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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Le syndrome du Larbin

14 Janvier 2011 , Rédigé par Hérisson Publié dans #schizophrénie

ou une proposition de réponse d'Hérisson à Trinity

 

 

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le chagrin, la pitié et le caroussel des insensés

6 Janvier 2011 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #anti-langue-de-bois

Quand on vient en train pour travailler, on n'évite pas les victimes de la désintégration de notre bonne société. On ne parlera pas des policiers et des militaires du plan vigipirate qui accoutument les foules à la présence des forces de répression. Non, ce qui choque ou qui devrait choquer,  ce sont les hommes et les femmes qui dorment à même le sol glacé, momifiés dans des couches de couvertures salies, souillées, arrachées. On peut les enjamber, les contourner, se pincer le nez et s'empresser de les oublier. On peut se dire qu'ils n'ont pas su se vendre, s'imposer, décrocher des diplômes, un travail, que ça ne m'arrivera pas à moi. C'est là l'erreur, ça t'est déjà arrivé petit homme. Cette société et son système économique ne te donnent pas plus de valeur qu'à ces formes terrassées. Marchandises surnuméraires, interchangeables dont le système tend à réduire les coûts par tous les moyens. Ce tas de couvertures, ordure rebutante, c'est un homme, c'est ton semblable, c'est toi.

 

Mais ça, tu ne veux pas le savoir, tu passes ton chemin, penser ça fait mal, et puis tu as à faire. Aujourd'hui, ce sont les voeux de ton employeur, le sursitaire "Conseil Général du Nord". Alors tu vas aller t'amuser, il faut bien rigoler un peu, hein ? Et puis le patron, cet aspect là de ton infâmie, il sait bien le mobiliser, le manipuler. Alors, il claque 400 000 euros pour que tu t'éclates la rate et puis comme t'as pas beaucoup mangé pendant les fêtes, il prévoit de te gaver encore un peu. T'iras faire du sport le midi pour perdre un peu de ventre.

 

En revenant de la distribution de tracts pour la suppression des voeux,  j'ai vu, réfugiés dans l'encoignure d'un mur de l'Hôtel du Département, un tas de hardes, des petits objets de survie, des sacs au trésor de décharge publique,  d'un pauvre hère - je crois que c'est celui qu'ils ont chassé des escaliers du parking souterrain pour la "sécurité" des agents - Je ne sais pas si cet homme était enfoui sous les loques ou s'il était parti mendier sa vie. Ce que je sais, c'est que j'ai ressenti une profonde colère en comparant l'obcénité de ce qui se déroulait au même moment à l'occasion des voeux de Bernard Derosier : ruée sur la gnôle à bulles, bouches voraces, avides qui dévorent la mal-bouffe trop grasse, trop riche des hyperglycémiés. Des hommes meurent dans nos rues pendant que d'autres baffrent à l'oeil et font le guignol sur un caroussel de chevaux de bois. Ce sont mes collègues, oui et alors ? le dégoût, ça ne se commande pas.

 

Chapeau bas par contre à Monsieur Dupilet, Président du Conseil Général du Pas-de-Calais, qui n'a pas exploité à sa grandeur et à sa gloire, la petitesse humaine. 3200 euros pour des voeux au personnel, c'est respectable. Les images des voeux du Pas-de-Calais montrentdes agents satisfaits, calmes, mesurés, dignes. On aurait aimé en dire autant, mais le Conseil Général du Nord, c'est beaucoup d'esbrouffe et de paillettes et peu de convictions. Alors 100 000 euros pour le Secours Populaire, eh bien oui, c'est porteur pour les cantonales, les petites gens ça vote aussi.

 

Si vous voyez un homme prostré dans le froid contre le mur de l'hôtel du Département, donnez lui quelque chose, un geste de fraternité, un euro, une cigarette, un chèque déj.,  parce que cet homme qui est là depuis plus de trois mois à se chauffer à nos murs, duquel nous scandons les jours et les semaines, il n'a pas été invité aux voeux, on ne lui porte pas non plus le surplus de la cantine - c'est pas le genre de la maison, ils ne penseraient jamais à quelque chose de cet ordre.

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France Palestine à Martine Aubry

6 Janvier 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #paix

Pour info. la lettre ouverte de Madame Mireille Gabrelle de l'association France-Palestine à Martine Aubry : ici

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Nous sommes devenus résistants aux chocs.

6 Janvier 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #backlash

 


Y'a quoi ce soir dans le poste ? de quoi laver les cerveaux comme d'hab'

par contre, voici l'adresse d'un bon film militant  http://www.megavideo.com/?v=DH5XQ8U4

 

"Une rapide histoire des stratégies de domination principalement américaines à partir des années 70. Illustration par l'image de l'ouvrage éponyme de Naomi Klein qui propose un parallèle entre certaines techniques psychiatriques et certaines pratiques politiques : de même que certains psychiatres ont expérimenté les électrochocs pour reconstituer des personnalités, des économistes ultralibéraux, Milton Friedman en tête, préconisent l'utilisation de chocs politiques pour faire passer des mesures correspondant à leur nouvel évangile capitaliste : l'interprétation fondamentaliste de la "main invisible" de Smith, la croyance mystique en la puissance immanente d'autorégulation du marché.

   En guise de résistance, le propos du film semble habité par une admiration profonde pour Roosevelt (et Keynes) et semble réduire celle-ci à la pression sur les gouvernements pour qu'ils fassent de bonnes lois.

   Echappant à tout délire complotiste - car il n'y a pas de centre stratégique mondial de la domination, le film permet de saisir comment certaines lignes stratégiques de domination s'élaborent et s'expérimentent. Et comment elles échouent même si elles ont des effets réels et durables.

   C'est le triste sort des esclaves que de constater la bêtise de leurs maîtres.

 

 

affiche_Strategie_du_choc-b7003.jpg

 

Synopsis ; En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.
Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.
Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".
En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.

Réalisé par Michael Winterbottom, Mat Whitecross
Avec Naomi Klein, Kieran O'Brien

 


 


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La haine de la démocratie : la populace, ça ne comprend rien !

4 Janvier 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #BUZZ

Non, le peuple n’est pas une masse brutale et ignorante

Par JACQUES RANCIÈRE Philosophe

Il ne se passe pas de jour où l’on n’entende dénoncer les risques du populisme. Il n’est pas pour autant facile de saisir ce que le mot désigne. Qu’est-ce qu’un populiste ? A travers tous les flottements du mot, le discours dominant semble le caractériser par trois traits essentiels : un style d’interlocution qui s’adresse directement au peuple par-delà ses représentants et ses notables ; l’affirmation que gouvernements et élites dirigeantes se soucient de leurs propres intérêts plus que de la chose publique ; une rhétorique identitaire qui exprime la crainte et le rejet des étrangers.

Il est clair pourtant qu’aucune nécessité ne lie ces trois traits. Qu’il existe une entité appelée peuple qui est la source du pouvoir et l’interlocuteur prioritaire du discours politique, c’est la conviction qui animait les orateurs républicains et socialistes d’antan. Il ne s’y lie aucune forme de sentiment raciste ou xénophobe. Que nos politiciens pensent à leur carrière plus qu’à l’avenir de leurs concitoyens et que nos gouvernants vivent en symbiose avec les représentants des grands intérêts financiers, il n’est besoin d’aucun démagogue pour le proclamer. La même presse qui dénonce les dérives «populistes» nous en fournit jour après jour les témoignages les plus détaillés. De leur côté, les chefs d’Etat et de gouvernement dits «populistes», comme Silvio Berlusconi ou Nicolas Sarkozy, se gardent bien de propager l’idée «populiste» que les élites sont corrompues. Le terme «populisme» ne sert pas à caractériser une force politique définie. Il ne désigne pas une idéologie ni même un style politique cohérent. Il sert simplement à dessiner l’image d’un certain peuple.

Car «le peuple» n’existe pas. Ce qui existe ce sont des figures diverses, voire antagoniques du peuple, des figures construites en privilégiant certains modes de rassemblement, certains traits distinctifs, certaines capacités ou incapacités. La notion de populisme construit un peuple caractérisé par l’alliage redoutable d’une capacité - la puissance brute du grand nombre - et d’une incapacité - l’ignorance attribuée à ce même grand nombre. Pour cela, le troisième trait, le racisme, est essentiel. Il s’agit de montrer à des démocrates toujours suspects d’«angélisme», ce qu’est en vérité le peuple profond : une meute habitée par une pulsion primaire de rejet qui vise en même temps les gouvernants qu’elle déclare traîtres, faute de comprendre la complexité des mécanismes politiques, et les étrangers qu’elle redoute par attachement atavique à un cadre de vie menacé par l’évolution démographique, économique et sociale. La notion de populisme remet en scène une image du peuple élaborée à la fin du XIXe siècle par des penseurs comme Hippolyte Taine et Gustave Le Bon, effrayés par la Commune de Paris et la montée du mouvement ouvrier : celle des foules ignorantes impressionnées par les mots sonores des «meneurs» et menées aux violences extrêmes par la circulation de rumeurs incontrôlées et de frayeurs contagieuses.

Ces déchaînements épidémiques de foules aveugles entraînées par des leaders charismatiques sont-ils vraiment à l’ordre du jour chez nous ? Quels que soient les griefs exprimés tous les jours à l’égard des immigrés et notamment des «jeunes des banlieues», ils ne se traduisent pas en manifestations populaires de masse. Ce qu’on appelle racisme aujourd’hui dans notre pays est essentiellement la conjonction de deux choses. Ce sont d’abord des formes de discrimination à l’embauche ou au logement qui s’exercent parfaitement dans des bureaux aseptisés. Ce sont ensuite des mesures d’Etat dont aucune n’a été la conséquence de mouvements de masse : restrictions à l’entrée du territoire, refus de donner des papiers à des gens qui travaillent, cotisent et paient des impôts en France depuis des années, restriction du droit du sol, double peine, lois contre le foulard et la burqa, taux imposés de reconduites à la frontière ou de démantèlements de campements de nomades. Ces mesures ont pour but essentiel de précariser une partie de la population quant à ses droits de travailleurs ou de citoyens, de constituer une population de travailleurs qui peuvent toujours être renvoyés chez eux et de Français qui ne sont pas assurés de le rester.

Ces mesures sont appuyées par une campagne idéologique, justifiant cette diminution de droits par l’évidence d’une non-appartenance aux traits caractérisant l’identité nationale. Mais ce ne sont pas les «populistes» du Front national qui ont déclenché cette campagne. Ce sont des intellectuels, de gauche dit-on, qui ont trouvé l’argument imparable : ces gens-là ne sont pas vraiment français puisqu’ils ne sont pas laïques.

Le récent «dérapage» de Marine Le Pen est à cet égard instructif. Il ne fait en effet que condenser en une image concrète une séquence discursive (musulman = islamiste = nazi) qui traîne un peu partout dans la prose dite républicaine. L’extrême droite «populiste» n’exprime pas une passion xénophobe spécifique émanant des profondeurs du corps populaire ; elle est un satellite qui monnaye à son profit les stratégies d’Etat et les campagnes intellectuelles distinguées. L’Etat entretient le sentiment permanent d’une insécurité qui mêle les risques de la crise et du chômage à ceux du verglas ou du formamide pour faire culminer le tout dans la menace suprême de l’islamiste terroriste. L’extrême droite met les couleurs de la chair et du sang sur le portrait standard dessiné par les mesures ministérielles et la prose des idéologues.

Ainsi ni les «populistes» ni le peuple mis en scène par les dénonciations rituelles du populisme ne répondent-ils vraiment à leur définition. Mais peu importe à ceux qui en agitent le fantôme. L’essentiel, pour eux, est d’amalgamer l’idée même du peuple démocratique à l’image de la foule dangereuse. Et d’en tirer la conclusion que nous devons nous en remettre à ceux qui nous gouvernent et que toute contestation de leur légitimité et de leur intégrité est la porte ouverte aux totalitarismes. «Mieux vaut une république bananière qu’une France fasciste», disait un des plus sinistres slogans antilepénistes d’avril 2002. Le battage actuel sur les dangers mortels du populisme vise à fonder en théorie l’idée que nous n’avons pas d’autre choix.

 

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Ville de Lille : Placard à balais pour gardien de parc, que fait loppsi 2 ?

4 Janvier 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #Chronopolitique

Les gardiens du parc Lebas affrontent un nouvel hiver dans leur placard à balai

lundi 03.01.2011, 05:10  - La Voix du Nord

 Si les agents vus cette semaine ont réclamé l'anonymat, le CGTiste Joao Gama dénonce la précarité du local des gardiens. Si les agents vus cette semaine ont réclamé l'anonymat, le CGTiste Joao Gama dénonce la précarité du local des gardiens.
|  LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ |

Même la remontée du mercure ne leur remonte plus le moral. Lassés, les gardiens ...

 

du parc rouge ne se fient plus au redoux. « Ils annoncent du froid pour la semaine prochaine », maugréait l'un d'eux ces jours-ci. Cinq ans qu'on promet un vrai local aux quatre agents municipaux. « Pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage, égrène un gardien. On a fait des propositions, pour mettre un poêle ou se raccorder à un boîtier, mais la ville dit que c'est dangereux. » Vandalisé, leur réduit de 5 m² a perdu plusieurs vitres, remplacées par des planches. Plongé dans la pénombre, il semble à l'abandon. Les hommes s'adaptent, apportent des lampes de poche ou un réchaud pour la soupe. « L'an dernier, on avait un thermomètre, on a eu -7° », confie l'un. « Les premières heures, ça va, mais à la quatrième ou cinquième, c'est dur », ajoute un autre.

Présents de 10 h à 17 h, voire 18 h, les fonctionnaires n'ont pas de toilettes. Ils frappent à la porte de la MRES, ou au musée d'Histoire naturelle le dimanche. « On ne demande pas monts et merveilles, souffle un gardien. Juste du chauffage et de la lumière. Nos droits.

 » La municipalité a voté (en octobre 2008 et 2009) la construction de toilettes publiques et d'un local. Depuis, rien. « Le Grand Stade sera terminé qu'on n'aura toujours pas notre baraque », ironise un agent. Les syndicats, eux, ne plaisantent plus. Mi-décembre, FO haussait le ton par voie de tract : « Sommes-nous encore dans une mairie qui s'occupe du bien-être de ses agents ? Pourquoi avons-nous les moyens de délocaliser un conseil municipal (à Gand) alors qu'on n'a pas les moyens de délocaliser un préfabriqué décemment aménagé ? » Hier, Joao Gama, secrétaire de la section CGT, enfonçait le clou : « On ferme le zoo en hiver pour protéger les animaux, mais on ne traite pas les agents aussi bien. Sans doute que ce ne sont pas des animaux exotiques... » Lui y voit le symptôme d'un climat social dégradé : « On ne parle pas de salaire mais de conditions de travail. Si on en vient à faire grève pour de l'eau chaude, c'est dramatique. » • S. B.

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme

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