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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Xavier Bertrand, Ministre du profit, du chômage et des licenciements

31 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Luttes

On profite de la période des "fêtes" de fin d'année pour publier les articles des copains, c'est pas toujours du strictement syndical mais ça concerne toujours l'ensemble de la société et par voie de conséquence, les travailleurs y compris ceux de la Territoriale qui vont  souffrir dans les années à venir.

 

 

"Zéro pointé, revoyez votre copie élève Xavier Bertrand !! Le ministre apporte son soutien au patronat en confirmant les licenciements des travailleurs du site de Philips EGP Dreux. Pour le ministre Xavier BERTRAND de Philips ce qui compte, c’est le maintien de l’emploi ?????

Comment Monsieur le Ministre du Tr...avail, de l'Emploi et de la Santé peut-il tenir une telle analyse ? Alors que la justice ainsi que l’inspection du travail avaient rejeté les licenciements des salariés de Philips EGP Dreux au motif du mauvais périmètre d’activité, suivant ainsi l’argumentaire développé par l’expertise comptable de SYNCEA, le ministère vient de rendre une décision le 29 décembre 2010 qui va à l’encontre des jugements rendus dans les différentes procédures depuis des d’années.

Monsieur le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé vient de valider la fermeture définitive du site de Philips EGP Dreux et les licenciements des salariés de Philips Dreux (Ceux qui se sont toujours battus pour l’emploi en se rappropriant l’outil de travail et en refusant les négociations des mesures indemnités de licenciements) Car le plus souvent les PSE sont validé par le ministère car les organisations syndicales se sont battus pour des indemnités de licenciements et non pour préserver l'emploi. Voilà après les Mollex, voilà les Philips Dreux, le ministre a validé tout de même les licenciements et la fermeture du site, malgré des décisions de justice favorables aux salariés, qui exigeait le maintien de la production.

Il serait important que le ministre revoie ses copies et qu’il arrête d’être la boite aux lettres ridicule du Patronat. Le syndicat CGT de Philips EGP Dreux tient quand même à signaler au Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé qu’il vient d’apporter un soutien sans conditions à un groupe qui a supprimé plus de 7500 emplois en Eure et Loir et 18000 emplois en France en moins de 10 ans tout en engrangeant des profits faramineux.

Comment peut-il se féliciter de la responsabilité sociale du groupe Philips qui a refusé la loyauté d’information aux représentants du personnel ? Comment peut-il tenir cette dissection quand Philips n’a pas hésité d’utiliser le lock-out pour finaliser sa salle besogne en faisant fi y compris des tribunaux de la République qui ont ordonné la réintégration des salariés, élus CGT, préalablement autorisé par son propre ministère ?


M. le Ministre Xavier BERTRAND, si vous voulez vraiment préserver l’emploi nous vous invitons, élus CGT et travailleurs du site de Philips Dreux (la France qui se lève tôt) à venir nous rencontrer pour corriger votre copie, qui n’est qu’un polycopié du maître Philips et ses actionnaires et de l’état bourgeois.
Le syndicat CGT Philips Dreux a toujours lutté et refusé le dictat du patronat et des capitalistes. Nous allons continuer le combat afin d’apporter la victoire à la classe ouvrière, ensemble soyons le monde que nous voulons. Nous appelons les camarades à la solidarité et à soutenir notre lutte.

 

 Nous allons tenter la voie du référé, pour discréditer au maximum la décision du ministère du travail par rapport aux autres dossiers en cour pour maintenir nos emplois"

  Salutations Syndicales et révolutionnaires


Pour vos dons:
Veuillez les envoyer chez: Manuel Georget 10 rue des Primevères 28000 Chartres Ou au local Syndical CGT Philips Dreux 1 rue de réveillon 28100 Dreux mais faite vite, la ville vient de racheter nos locaux syndicaux afin de nous foutre dehors pour que cesse nos activités sociales.
A l’ordre du: Syndicat CGT PHILIPS EGP DREUX

article paru : http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com

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Espagne - France : le retour du refoulé.....

30 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #"matin brun"

 

 

Photos de Patrice BARDET
Solidarité avec Aurore Martin à Lille

lille aurore martinaurore martin lilleargazki galeria (photos)

 

Solidarité visible à Lille avec Aurore Martin militante Basque

A Lille comme cela avait été décidé et largement annoncé l’acte de solidarité avec Aurore Martin s’est déroulé le samedi 11 décembre. C’est à un point stratégique de la ville de Lille, sa grand place, qu’une banderole s’est affiché au regard de milliers et milliers de passants présents ce samedi après midi, un jour et à une heure de grande affluence, l’acte s’est déroulé de 15 à 17h.

Une trentaine de militants ont participés à ce rassemblement, plus ou moins longtemps, selon leur disponibilité.

 

Etaient présents bien sur les activistes et militants des organisations ayant signé l’appel, le comité basque, la LDH, libérez les, l’alliance rouge et noir...mais aussi des représentants de la coordination communiste, des militants agissants pour les sans papiers ou dans la solidarité avec le peuple palestinien, dont une des porte parole connue à tennue à rapeller sa présence au regard de la solidarité forte qui est exprimée aux palestiniens en pays basque, depuis toujours.

Une solidarité pour le peuple palestinien qui est celle, aussi, des militants du comité solidarité basque de Lille.

Oui , la présence de la solidarité avec la militante basque Aurore s’exprima fortement ce samedi à Lille outre une banderole de 5 m qui fut exposée pendant deux heures, des tracts furent distribués, des discutions se déroulèrent, parfois avec quelques « tentions »...

La presse pourtant présente, (l’AFP et le quotidien la Voix du Nord), a « étrangement » fait le choix de ne pas rendre compte de cette initiative.

Ce rassemblement a eu lieu après l’appel à la solidarité lancé par le comité solidarité basque de Lille aux organisations politiques, des droits humains, à des syndicats mais aussi à un grand nombre de militants de la métropole lilloise.

Dès le 23 novembre, le lendemain de la décision du tribunal de pau, le comité a dénoncé cette décision et demandé à chacun de se tenir prêt et répondre à la demande de solidarité urgente et nécessaire pour Aurore.
Le 25 novembre un premier texte relatant le « cas aurore martin » était transmis à des organisations, mais aussi à des militants lillois, une proposition de réunion était faite pour le 30 novembre, il s’agissait bien sur de faire participer le plus grand nombre...

Deux structures répondirent immédiatement, la LDH et le comité « libérez-les » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, avec qui d’ailleurs le comité basque est lié, en effet nous menons depuis plusieurs années, ensemble un travail d’information et aussi des d’actions visibles en faveur des prisonniers politiques, dont des basques, incarcérés dans notre région, principalement à la prison de Bapaume (meetings communs, rassemblements devant les prisons où sont incarcérés des prisonniers politiques etc.)

Une quatrième organisation, alliance rouge et noir se joindra par la suite à l’initiative et signera l’appel à l’acte de solidarité.

L’absence de certaines organisations, présentes pourtant en pays basque dans la solidarité, mérite réflexion, ces organisations ont elles vraiment compris l’enjeu de la décision du tribunal de pau, ont elles compris que le « cas aurore martin » était la porte ouverte à d’autres actes répressifs à l’encontre d’autres militants, d’autres causes...et pas seulement ceux de la dissidence basque.

Toutefois l’acte a été jugé très positif par les personnes solidaires et il a été décidé de poursuivre ce travail d’information et de solidarité avec Aurore Martin, son cas est emblématique de la répression sauvage qui frappe depuis des décennies des milliers de militants de la gauche indépendantiste basque.

« Le choix » d’Aurore Martin

En annonçant le 20 décembre qu’elle refusait d’être livrée à l’Espagne Aurore Martin par ce geste courageux et certainement humainement très difficile, coupure avec ses proches, met chacun devant ses responsabilités, agir par des actes concrets et non plus des déclarations de principes sur le « cas Aurore Martin ressortissante française ».

Oui elle française, mais milite pour les droits des basques, des deux côtés de la frontière.
Oui sa condamnation est un pas nouveau qui montre plus qu’une simple collaboration de l’Etat français avec la répression menée de l’autre côté de la frontière.

Solidarité avec Aurore, solidarité avec tous les militants basques, réprimés des deux côtés de la frontière !

– Comité Solidarité Basque Lille - France

Communiqué Comité Solidarité Basque Lille - le 21 décembre 2010

Il y a quelques jours nous vous avions informés de la décision intolérable, mais prévisible, de la Cour de cassation de valider la décision prise par le tribunal de Pau le 23 novembre.

Ce tribunal avait accepté le mandat d’arrêt émis par le tribunal d’exception espagnol, l’Audience Nationale, contre la militante basque Aurore MARTIN, ressortissante française, membre du parti indépendantiste basque Batasuna, parti légal en France mais injustement illégalisé en Espagne.

Nous vous avions informé de la gravité de cette décision, qui permettait au tribunal espagnol de condamner Aurore à une peine de 12 années de prison pour des actes politiques et publiques faits au nom de son parti.

Cette nouvelle déclaration de guerre contre la gauche indépendantiste basque a provoqué un très important mouvement de refus de ce nouveau acte répressif.

En Pays Basque ils furent des milliers à affirmer leur solidarité avec Aurore Martin lors de deux manifestations à Bayonne.

Une protestation élargie à de nombreuses organisations, partis, syndicats...mais aussi soutenue par plus de 160 élus du Pays Basque. 

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"On a l’impression d’avoir invité un ami à dormir et qu’il ne veut plus partir!»

29 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Chronopolitique


Après avoir invité la Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France à s'installer quai de la Charente, à Paris, la mairie veut l'en faire partir. Par tous les moyens. Symbole de la révolte des intermittents du spectacle en 2003, la CIP-IDF, lieu expérimental d'auto-organisation, est devenue encombrante aux yeux des élus socialistes de la ville.

La mairie de Paris cherche à faire craquer la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France


htp://www.mediapart.fr/article/offert/39f7e0576ae508cbde3a41935t
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24 Décembre 2010 Par
Carine Fouteau

Après avoir invité la Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDF) à s'installer quai de la Charente, à Paris, la mairie veut l'en faire partir. Par tous les moyens.

Symbole de la révolte des intermittents du spectacle en 2003, la CIP-IDF, lieu expérimental d'auto-organisation, à l'origine entre autres des «grèves» de chômeurs, est progressivement devenue encombrante aux yeux des élus socialistes de la ville. Au point que le tribunal d'instance du XIXe arrondissement, à la demande de la Société d'économie mixte de la ville de Paris (Semavip), a ordonné, le 17 septembre 2010, son expulsion et l'a condamnée à de lourdes astreintes financières.

Depuis plusieurs semaines, les négociations sont au point mort, la situation apparaît bloquée. À tout moment, l'évacuation par les forces de l'ordre peut avoir lieu. Sollicité, le président de la cour d'appel a proposé, le 14 décembre, une procédure de conciliation. Acceptée par la CIP-IDF, celle-ci a été refusée par la Semavip. La mairie vient, en outre, de rejeter une offre de médiation venue du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

Au départ, les intérêts des uns et des autres étaient pourtant convergents. À l'automne 2003, Christophe Girard, adjoint au maire chargé de la culture, juge utile d'héberger la Coordination qui vient, cet été-là, de jouer un rôle déterminant dans la lutte contre la réforme de l'assurance-chômage des intermittents. Festivals annulés, blocages de tournage, occupations de plateaux de télévision et de radios, élaboration d'une expertise collective donnant lieu des contre-propositions: les modes d'action employés tranchent avec les usages des organisations syndicales, peu revendicatives dans le secteur, à l'exception de la CGT. À peine quelques mois après avoir fait irruption dans l'espace public, la CIP-IDF s'impose comme un interlocuteur central des élus et des pouvoirs publics.

Manière d'afficher son soutien, la mairie de Paris lui ouvre les portes du 14 quai de la Charente. Des centaines d'initiatives voient le jour, dépassant les questions culturelles. Permanences hebdomadaires d'information sur les droits des intermittents, des chômeurs et des «bénéficiaires» des minima sociaux, occupations de locaux de Pôle emploi ou des Caisses d'allocations familiales, débats publics, projections de films, concerts, lectures, création d'une «Université ouverte» ou encore établissement de liens avec la recherche publique: en quelques mois s'invente un espace d'échange et de production de savoirs, ouvert à tous et gratuit. «La ville de Paris les traite comme des malpropres»
En juin 2008, la situation se dégrade lorsque la Semavip demande à récupérer le bâtiment pour y construire des logements sociaux et une crèche. «Cet endroit, nous l'avons mis à disposition gratuitement et à titre temporaire. Gratuitement, j'insiste. Les choses étaient claires dès le début», indique-t-on au cabinet de Christophe Girard, chargé du dossier. Dans les mois qui suivent, deux propositions de re-logement sont faites, l'une avenue Gambetta, l'autre rue Curial. Aucune n'est retenue par la CIP-IDF. La première car le site, dont la superficie est divisée par deux, ne permet pas d'accueillir du public, la seconde car les locaux sont situés dans un quartier où elle estime sa présence inappropriée.

Certains, à la Coordination, regrettent de ne pas avoir accepté l'avenue Gambetta, qui, depuis, a été re-attribuée, mais tous sont d'accord pour dire que la rue Curial ne convient pas. «Dans une cité qui manque cruellement d'équipements collectifs, nous considérions que la priorité était de rendre cet endroit inutilisé disponible pour les habitants», indique la CIP-IDF, dans un communiqué du 9 décembre. «Ces locaux, ajoute-t-elle par ailleurs, ne (seront) disponibles qu'après une phase de travaux et pour une période brève», puisque «la parcelle concernée doit être rapidement transformée en espace vert».
La mairie confirme l'information, précisant même que les lieux devront être libérés... à l'automne 2011. Soit environ six mois d'activité réelle. Néanmoins, précise-t-on, «c'est à prendre ou à laisser». «Les choses ont assez duré, insiste-t-on, cela fait deux ans qu'on aurait dû commencer les travaux. Il s'agit d'une grande opération d'intérêt général. Ces gens ne semblent pas très préoccupés par l'intérêt général. C'est regrettable. On a fait d'innombrables réunions, avec des propositions correspondant au cahier des charges. Maintenant, ça suffit. Notre priorité absolue est de libérer le quai de la Charente.» Même tonalité au cabinet de Roger Madec, maire (PS) du XIXe arrondissement et président de la Semavip: «On leur propose des locaux, on est prêt à mettre de l'argent pour les retaper, ils n'en veulent pas et on se fait accuser de tuer un lieu d'expérimentation sociale. C'est le monde à l'envers! D'accord, pour Curial, six mois d'occupation, c'est trop court, mais on pourrait aller au-delà, deux ans peut-être.»

Cette proposition, la Coordination la qualifie de «leurre» et la considère comme un moyen pour se débarrasser d’elle. Elle-même a repéré plusieurs bâtiments inoccupés. Elle vise notamment deux étages vides d’un ancien immeuble de bureaux situé boulevard de Charonne. Elle l’a fait savoir depuis longtemps. En vain. «On n’est pas une agence immobilière quand même! C’est nous qui faisons les propositions, pas eux. On a l’impression d’avoir invité un ami à dormir et qu’il ne veut plus partir!», lance-t-on au cabinet de Christophe Girard.

«La situation est surréaliste», indique René Dutrey, conseiller de Paris (Verts), l’un des seuls élus à soutenir la CIP-IDF. «La ville de Paris a été bien contente d’accueillir le fleuron de la lutte des intermittents en 2003, et maintenant, elle les traite comme des malpropres. Cette gestion est inacceptable, notamment le refus de médiation», estime-t-il. Selon lui, les désaccords sont aussi politiques: «La mairie est très agacée par certaines de leurs opérations de tractages, où ils disent ce qu’ils pensent de la politique sociale et culturelle de la ville.» «Leur proposer Curial, ajoute-t-il, c’est aller dans le mur, ça montre leur volonté, au fond, de ne pas les reloger.»

«C’est dommage, regrette-t-il, car des solutions existent pour les collectifs d’artistes. Il suffirait de gérer de manière plus fluide le patrimoine inoccupé de la ville. Le collectif de la Gare expérimentale a le même problème. Entre le moment où un bâtiment est acheté et le moment où commencent les travaux s’écoulent toujours au minimum deux ou trois ans. Pendant cette période, il est plus économique que les lieux soient occupés que laissés vides.» «Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde»
Dans le bras-de-fer qui l'oppose à la mairie de Paris, la Coordination pèse moins lourd qu'en 2003. Structure mouvante et fragile, elle peine parfois à se prononcer collectivement et la fatigue liée à deux années de contentieux commence à se faire sentir. Mais elle peut encore compter sur son activisme et son influence, comme en témoigne la pétition «Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde», signée par plus de 6.000 personnes, parmi lesquelles de nombreux philosophes, chercheurs, metteurs en scène, musiciens et écrivains.

À quelques semaines de la renégociation des règles du régime d'assurance-chômage, l'enjeu devient politique. En vue de cette échéance, le Syndeac, représentant le patronat du secteur, rappelle Bertrand Delanoë à ses engagements, le maire ayant promis que «la Coordination ne serait pas à la rue» et qu'il n'y aurait pas d'expulsion sans relogement. «À l'heure où la situation devient de plus en plus difficile pour l'ensemble des techniciens et des artistes intermittents du spectacle, où la précarité gagne du terrain dans notre pays, il est primordial, écrit cette organisation, de ne pas rajouter du chaos en sanctionnant la Coordination qui joue un rôle essentiel et indispensable sur le plan de la solidarité dans nos professions. À la veille de la renégociation du protocole de l'assurance chômage, les sanctions prononcées à l'encontre de la CIP-IDF constituent une attaque violente faite aux artistes et techniciens et un signe négatif très fort donné à l'ensemble des professionnels de l'art et de la culture.»

En offrant l'hospitalité à la Coordination, il y a sept ans, la mairie de Paris a pris parti. La manière dont elle saura, ou pas, renouer le dialogue, fera office de test sur sa capacité à accompagner, sur le long terme, des projets centrés sur des questions sociales et culturelles supposées centrales pour elle.


http://soutien-cipidf.toile-libre.org/

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La police des familles ? plus que jamais !

28 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #biopolitique du fou

L’action sociale à la mode Vichy

Hebdo n°33

Si le secret bancaire a encore de beaux jours devant lui, ce n’est pas vraiment le cas du secret professionnel dans le domaine de l’action sociale. Depuis quelques années, éducateurs, assistantes sociales, psychologues scolaires, médecins de PMI, etc., sont confronté à une série de dérogations obligatoires à leur secret professionnel. Un principe pourtant inscrit dans le code pénal (article 226-13), et ne pas le respecter peut leur coûter un an de prison et 15.000 euros d’amende.

 

La fin du sceau du secret, dans l’action sociale, c’est pourtant la fin du lien de confiance qui s’établit entre un professionnel et des personnes démunies. Aujourd’hui, on parle donc de « secret partagé ». « Mais s’il est partagé, est-ce encore un secret ? », se demande Aline, une assistante sociale qui milite au sein du Collectif national antidélation, créé il y a cinq ans pour résister aux premières mesures « sociales » de Nicolas Sarkozy.

Dernier coup de canif en date, un amendement glissé dans la loi Boutin (« logement et lutte contre l’exclusion », adoptée le 19 février). Elle modifie le « droit au logement opposable » (DALO), instauré grâce à l’action des Enfants de Don Quichotte en 2006. Désormais, une « commission de médiation » sera habilité à soutirer aux « professionnels de l’action sociale et médico-sociale (…) les informations confidentielles dont ils disposent ». « Démarche curieuse », poursuit Aline, qui exerce à Paris depuis 23 ans. « Car il s’agit bien d’obtenir des informations que les demandeurs n’ont pas voulu donner en remplissant leur dossier. En quoi de savoir si le père est alcoolique, ou si on emménage avec un ami sans papier, va rendre leur demande plus ou moins légitime? C’est de la suspicion intolérable! »

La première brèche s’est ouverte en mars 2007 dans la loi de « prévention de la délinquance ». Son article 8 précise que tout agent du champs social et médico-social « informe le maire de la commune (…) et le président du conseil général » en cas d’« aggravation des difficultés sociales, éducatives ou matérielles d’une personne ou d’une famille ». Aline poursuit: « Il n’est pas écrit qu’on « peut informer » ou « fournir », mais qu’on « informe » et qu’on « fourni ». Pas de discussion possible. »

La loi Hirsch sur le Revenu de solidarité active (RSA) du 1er décembre 2008 y va aussi de sa mesurette sournoise: tout agent d’« organismes publics ou privés concourant aux dispositifs d’insertion » est tenu d’apporter son concours à l’« identification de la situation du foyer » (cf article 3, section 4: « Contrôle et échanges d’informations » de la loi Hirsch). La section 7 « Suivi statistique, évaluation et observation » vaut aussi le détour, où il est question du recueil et de l’échange d’«informations relatives à la situation sociale, familiale et professionnelle et à l’accompagnement des bénéficiaires du revenu de solidarité active, aux dépenses engagées à ce titre et à la mise en œuvre des actions d’insertion».

En mars dernier, le collectif d’allocataires RTO a divulgué un document émanant des services d’insertion parisiens, qui met en lumière un nouveau fichier, « I-RSA »: «l’outil I-RSA d’aide à l’instruction des demandes et de collecte des données sociales et professionnelles sera mis en place à partir de juin 2009». Avec le RSA, «le principe de l’attribution des aides en fonction des ressources et de la composition du foyer et non du statut est posé par la loi»… En droite ligne avec la politique d’acharnement contre la « fraude sociale » du ministère du Budget.

Au stade judiciaire, dès l’enquête préliminaire ou « de flagrance », impossible d’y opposer le secret professionnel (cela depuis la loi « Perben 2 » de mars 2004). Avocats ou journalistes sont parvenu à s’exclure de cette disposition, pas les travailleurs sociaux… On peut rester silencieux, mais impossible de s’opposer à la saisie de documents écrits. Le « refus de réponse », dans ce cas, peut leur coûter 3750 euros d’amende!

« Bientôt, tout sera réglé », disent les moins optimistes, « les fichiers des organismes sociaux seront tous interconnectés ». Le collectif anti-délation de l’Isère (CUAD 38) a levé le voilé en octobre sur l’usage sournois qui pourrait être fait de la base IODAS, fichant tous les foyers du département étant en relation avec un organisme d’aide sociale. Près de Nice l’an dernier, un éducateur a été licencié « pour faite grave » pour avoir refusé, en le disant tout haut, d’utiliser un logiciel similaire. Robotiser l’action sociale, voilà « la » solution radicale pour étrangler ce truc désuet qu’est le secret professionnel…

Article paru dans Siné Hebdo, 22 avril 2009.

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LOPPSI II - France = Chine

27 Décembre 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #D'où qui pue donc tant

Paris, 21 décembre 2010 -- L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture le projet de loi LOPPSI, dont l'article 4 met en place le filtrage administratif d'Internet via le cheval de Troie de la protection de l'enfance. Un tel dispositif extra-judiciaire, qui permettra à terme de généraliser la censure des contenus sur Internet, expose à de dangereuses dérives, tout en laissant prospérer les pédophiles et la pédopornographie.

Le filtrage donne l'illusion que l'État s'attaque à la pédopornographie en ligne alors que le blocage de sites n'empêchera en rien les criminels qui se livrent à la production et à la distribution de ces contenus de prospérer1. Il s'agit en réalité d'un faux prétexte visant à légitimer le filtrage administratif d'Internet, et à déployer une infrastructure technique de censure.

« Sous réserve de son adoption conforme – qui semble acquise – lors de la deuxième lecture au sénat, le parlement va donc permettre au gouvernement de filtrer le Net sans décision préalable de l'autorité judiciaire. Sans moyen pour les citoyens de contrôler la manière dont les sites seront censurés ou de s'opposer aux décisions, le gouvernement a carte blanche pour faire lui-même la police sur le Net au mépris des droits fondamentaux », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

« Le risque est grand que ce filtrage extra-judiciaire du Net, qui remet en cause la séparation des pouvoirs, soit étendu à d'autres domaines.2 La porte est ainsi ouverte à de graves violations de la liberté d'expression et de communication, notamment dans le cas d'inévitables censures collatérales3. Il faut désormais que les députés opposés au filtrage administratif du Net saisissent le Conseil constitutionnel afin que l'article 4 soit censuré », conclut Zimmermann.

Les citoyens doivent également se tenir prêts à contrer au niveau européen une tentative d'instrumentalisation de la protection de l'enfance pour justifier le contrôle d'Internet. Une directive, en cours d'examen au Parlement européen, risque en effet de généraliser à toute l'Union européenne le filtrage des sites à caractères pédopornographiques. Les projets extrêmes récemment dévoilés par le premier ministre britannique4 montrent le chemin que les censeurs du Net veulent emprunter.



  1. 1. Plutôt que d'instrumentaliser la protection de l'enfance pour faire accepter le filtrage, le gouvernement aurait pu faire le choix de renforcer ses efforts pour obtenir le retrait des contenus incriminés des serveurs qui les hébergent. Il aurait également pu tenter d'améliorer la coopération internationale dans ce domaine. Ces modes d'action sont d'ailleurs recommandés par l'association d'information et de prévention sur la pédophilie, l'Ange Bleu qui s'oppose à l'article 4: « LOPPSI : la protection de l'enfance, cheval de Troie du filtrage généralisé d'Internet ? »
  2. 2. Le président Sarkozy a déja promis le filtrage aux industries du divertissement: « Plus on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. […] Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage. » – Vœux au monde de la culture du Président de la République, 7 janvier 2010 : http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=100107-discours-Voeux...
    Éric Besson a également suggéré que WikiLeaks devrait être interdit en France, sans qu'aucune décision judiciaire n'ait pourtant condamné l'organisation: http://www.laquadrature.net/fr/wikileaks-et-la-censure-politique-dintern...
  3. 3. Voir la note de La Quadrature du Net « Le filtrage d'Internet viole l'État de droit »
  4. 4. http://www.pcinpact.com/actu/news/60945-blocage-sites-pornos-xxx-angleterre.htm
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Ville de Paris - Conseil Général du Nord : le PS a peur des tracts, des militants et des citoyens

22 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #management social-liberal

La queue au portillon, un exercice de démocratie locale

Ce lundi 13 décembre au matin à 9 heures précises, sept (7) participants à la Coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France se sont présentés à l’entrée des visiteurs de l’Hôtel de Ville pour assister à la séance du Conseil de Paris préparatoire au vote du budget municipal annuel d’une ville dont la fierté tient aujourd’hui à l’évaluation exceptionnelle que les agences de notation financière lui attribuent : AAA.

 
Capitale ?

Oui ! Oui ! Capital LVMH CAC 40 incorporated

Parce que nous tentons de vivre et de nous organiser collectivement dans une ville qui semble toujours davantage donner priorité aux opérations de prestige et de gentrification (on a beaucoup  commenté le gouffre financier qu’a été la promotion du 104, bien moins l’opération de nettoyage social du 19e arrondissement qu’autorise ce fructueux investissement), il nous semblait bien naturel d’aller assister au débat (public) qui allait décider de l’affectation de tout ou partie des 8 (huit) milliards d’euros de masse budgétaire annuelle de notre belle métropole.

Nous comptions au passage alerter une nouvelle fois les élus et les journalistes présents sur le blocage de la "négociation" sur le relogement de la Coordination qui, comme tout le monde ne le sait que trop, est non seulement expulsable à tout moment mais passible d’astreintes faramineuses (70 000 euros à ce jour) suite à une décision de justice en "faveur" de la Mairie de Paris. Deux (2) d’entre nous se sont à cet effet postées devant l’entrée du personnel de l’Hôtel de Ville et ont distribué aux marquis et aux coursiers, aux chargés de mission et aux réparateurs de lavabos, le communiqué que nous reproduisons ci-dessous.

Crime

À 9h20, nous attendions toujours dans le froid que la réconfortante chaleur de la démocratie sinon directe du moins locale nous enveloppe de ses bienfaits. Un homme en bleu nous expliqua d’abord en termes vagues que le Conseil de Paris rendait pour l’heure hommage à des élus et des contribuables disparus et qu’on envisagerait de laisser pénétrer la foule sur la gigantesque tribune des spectateurs (19 places) une fois le recueillement consommé. Il est vrai qu’on ne dit pas assez souvent combien il est malséant de rendre des  hommages en public, nous donc avons sagement attendu la fin privée de la minute de silence privée du Conseil de Paris à ses anciens membres et administrés.

Passé ce stade (nous pouvions suivre l’évolution muette de la séance sur l’écran plasma suspendu au dessus du portillon antiterroriste de l’entrée, au rythme des passages des camionnettes de livraison) un homme en vert a autorisé cinq (5) d’entre nous à pénétrer les lieux. Malheureusement, cet élan victorieux ne devait pas les amener beaucoup plus loin que le portillon dont il a été fait mention plus haut. Car le premier de nos camarades dans l’ordre de passage à la fouille recelait dans son sac douze (12) tracts, probablement destinés à être diffusés lors de la manifestation prévue à 14h30 au palais Royal, ou peut-être à finir à la pause dans la poche d’un journaliste nicotinomane.

C’en était trop. Car douze (12) tracts, voyez-vous, sont déjà une arme par destination. Douze tracts s’ils sont jetés avec force d’une tribune de dix-neuf places peuvent causer des dommages irréversibles au crâne de certains élus en exercice. Douze tracts sont un danger potentiel pour la démocratie. C’est pourquoi il convenait d’urgence d’interdire toute tribune aux dix-neuf spectateurs potentiels, alors qu’avait lieu le débat annuel décidant de  l’usage du budget de la ville la plus riche de France.

À tout château, il faut une herse

On vint donc nous annoncer vers 9h40 que personne ne rentrerait et que la délibération publique se ferait entre soi. Nous sommes bien évidemment invités à podcaster la séance après le vote,  car la dém ocratie locale sait conjuguer son souci de tr ansparence et l’usage des outils de son temps.

 

article complet sur le site de la CIP IDF

 

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 Ca ne se passe pas autrement lors des Séances Plénières du Conseil Général - les élus socialistes ont peur des personnels et de leurs concitoyens. La haine de la démocratie, c'est eux aussi !

 

 

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Récupération prolétarienne à Wattrelos

19 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Luttes

Solidarité : la CGT s'invite dans l'hyper

 

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Les syndicalistes ont rempli des chariots de produits de première nécessité pour les remettre à des associations caritatives. Une action peu appréciée par la direction de l'hyper. Après une négociation tendue, cette dernière accepte finalement de laisser passer un chariot gratuitement à la caisse. Le directeur du centre Leclerc, qui a peu apprécié la méthode, précise que son magasin fait des dons quotidiennement à des associations.

 

Source : France 3

 

article piqué sur :  http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

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«Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo, an bann bétché, profité, volè ; nou ké fouté yo déwo, komba ta la fok nou kontinié »

16 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #D'où qui pue donc tant

 

La classe possédante a décidé de criminaliser l'action militante en s'attaquant à la liberté d'expression, nous passons en phase pré-totalitaire du système capitaliste 

 

Pétition en faveur de notre Camarade GHISLAINE JOACHIM ARNAUD

signez la pétition

 

Notre camarade Ghislaine Joachim Arnaud, secrétaire générale de la CGTM a été assignée en justice suite à une plainte d’un certain Jean François Hayot de l’association «Respect DOM » pour avoir lors d’une émission de télévision de ATV écrit sur le livre d’or : «Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo, an bann bétché, profité, volè ; nou ké fouté yo déwo, komba ta la fok nou kontinié »
Pour avoir repris le slogan lancé par des dizaines de milliers de manifestants exaspérés par les hausses infernales des prix, les injustices et la « pwofitasyon » lors de la grève générale de février-mars 2009, notre camarade est donc citée à comparaître par le procureur de la République pour «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en l’occurrence les békés à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation ou une race déterminée ».

En s’en prenant à «an bann bétché profitè, volè», les dizaines de milliers de manifestants, s’en prenaient aux exploiteurs des travailleurs et du peuple martiniquais. C’est donc nous tous que la justice coloniale aurait dû citer à comparaître !
Il n’est un secret pour personne que la majorité de ces békés détient une part essentielle des richesses de Martinique. Ce sont le plus souvent des possédants, qui ont tiré leur fortune de l’exploitation depuis trois siècles, des esclaves d’abord, puis des salariés de Martinique. Toute notre histoire est l’histoire des luttes des exploités contre ces exploiteurs !
A qui fera t- on croire, en Martinique, que c’est G. JOACHIM ARNAUD qui est «raciste» ?
Notre camarade comparaîtra le 15 décembre devant le Tribunal Correctionnel de Fort de France.

Nous, soussignés, apportons dans cette pétition notre soutien total
à Ghislaine Joachim Arnaud.
Nous condamnons par la même toute tentative de faire passer pour du racisme la révolte et les manifestations de colère exprimées lors de la grève générale de 2009 !
Faisons tous du 15 décembre le procès des exploiteurs, békés et autres

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Laissez tomber les illusions, préparez vous à la lutte

16 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #boum bada boum bada boum bam bam

Bravi, ragazzi !

 

"Laissez tomber les illusions, préparez vous à la lutte

 

Ce qui est en train de se passer à Rome et dans beaucoup d’autres villes italiennes, ce qui s’est passé à Londres jeudi dernier pendant qu’un Parlement de traîtres votait pour la destruction de l’école publique, est le début d’une décennie nouvelle.

 

Ce sera une décennie de conflits et d’autodéfense de la part de la société, contre une classe dominante violente, corrompue, meurtrière, contre le capitalisme financier qui littéralement affame la société, contre la mafia qui occupe les places du pouvoir pour se partager les ressources produites par le travail.

L’énorme masse d’étudiants, chercheurs, citoyens, travailleurs qui se sont donné rendez-vous à Rome n’avait pas comme objectif de faire tomber un gouvernement de mafieux pour le remplacer avec un gouvernement d’exploiteurs et d’assassins. L’objectif des mouvements est de détruire le pouvoir dans ses fondements, d’apporter le conflit en tout lieu, de déstabiliser sans cesse l’ordre de l’exploitation et de l’ignorance, de restituer son autonomie à la société, d’augmenter ses ressources.

Nous savons désormais que dans le puits noir du Parlement Italien siège une majorité d’individus vendus, corrompus. Le saint-père qui gouverne comme premier ministre les a achetés avec l’argent arraché aux travailleurs, à l’école, à la société dans son ensemble. Nous ne respecterons pas la loi des mafieux et des vendus. Partout nous apporterons la révolte, nous organiserons le besoin d’autonomie vis-à-vis du capital.

Les étudiants de Rome ont répondu comme l’ont fait les étudiants de Londres quelques jours auparavant : en occupant la ville, en défendant leur droit à manifester, en déclarant que l’insurrection européenne a commencé et va durer le temps qu’il le faudra.

Ça va durer. Ce n’est pas une explosion fugace, c’est une génération dans son ensemble qui se met debout, c’est la déclaration de l’autonomie de l’intelligence collective face à la putréfaction d’un système corrompu, violent, inculte et mourant. C’est le changement du climat culturel qui annonce une décennie de conflit et de construction d’un monde affranchi de l’exploitation."

Bifo (Franco Berardi)

http://www.th-rough.eu/

 

source de l'article : cip-idf

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Conseil général du Nord : Est-ce qu'elle portait un brassard ?

15 Décembre 2010 , Rédigé par morpheus Publié dans #pour les pros de l'info-doc à "grandes oreilles"

[Ceux] qui confondent délation et dénonciation, je les invite à regarder le dictionnaire. [...] Si la délation est condamnable car se faisant au détriment de gens honnêtes, la dénonciation est un devoir républicain prévu dans la loi et permettant de lutter contre les délinquants.

Frédéric Lefebvre, « la dénonciation est un devoir républicain », samedi 7 février 2009.

Lundi 13 décembre après-midi, des agents du Conseil Général qui souhaitaient assister à la séance plénière de leur collectivité ont été désignés aux agents du renseignement général et aux forces de l'ordre comme potentiellement délinquants en raison de leur appartenance aux syndicats SUD et CGT.

C'est une Directrice territoriale qui avait pour « mission » de discriminer les membres du public. Des agents qui se présentaient sans signes distinctifs : banderoles, drapeaux, badges, etc, ont donc fait les frais de ses talents de physionomiste.

Les syndicalistes ne sont pas des délinquants, donc ….si on en croit le triste Frédéric Lefebvre, idéologue du sarkozysme : «la délation (…) au détriment des gens honnêtes ».

Devoir de mémoire – Commune de Paris : "la répression de l'insurrection parisienne pendant la semaine sanglante a été particulièrement bien organisée. Si les soldats de première ligne sont chargés de faire le coup de feu contre les Communards, les soldats de la deuxième ligne sont chargés de traquer les résistants. Ils peuvent perquisitionner dans les maisons, les parcs et même les catacombes. Les « brassardiers », Parisiens partisans du gouvernement de Versailles munis d'un brassard, connaissant bien leurs quartiers, les aident".

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