine et collective au plus près des habitants. Il nous semble toujours le plus adapté aux besoins actuels.

Nous nous opposons totalement à l'objectif de réduire le nombre de communes, lesquelles doivent rester l'échelon de base de l'action publique. Jaurès, qui était aussi un exceptionnel historien de la Révolution française, disait que le principal apport de la Révolution était probablement l'instauration des 44 000 communes démocratiques - il en reste aujourd'hui 36 000 -, instauration qui a « mis en mouvement, en vibration, toutes les cellules, toutes les fibres de l'organisme social ».

Nous sommes pour notre part fermement attachés aux principes constitutionnels de libre administration des communes et de non-tutelle d'une collectivité sur une autre, desquels découle la notion intangible d'intercommunalité de projet. La loi du 12 juillet 1999 l'avait d'ailleurs clairement affirmé : aux termes de l'article L. 5210-1 du code général des collectivités territoriales, les groupements de communes se fondent sur la « libre volonté des communes d'élaborer des projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité ».

Ces principes s'opposent à l'intercommunalité forcée que, quoi qu'il en dise, le Gouvernement veut instituer, conformément aux recommandations du rapport Balladur et aux déclarations mêmes du Président de la République, qui, le 20 octobre 2009, affirmait : « Il y a trop de structures communales, il faut supprimer les syndicats inutiles, réduire le nombre de structures ». Si l'objectif est parfaitement clair, la méthode, elle, est plus insidieuse car nos collectivités territoriales ne peuvent être explicitement supprimées d'un trait de plume.

Sous couvert de renforcement et de généralisation des différentes formes d'intercommunalité et d'interterritorialité, c'est en réalité une nouvelle architecture qui se profile. Vont en effet se côtoyer nos collectivités actuelles, appelées à terme à disparaître puisqu'elles seront transformées en coquille vide et seront asphyxiées financièrement, et de nouvelles institutions, plus intégrées, qui seront les futures collectivités. Comment lire autrement la proposition de créer des communes nouvelles, ne regroupant pas moins de 5 000 habitants, ou de créer des métropoles d'au moins 450 000 habitants, qui entraîneront rapidement et immanquablement une profonde déstabilisation des départements ?

Quatre principes au moins nous semblent caractériser cette machine infernale qu'engendreront les différents textes concourant à la réforme territoriale que vous vous apprêtez à déposer :

D'abord, une régression démocratique avec l'affaiblissement de la démocratie locale et l'éloignement des centres de décision ;

Ensuite, une centralisation que je qualifierai volontiers de féodale, symbolisée par les pouvoirs coercitifs donnés aux préfets en matière d'intercommunalité ;

Par ailleurs, la limitation de l'intervention publique sous l'effet conjoint de la suppression de la clause générale de compétence et de l'assèchement des ressources financières des collectivités territoriales, déjà bien entamé avec la suppression de la taxe professionnelle ;

Enfin, une mise en concurrence exacerbée des territoires qui creusera encore un peu plus les inégalités entre eux.

Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locale ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées de l'État, affaiblies elles aussi par la révision générale des politiques publiques, la RGPP, qui entraîne une réduction des effectifs et des moyens. On ne peut pas analyser votre projet de réforme territoriale sans mettre en parallèle la réforme de l'État déjà engagée avec cette RGPP.

Ce double affaiblissement aura notamment pour conséquence de réduire les services publics relevant soit des collectivités territoriales, soit de l'État. Dans le même temps, il ouvre largement le champ au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.

Toutes ces conséquences dessinent ainsi, non une réforme qui servirait l'intérêt général, mais bien ce que d'aucuns appellent, à juste titre, une contre-révolution au service des grandes puissances économiques. Cette réforme, combinée avec la RGPP, porte en germe la remise en cause du principe fondamental d'égalité républicaine : la destruction de l'égalité des citoyens devant l'impôt et les services publics.

Avant de conclure, et après avoir dénoncé ce que je crois être la philosophie de cette réforme territoriale, j'évoquerai plus particulièrement le mode de scrutin que vous avez retenu pour le moment, pour la désignation des conseillers territoriaux.

Il y aurait, à l'évidence, beaucoup de choses à dire sur l'instauration de ces conseillers territoriaux, sur le mode de scrutin utilisé, qui va combiner un scrutin uninominal majoritaire à un tour avec une pincée de proportionnelle, et sur sa constitutionnalité. Je veux mettre en garde le Gouvernement contre cette idée un peu folle qui consiste à introduire dans notre République le mode de scrutin à un tour qui existe par exemple en Grande-Bretagne.

Ce mode de scrutin, totalement inédit et étranger à notre tradition républicaine, risque de menacer sérieusement notre pluralisme politique, le multipartisme qui structure la vie politique française depuis près de deux siècles.

Évidemment, ce mode de scrutin n'est pas dénué d'arrière-pensées électorales à court ou moyen terme pour ceux qui le promeuvent. Au-delà, il tend à imposer dans ce pays qui n'en veut pas le bipartisme et à rayer les petits partis politiques de la carte. Notre démocratie ne peut en sortir qu'en lambeaux. Aussi, je demande au Gouvernement de bien réfléchir avant de persister dans cette voie mortifère pour la démocratie et la République.

Monsieur le secrétaire d'État, vous le savez, les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine sont résolument opposés à ce projet de réforme territoriale qui touche aux fondements même de nos institutions, de notre démocratie et de la République. Compte tenu de la gravité de ces attaques, de leurs conséquences pour la République et l'ensemble de nos concitoyens, le mieux serait de retirer le projet. Mais comme je n'ai pas le sentiment que ce soit dans vos intentions, je suggère au Gouvernement de réfléchir au fait qu'il n'y a guère que le peuple qui pourrait décider de ces nouvelles orientations.

Monsieur le secrétaire d'État, organisez un référendum sur cette question et donnez la parole au peuple !

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Attention danger : Philips disjoncte !

16 Février 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Luttes

 

"Philips EGP DREUX : Tous ensemble contre les licenciements et les suppressions d’emplois 

 

Lundi soir, des élus ont été porter plainte au commissariat de Dreux pour délit d’entrave, ayant fait constater par un huissier qu’aucun élu ne pouvait pénétrer sur le site alors que des salariés y travaillaient, dont notamment de nombreux agents de sécurité.

 

Mardi 16 février 2010, autant de salariés que la veille sont venus à leur travail à partir de 5h30. Nous avons de nouveau rendu trouvé les accès du site fermés et gardés par des vigiles.

Par contre, les agents de sécurité ont laissé entrer une dizaine de hauts cadres du « management team » dans le site sur ordre de la direction de Philips.

L’Assemblée Générale s’est tenue devant le site, comme il est prévu chaque matin à 8h. 

Les salariés ont décidé de réserver 3 cars mercredi 17 février 2010 pour assister à l’audience en référé contre le lock-out qui aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Chartres à 14h00. 


Nous avons ensuite appris que le ministre de l’industrie, M. Estrosi, recevrait une délégation syndicale jeudi 18 février à 8h30 au ministère à Paris-Bercy. Semblant vouloir jouer la division syndicale, le ministère n’avait invité initialement que FO. Mais celui-ci a dû finalement accepter de recevoir tous les syndicats du site, dont la CGT.

La délégation CGT sera composée d’Antonio Perrucha (délégué central CGT Philips), de Nathalie Neil et Manu Georget (délégués CGT Philips Dreux) et de Bernard Devert (Fédération Métallurgie CGT). 

Nous appelons tous les salariés menacés de licenciements ou de suppressions d’emplois à se rassembler :

Jeudi 18 février à 8h,

devant le ministère de l’industrie,

à Paris Bercy  

Salariés du privé et du public, il est urgent de faire converger nos luttes. Jeudi 18 février, ce rassemblement devant Bercy peut être une des étapes vers un mouvement plus large.

Tous ensemble, nous pouvons interdire les licenciements et arrêter les suppressions d'emplois ! 
 

La CGT Philips EGP Dreux

Mardi 16 février 2010"

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Convergence des luttes !

16 Février 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Luttes

Déclaration de soutien de la Cgt Philips Dreux à la lutte des Total de Dunkerque
 
"Camarades,

Alors que leur emploi est menacé par le projet de fermeture de leur site et que la direction de Total ne veut pas assumer ses responsabilités, les salariés de la raffinerie Total de Flandres, près de Dunkerque, occupent les locaux de la direction du site depuis ce matin, mardi 16 février 2010.

Les syndicats du groupe Total appellent également à une grève nationale sur l’ensemble des sites du groupe les 17 et 18 février en solidarité avec la raffinerie des Flandres de Dunkerque et contre les menaces qui pèsent sur l’avenir des 6 raffineries Total en France. 

Le syndicat CGT Philips Dreux apporte son soutien à la lutte des travailleurs de la raffinerie Total des Flandres, ainsi qu’aux 6 autres raffineries. 

Nous sommes d’autant plus solidaires de nos camarades de Total que nous sommes dans une situation similaire. La direction de Philips veut en effet fermer le site de production de téléviseurs de Dreux qui emploie encore 212 salariés, alors qu’elle a annoncé 424 millions d’euros de bénéfices en 2009. 

Nous nous adressons aux travailleurs de Total, et plus largement à tous les salariés du privé et du public dont l’emploi est aujourd’hui menacé : il est urgent de faire converger nos luttes.

Tous ensemble, nous pouvons interdire les licenciements et arrêter les suppressions d'emplois ! 

Nous appelons tous les salariés menacés de licenciements ou de suppressions d’emplois à se rassembler :

Jeudi 18 février à 8h, devant le ministère de l’industrie, à Paris Bercy

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, doit rencontrer une délégation syndicale de Philips à 8h30.

Faisons de ce rassemblement devant Bercy, une des étapes vers un mouvement plus large. 

La CGT Philips EGP Dreux

Mardi 16 février 2010"

 

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Ediles : des mots aux...actes

9 Février 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #anti-langue-de-bois

"« Tant que le manager aura le dernier mot face au médecin, des salariés seront condamnés à travailler au péril de leur santé (...)e cœur du sujet c’est « le déni de la souffrance au travail »

Ces propos sont de Michel-François Delannoy, Maire de Tourcoing et Président de la Mission Locale (cf son blog à la date du 27 octobre 2009), alors que la question des suicides à France Telecom était sous les feux de l’actualité.

Depuis de longs mois, des salariés sont soumis à des méthodes de management et des conditions de travail indignes : acharnement, pressions, intimidations, engagements non tenus, culpabilisation, menaces, discrimination syndicale. Non, nous ne sommes pas dans un atelier de confection philippin.

La souffrance au travail, des dizaines de travailleurs la subissent quotidiennement, confrontés au mépris et à la surdité de leur direction. Ils vivent dans la peur, s’imposant un silence sur leurs souffrances – un silence qui conforte la direction dans ses pratiques d’un autre âge. Non, nous ne sommes pas au siècle de Zola.

Cela se passe ici et maintenant, à Tourcoing, dans un organisme social, dont la direction n’est autre qu’une municipalité de « gauche », à la Mission Locale.

A ce jour, deux syndicalistes CGT sont en arrêt maladie pour dépression, laquelle est liée à leur souffrance au travail.

Un autre syndicaliste CGT est soumis à une mise au placard dans des conditions effarantes. Plusieurs salariés sont sous le coup de sanctions.

La CGT de la Mission Locale de Tourcoing a décidé, avec les salariés, de briser le mur de la peur et du silence. Nous crevons l’abcès : nous ne subissons plus. Nous agissons.

Médiatisation, émissions de radio, distribution de tracts ce jeudi face à nos locaux entre 12h30 et 13h30 feront suite à un courrier au Maire à ce jour resté sans réponse."

 

Union locale Cgt de Tourcoing

 

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Ma petite entreprise...

8 Février 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #biopolitique du fou

...connaît pas la crise !


L’entretien professionnel d’évaluation est un outil de management, c'est-à-dire de gestion des hommes considérés comme moyens.

Idéologie qui ne dit pas son nom, le management, rejeton du libéralisme, est au service d’une vision du monde qui vise la rentabilisation économique maximale de l’humain (= presser le citron à moindre coût dans un contexte de déréglementation générale).


Faisant foin des interactions sociales, des constructions collectives, des modes de production et des responsabilités politiques et institutionnelles, le management nous invite à devenir les entrepreneurs de nos vies et à les traduire en crédits/débits.

 

Dans notre collectivité, l’exercice managérial « entretien professionnel » adopte un format bâtard. Ni expérimental, ni statutaire, il nous habitue insidieusement à l’auto-flagellation professionnelle. Désormais, chaque année, nous présentons "le bilan de notre comptabilité existentielle pour faire la preuve de notre employabilité". L’objectif, non avoué,  est à moyen terme la rémunération à la tête du client. A plus long terme, les évaluations serviront également dans le cadre de  notre licenciement. L’évaluation opère  une mise en concurrence généralisée qui détruira les solidarités et les collectifs de travail et donc l’identité au travail. L’administration viendra ensuite nous saouler avec des indicateurs de souffrance au travail.


Mais attention ! L’évaluation n’évalue pas grand’chose et surtout pas le travail. Elle instaure une relation pipée « évalué – évaluateur » tout entière sous le règne de la sujétion (suggestion?) hiérarchique. D’un côté, un évalué qui n’a aucune influence sur l’organisation du travail, ses missions et ses moyens. De l’autre, un chef de service promu « évaluateur » qui, sorti de son rôle de prescripteur, serait infoutu de définir en extension le travail de ses agents.


Car le travail prescrit n’est pas le travail réel soumis aux aléas, aux dysfonctionnements, aux incohérences organisationnelles…La partie invisible du travail que seuls les salariés pourraient rendre visible, échappe aux évaluateurs : les écarts par rapport aux prescriptions et aux procédures voire les infractions, les savoirs exclusifs qu’il vaut mieux ne pas partager, la difficulté  à mettre le travail en mots, etc. Le travail réel s’inscrit dans cet entre-deux que le chef de service ne maîtrisera jamais, car le travail c’est également une connaissance incorporée non verbalisable et des souffrances déniées par l’agent par stratégie de sauvegarde.


Il faut pour jouer leur jeu de sadiques s’inventer des défauts, des failles, des carences, se charger de fautes improbables, se fixer des objectifs bidons ou intenables qui serviront à nous infantiliser un peu plus à l’évaluation suivante.  Pas question !

Ne jouons donc pas le jeu, pervertissons le genre et n'acceptons jamais de nous dévaloriser. Il en va de notre estime de soi et de notre idéal du moi. Et dans peu de temps, il en ira de notre tête au sein d'une fonction publique décomplexée.


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12 février 2010 - Place Jean Bart à Dunkerque - les "Total" luttent pour tous !

8 Février 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Luttes

Rassemblement le 12 février prochain à 15 heures, place Jean Bart à Dunkerque.
Des UL du Pas-de-Calais organisent le transport des militants et sympathisants
Tous à Dunkerque !


Lire le tract : cliquez ici
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Appel pour des États Généraux du Service Public

2 Février 2010 , Rédigé par hérisson Publié dans #BUZZ


jeudi 21 janvier 2010

 

Après les batailles sur l’eau, le rail, l’éducation, la santé… La votation citoyenne en défense de La Poste vient de démontrer à la fois le fort potentiel de résistance et d’attachement aux services publics existants dans la population, l’efficacité de l’unité la plus large et l’importance de mettre ensemble citoyen(ne)s/usage(re)s, personnels et élu(e)s.

La résistance est indispensable, mais nous ne pouvons nous contenter de défendre un existant que nous voulons transformer, ni nous résigner à le faire dans le cadre d’un choix de société par nature antagonique à l’essence du Service Public. Il nous faut reprendre l’offensive idéologique sur le terrain du Service Public (et pas seulement de tel ou tel Service Public).

Les politiques néolibérales viennent d’exploser dans une crise économique, sociale et environnementale qui confirme à la fois leur inefficacité, leur coût et l’injustice qu’elles produisent. Nous sommes convaincus que notre époque est celle d’une prise de conscience par les peuples de l’unité de leur destin. Nombre de biens et de services sont appelés à entrer dans le patrimoine commun de l’humanité ce qui appelle une large appropriation sociale et la mise en œuvre de services publics à tous niveaux : local, national, international, mondial. Le XXI° siècle peut et doit être l’ « âge d’or » du service public. En raison de son expérience et de son histoire, la contribution de notre pays pourrait être essentielle dans cet avènement.

Nous proposons donc de nous appuyer sur les mobilisations existantes, et qui gardent leur dynamique propre, les aspirations citoyennes, les comités existants pour ouvrir un débat très large sur les axes suivants POUR des services publics et une fonction publique du 21ème siècle efficaces et démocratiques.

Quels champs des services publics à quel niveau ?

Quels sont les biens communs dont nous estimons qu’ils justifient un service public ? À quels niveaux ? Quelles caractéristiques communes et quel contenu pour les missions incombant à l’ensemble des services publics pour servir l’intérêt général ? Déconcentration et/ou décentralisation ? Face au désengagement de l’État, au sabordage des services publics nationaux, certains théorisent une régionalisation dans le cadre d’une Europe des régions ? Quel impact de la réforme projetée des Collectivités Territoriales, de la RGPP et de la Réorganisation territoriale de l’état ? Il nous faudra poser le problème des régions, de l’État et de l’Europe. Quel rôle des SP sur l’aménagement du territoire, mais aussi sur les questions environnementales dans l’objectif d’un développement soutenable ? Le service public face à la concurrence ?

Quelle démocratie ?

Comment associer, au-delà d’un referendum, la population, les personnels et les élus à une gestion démocratique des SP ? La proximité géographique peut-elle faciliter cette gestion démocratique ?. Cela renvoi aussi à une question plus générale de démocratisation de la société, du travail… Cette question soulève aussi celle de l’évaluation des politiques publiques, des services.

Quels financements ?

On sait que depuis 20 ans il est de bon ton de promettre des baisses d’impôts. On voit aujourd’hui les débats autour de la fiscalité locale, de la fiscalité environnementale. On sait aussi que le résultat est non seulement un affaiblissement des moyens de l’État et des Collectivités Territoriale, mais aussi que la fiscalité est de plus en plus injuste. La caricature finale étant la loi TEPA. Il ne peut y avoir de SP, de politiques publiques, sans péréquations, égalité des tarifs, donc sans réforme profonde de la fiscalité s’appuyant notamment sur un véritable impôt progressif. Quelle part de financement des services réserver aux collectivités publiques et quelle part à l’usager(e) ? Quelle autonomie pour les services publics vis-à-vis de la collectivité publique ?

Quel(le)s agents ?

Si l’on considère que le service public s’adresse à des usager(e)s et non à des client(e)s, si l’on considère que l’agent public met en œuvre l’intérêt général alors le statut de la fonction publique n’est-il pas une pré-condition ? Quelle gestion ? Quelle formation ? Quels recrutements ? Quels niveaux de salaires ?

Nous proposons un processus qui fasse de 2010 une année de débats et de mobilisations citoyennes autour de ces grandes questions, à travers notamment des États Généraux locaux et nationaux, une pétition nationale, une manifestation nationale.

Le comité national est constitué des organisations suivantes (ordre alphabétique) :

  • AITEC ;

  • ATTAC ;

  • CADAC ;

  • Fédérations CGT ;

  • Collectif national contre les franchises et pour l’accès aux soins pour tous ;

  • Collectif national droits des femmes ;

  • Confédération Paysanne ;

  • Convergence Nationale des collectifs de défense et développement des Services Publics ;

  • Comité National des Privés d’Emploi CGT ;

  • Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité ;

  • ESS ;

  • Fondation COPERNIC ;

  • FASE ;

  • FSU ;

  • Gauche Avenir ;

  • Gauche Unitaire ;

  • Les Alternatifs ;

  • Les Verts ;

  • LDH ;

  • M’PEP,

  • NPA ;

  • PCF ;

  • PCOF ;

  • PG ;

  • PS ;

  • République et Socialisme ;

  • Résistance Sociale ;

  • SOLIDAIRES ;

  • Syndicat de la Magistrature ;

  • UFAL ;

  • UNEF ;

  • USP ;

Les personnalités suivantes, qui n’ont pas de responsabilité majeure dans les organisations précitées, en soutiennent activement la démarche (en cours de signatures…) :

  • Pierre Bauby

  • Jacques Fournier

  • Didier Gélot

  • François Gèze

  • Pascale Gonod

  • André Grimaldi

  • Gilles Guglielmi

  • Bernard Guibert

  • Michel Husson

  • Jean Labrousse

  • Olivier Le Cour Grand Maison

  • Anicet Le Pors –* Frédéric Lebaron

  • Roger Martelli

  • Catherine Mills

  • Bertrand Monthubert

  • Patrick Mony

  • Michel Partage

  • Patrick Pelloux

  • Jean-Marie Pernot –* Henri Sterdyniak –* …

 

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