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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Le 1er mai c'est la fête des travailleurs (pas celle du travail)

29 Avril 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #Luttes

la Cgt du Nord nous informe des lieux et heure des manifestations et rassemblement du 1er mai.

LIEUX ET HEURES DES RASSEMBLEMENTS du 1er mai 2011

 

ARMENTIERES

9 h 30 Place Jules Guesde (face à l’UL)

 

AULNOYE

11 h 00 face à la caserne des pompiers

 

COMINES

11 h devant l’UL (rassemblement)

 

MASNIERES

(UL Cambrai)

En attente…

 

DENAIN

9 h 00 Place Tolstoï

 

DOUAI

9 h 30 Place Carnot

 

DUNKERQUE

8 h 30 départ Mairie de Saint Pol/Mer

10 h 00 face au bâtiment l’Avenir

 

FOURMIES

9 h 30 Place Georges Coppeaux

 

LILLE

10 h 00 Porte des Postes

 

MAUBEUGE

10 h 00 face à l’Hôtel de Ville

 

ROUBAIX

(UL Roubaix et Tourcoing)

10 h 00 face à l’Hôtel de Ville

 

SECLIN

9 h 45 Place St Piat (face à l’UL)

 

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Comment n'avaient-ils pas prévu ?

23 Avril 2011 , Rédigé par Miette Publié dans #multitudes versus ideologie

Nous l'avons appris, engagement a été pris d'organiser un audit sur la sécurité des centrales nucléaires en Europe. On est heureux de l'apprendre, quoiqu'un peu surpris - on nous avait tellement répété qu'elles étaient sûres ! Fukushima ne peut, à la manière d e Tchernobyl, être associé à une société arriérée. Ni d'ailleurs à un concours de circonstances imprévisibles - tsunami est un mot japonais. Et la question qui se pose aussi à propos du crash financier de 2007 ou de la marée noire que le golfe du Mexique doit à BP est : "Comment n'avaient-ils pas prévu ?"

Les catastrophes de grande ampleur ne sont pas nouvelles mais, dans les années à venir, celles qui susciteront une telle question risquent bien de se multiplier. Et, chaque fois, on jurera au public inquiet que la leçon a été comprise. Comme l'expliquait Walter Lippmann avec la lucidité cynique pro pre à "ceux qui savent", lorsque le "public fantôme" se matérialise, inquiet, demandant des comptes, il appartient aux gouvernants de donner les signes qui rassurent - la question est entendue et traitée, en l'occurrence, on va faire un audit - afin que ce public puisse retrouver la quiétude à laquelle il aspire.


La perspective qui, cependant, pourrait angoisser aujourd'hui nos gouvernants est celle d'un épuisement du capital confiance dont ils disposent et usent ce faisant. Et ce d'autant plus que la distance entre eux-mêmes et ce public n'est pas si grande - ils se posent également la question : "Comment n'avaient-ils pas prévu ?", avec cette différence qu'ils savent, eux, qu'il faut serrer les dents, maintenir le cap. Et ils le savent d'autant mieux qu'ils ont cédé aux entrepreneurs privés les moyens qu'il faudrait utiliser pour changer ce cap. La seule boussole qui définisse désormais l'avenir, c'est maintenir ou accroître la compétitivité qui permettra à chacun d'être dans le peloton des pays qui gagnent (tant pis pour les autres, qu'il y ait des perdants fait partie de la course). Ils sont donc contraints de se fier à ceux qui n'ont aucun intérêt à se montrer dignes de cette confiance.

De ce point de vue, on sous-estime parfois ce que signifie le déchaînement de la logique capitaliste que l'on appelle néolibéralisme. La nouvelle donne, la nouvelle configuration de ce que les Etats laissent faire au privé, et de ce que celui-ci fait faire à l'Etat (dérégulation, imposition des droits de propriété intellectuelle, politiques dites actives de l'emploi, etc.), demande à nos responsables d'accepter des mots d'ordre qui impliquent une forme d'anesthésie héroïque - ils ont le courage de faire ce qui doit être fait.

Chacun, désormais, est soumis à l'impératif de ne pas penser, y compris ceux qui travaillent en industrie, forcés de faire ce qu'ils savent être du mauvais travail, aveugle aux conséquences, afin de satisfaire des actionnaires pour qui le seul bon signal est la diminution des coûts de production - Tepco avait, ai-je lu, su "rationaliser" de tels coûts afin de "sécuriser les profits". Quant aux experts, malheur à eux si leurs inquiétudes étaient susceptibles de donner raison aux alarmistes : ils auraient trahi leur rôle assigné, qui est de collaborer de manière constructive à la mobilisation pour l'innovation, et donc le progrès.

Forage en eaux profondes, spéculation financière, centrales nucléaires, dans tous ces cas le premier quidam venu aurait dit que l'on joue avec le feu, qu'il s'agit de faire attention. Mais faire attention demande le contraire de l'anesthésie : le courage de l'imagination, la capacité d'envisager le possible improbable. Dans le monde tel qu'il va, non seulement on jouera de plus en plus avec le feu, mais sur un mode qui voue à faire du "comment n'avaient-ils pas prévu ?", une triste rengaine.

Il est dangereux de miser sur le caractère pédagogique des catastrophes car l'indignation (tous pourris !) nourrit plutôt les partis d'ultra-droite qui fleurissent en Europe. Mais quelles dynamiques pourraient transformer la rage de l'impuissance en processus de réappropriation de ce dont nous avons été séparés, de la capacité de nous mêler de questions qui nous concernent ? De telles dynamiques peuvent, et devraient, être engagées partout.

Ainsi, il me semble crucial de s'appuyer sur le caractère prévisible de la catastrophe de Fukushima pour exiger que les groupes qui contestent l'énergie nucléaire fassent partie des audits de sécurité, avec la capacité d'en faire des enquêtes sans concession. Au lieu de signes rassurants, ce qui serait produit pourrait alors avoir des conséquences, ouvrir l'appétit pour d'autres enquêtes qui irriguent le paysage dévasté de nos imaginations.

 

Isabelle Steingers - Philosophe.


Ouvrage : "Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient", La Découverte, 2009. Isabelle Stengers, philosophe Article paru dans l'édition du 26.03.11

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Méthode Sarkozy, méthode Lepen, l'endroit et l'envers de la même infâmie

7 Avril 2011 , Rédigé par Neo Publié dans #boum bada boum bada boum bam bam

Sarkozy, le preux, le vertueux, relance l'anathème sur les chômeurs et demandeurs d'emploi. Ce sont ses copains qui les ont mis au chômage tout en empochant les aides et en ne versant pas les cotisations patronales, mais il s'en fout. Ce qui compte c'est pointer une fois de plus les victimes de la guerre économique comme responsables et coupables. Ces salauds de pauvres qui profitent de la solidarité nationale. Il sait de quoi il parle Sarkozy, lui qui avec ses potes y puise largement.

 

Sarkozy ou Lepen, ce sont les mêmes pratiques, les mêmes méthodes : casser les solidarités ouvrières, briser les liens entre citoyens,  propager l'envie, la jalousie, la haine et engranger par derrière les gains de productivité, les cotisations patronales, les subventions et  les cadeaux fiscaux. Ah les infâmes ! Le pire, c'est que ça fonctionne et une conversation en ville, chez les commerçants ou dans les transports en commun, tourne vite en débondage d'inconscients nauséabonds. Voilà de quoi alimenter les passions tristes ordinaires : la chasse au chômeur-qui-ne-veut-pas-prendre-n'importe-quel-boulot-déqualifié-mal-payé-loindechezlui-avecdeshorairesàlacon-et-quiprofite,quiprofite le dégueulasse - delasolidariténationale- deceuxquitravaillentduretselèvent-tôt.

 

" le 19 mars à l'Elysée

Nicolas Sarkozy s’est prononcé jeudi dans le Puy-de-Dôme pour un renforcement, à la faveur de la sortie de la crise, des contrôles exercés sur les chômeurs, estimant qu’il s’agissait d’un élément de «justice sociale envers les salariés et les ouvriers qui travaillent dur».

«Puisque nous commençons à sortir de la crise, il va falloir faire des contrôles, je suis désolé de le dire mais je le pense, plus précis et plus exigeants pour les chômeurs qui bénéficient d’allocations et qui refuseraient des offres d’emploi disponibles», a lancé M. Sarkozy lors d’une table ronde sur l’avenir de l’industrie à Issoire.

«Etre au chômage est un drame. L’immense majorité des chômeurs subit le chômage. Il est normal de les accompagner, de les soutenir. Mais si on est au chômage, on a le devoir soit d’accepter une demande d’emploi raisonnable proposée, soit d’accepter un cursus de formation professionnelle pour recycler vos compétences et pouvoir prendre une offre d’emploi», a-t-il ajouté.

«On avait 500.000 chômeurs de plus, c’était pas le moment de renforcer les contrôles parce que dans l’ambiance de crise, il fallait soutenir les gens qui étaient licenciés économiques et qui n’y étaient pour rien», a également estimé le chef de l’Etat.

«Maintenant qu’on sort de la crise, c’est un problème de justice, de justice sociale envers les salariés et les ouvriers qui travaillent dur que de s’assurer que celui qui est au chômage et qui a des allocations grâce à la solidarité nationale fera tous ses efforts pour accepter une offre d’emploi, pour accepter une formation pour s’en sortir», a-t-il insisté.

«Ne pas contrôler, ne pas exiger des résultats de ce point de vue, me semble-t-il, est injuste», a conclu le président."

 

La haine face à tant d'infâmie, il faut l'avoir, mais ne pas se tromper de cibles

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S'opposer à la surveillance totale

3 Avril 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #RED BUZZ

 

 

Une vingtaine de militants opposés à la vidéosurveillance et au futur système de carte de transport par « RFID » ont perturbé l’ouverture de séance du conseil de Communauté urbaine de Lille, ce vendredi. Ils ont été évacués rapidement.

Une vingtaine de militants opposés au développement de la vidéosurveillance et au recours à la technologie des « RFID » (Radio Frequency Identification) pour les futures cartes de transports publics ont perturbé l’ouverture de la séance du Conseil de Communauté urbaine de Lille, ce vendredi en début d’après-midi.


Les militants anti-vidéosurveillance se sont engouffrés dans la salle du Conseil pour déployer une banderole sur laquelle on pouvait lire « non aux RFID », et « non à la vidéosurveillance ». Martine Aubry, après leur avoir demandé de quitter les lieux en leur assurant qu’ils seraient reçus ultérieurement, a finalement suspendu la séance pour les faire évacuer.

Des policiers présents sont intervenus et l’évacuation s’est déroulée sans heurt.

Le Conseil de communauté a ensuite pu démarrer.

Nord Eclair, le 1er avril 2011.

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