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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Indemnité pour travaux dangereux et insalubres : des miettes !

21 Juin 2012 , Rédigé par modérateur Publié dans #cgt59

Indemnité pour  travaux dangereux et insalubres :
Le Département lance une opération
«  pièces jaunes »
Tract à lire sur le blog : cgt59colleges.blogspot.com
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Compétitivité - emplois ? Passons à autre chose !

13 Juin 2012 , Rédigé par Neo Publié dans #Luttes

Une bonne analyse qui pointe clairement les responsabilités actuelles et à venir au cas où les accords finiraient pas restreindre les droits des salariés. Ca nous change des motions et des appels à rassemblement devant les Merdef locaux (surtout qu'on ne peut  jamais leur botter le le cul, ils sont toujours retranchés et sur-protégés).

 

 

Source : UGICT

 

Après le vote du 6 mai, nombre de réformes effectuées (retraite, augmentation (jusqu’à 235 jours) et généralisation des forfait-jours, carte judiciaire et prud’homales, réformes de l’Education Nationale, de la Recherche, crédit-impôt…) ou envisagées (accords compétitivité, TVA sociale) par l’ancien gouvernement doivent être considérées comme caduques !
Sinon cela signifierait qu’au moins une partie du programme Sarkozyste était dans le vrai et notamment celle qui a été clairement refusée : le recul social au nom du coût du travail
et de la dette. Désormais les exigences de rupture avec ce type de politique doivent être mises sur la table des négociations !


Tenir le cap des revendications
Le Medef fera tout pour poursuivre le programme qui est le sien, même si Sarkozy n’est plus président. Mais rien n’oblige les syndicats à entendre ou à se soumettre à ses exigences, au contraire. Sachons imposer un tout autre débat, celui des solutions à mettre en œuvre pour sortir de la crise. La réunion négociation sur les accords de compétitivité-emplois initialement prévue le 16 mai a été reportée. Dans un communiqué, le MEDEF affirme qu’il souhaite, comme l’a proposé la CFDT, rencontrer avec les partenaires sociaux le Président élu François HOLLANDE avant les législatives des 10 et 17 juin, afin de «préciser la méthode de travail et l’agenda social» et «poursuivre à une date ultérieure la négociation paritaire, initialement prévue le 16 mai, sur le thème des accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi».


Faut-il des accords de compétitivité-emplois ?
Rappelons-nous, les élections présidentielles étaient en vue. Nicolas Sarkozy a alors sommé les « partenaires sociaux » de négocier un accord «compétitivité-emploi», menaçant de faire voter une loi en cas d’échec. Non seulement, le Medef n’a pas obtenu d’accord avant les élections présidentielles, mais Sarkozy est redevenu, le 6 mai, un français parmi les français. On peut donc s’interroger sur la légitimité de poursuivre cette négociation imposée par un pouvoir politique qui n’est plus aujourd’hui en place.

Soyons clair, ce n’est pas le problème de l’emploi qui est au cœur de cette négociation. Les observateurs sérieux rappelleront d’ailleurs que les entreprises qui ont arraché des baisses de salaire, ou des remises en cause des 35H sans hausse de salaire au nom de la sauvegarde des activités, ont toujours fini par aux licenciements massifs ou à la fermeture.


Quel rapport salarial ?
Au cœur de cette négociation, il y a la remise en cause des conditions de travail, de salaire et plus encore le contrat de travail.
Même rebaptisés pour « la sauvegarde de l’activité et de l’emploi» par la CFDT, la CGC et la CFTC, lors des négociations, le but des accords de compétitivité-emploi, reste d’autoriser les entreprises à faire privilégier le contrat sur la loi.
Tout salarié devrait alors accepter toutes les modifications de salaire, de temps de travail qu’exigerait l’employeur au non de la sauvegarde de l’emploi sans que cela ne soit considéré comme une modification de son contrat de travail. Le salarié n’aurait plus de recours possible face à son employeur.

Dans son dernier projet le Medef parle de simple «rupture du contrat de travail», sans en préciser les modalités. Les salariés qui refuseraient les sacrifices pourraient être licenciés dans des conditions plus souples.
Ainsi, l’employeur pourrait exiger que les salariés fassent l’impasse sur des droits essentiels et qu’ils se plient à sa loi ou choisissent leur licenciement. Etrange conception de la République où tous les salariés n’auraient plus les mêmes droits. Pour la CGT, il n’y a pas de république sans SMIC interprofessionnel, sans durée légale du travail garantissant une base commune minimum du vivre ensemble, indépendamment de la taille, du lieu ou du secteur d’activité de l’entreprise.

De plus, le Medef échapperait aux règles applicables aux entreprises en matière de licenciement économique et aux normes internationales, notamment la convention n° 158 de l’Organisation Internationale du Travail sur le licenciement. Ajouté à l’explosion des ruptures conventionnelles, ce serait la généralisation de la liberté de licencier.

 


Comment travailler sans droits ?
Les ICT sont d’ores et déjà mis dans des situations extrêmement difficiles par le management universel.
Objectifs, évaluation, notations, gestion par indicateurs et jalons, ruptures conventionnelles, rendent très difficile aux ICT de faire valoir leurs droits en totalité, no-
tamment en matière de temps de travail, de lien durée du travail-qualification-salaire, de santé au travail. Que leur restera-t-il pour exercer leur travail en toute responsabilité sociale et professionnelle, si du jour au lendemain l’employeur peut leur augmenter leurs horaires, le nombre de jours de leur forfait, réduire leur salaire et que la seule alternative qui leur sera offerte sera la perte de l’emploi ?
Les accords de compétitivité touchent non seulement aux contreparties que l’employeur doit à tout ICT en échange de ses capacités de travail mais aussi à ce qui doit être premier dans le travail, s’agit-il seulement de travailler pour les objectifs de l’employeur ou pour les besoins industriels et sociaux de l’entreprise et plus largement de la société ?


Pour la CGT, Il n’est pas concevable que des salariés qui ont pour rôle de développer et de veiller à l’efficacité du travail, à ses progrès, soient ainsi mis en situation de ne plus pouvoir faire valoir leurs droits. D’abord parce que tout contrat s’honore et ne peut changer au grès des humeurs d’un des signataires. Ensuite, parce que les droits sont, pour les ICT, la condition de l’engagement de leur conscience professionnelle au service du travail et pas seulement au service des exigences de rentabilité financière.

La crise actuelle démontre amplement qu’on n’exploite pas impunément le travail des salariés qualifiés, qu’on ne se désintéresse pas sans conséquence du besoin de favoriser l’engagement des ICT dans le développement industriel ! Parmi toutes les causes qui expliquent l’affaiblissement industriel de la France, il y a la volonté patronale de payer de moins en moins le travail qualifié et de le corseter dans une dérive procédurale, bureaucratique, digne du taylorisme du 19ème siècle.


Sortir de la crise ou accroître l’exploitation du travail ?
Est-ce en permettant aux employeurs de baisser les salaires ou d’augmenter le temps de travail à tout moment, ou encore de licencier toujours plus facilement, que l’on peut espérer trouver une solution pérenne à des difficultés liées à une crise structurelle qui renvoie d’abord au décalage entre la finance, les exigences de rentabilités financières et l’économie réelle ? Poser cette question montre bien que les accords de compétitivité-emploi sont une déclinaison des thèses libérales.

Pour faire face à des difficultés ponctuelles, il n’y a d’ailleurs nullement besoin de casser les droits sociaux. Il suffit d’améliorer le financement du chômage partiel, ce que le Medef a refusé récemment.
Mais quand il s’agit de difficultés liées à des causes structurelles, en quoi baisser le coût du travail est-il de nature à s’en sortir durablement ?


Premier bras de fer de l’après-Sarkozysme
Toutes les organisations syndicales doivent mesurer qu’elles peuvent, ensemble, parler plus fort au Medef qui a perdu un soutien majeur avec le scrutin du 6 mai.
Durant la campagne électorale, l’équipe de F. Hollande avait fait savoir le 13 avril qu’il ne s’opposerait pas à un accord paritaire. Mais aujourd’hui, il appartient au nouveau chef de l’Etat de mesurer la situation. Il ne peut ignorer qu’il n’a aucune obligation d’accepter l’héritage d’une négociation conçue sous pression pour satisfaire le programme du Medef « le contrat contre la loi ; le droit de licencier sans contrainte ». Le risque est de mettre en place la casse du modèle social français sous couvert d’une volonté d’améliorer les relations sociales entre les salariés, leurs représentants et le patronat.

Le nouveau gouvernement peut, par contre, favori ser un changement de cap au niveau du contenu des négociations patronat-syndicats. Trop d’accords de branches ont des minima en dessous du Smic. Les accords de branche et d’entreprise sur les forfait-jours ne sont pas conformes au droit européen. Et cette négociation sur les accords de compétitivité doit tout au programme du Medef et rien aux exigences de sécuriser l’emploi et de développer l’industrie.


Faire la chasse aux coûts du capital plutôt qu’au droit du travail
En 2010, les entreprises marchandes françaises ont versé 157 milliards d’€ de cotisations sociales et les dividendes versés ont atteint le double, soit 308 milliards, un record absolu en Europe. Ces versements dépassent, en 2011, les investissements réalisés dans nos entreprises.
Dans le même temps, le crédit impôt recherche versé sans contrôle ou contre partie atteint 5 milliards. Le résultat en terme de progrès global des budgets de R&D est pratiquement nul et rien, ou presque, ne débouche au niveau de la relance d’activités industrielles.
De même, la masse des investissements réalisés dans les grands groupes est maintenant inférieure au coût du capital (dividendes et coûts financiers). Ces groupes français sont les plus grands exportateurs de capitaux d’Europe.

 

Des ressources financières pour actionner d'autres leviers

- L'élévation générale des qualifications et leur juste reconnaissance et paiement,

- La transformation du mode de management dans ses diverses dimensions (organisation et conditions de travail, pilotage et responsabilité sociale et environnementale des entreprises,...) afin de revaloriser et donner du sens au travail ;

- L'ancrage territorial des processus et capacité de production, les élargir à de nouveaux secteurs par l'innovation ;

- La qualité et la durabilité des produits c'est à dire produire et consommer en préservant l'environnement et anticiper les nouvelles technologies.


 

Battons en brèche les accords de compétitivité-emploi. Inversons le sens des négociations à tous les niveaux ! Faisons valoir les exigences sociales !


 Version du document au format PDF.

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Retraites : J'aime pas les socialos !

9 Juin 2012 , Rédigé par Le Peinard

Retraite à 60 ans ? tape sur ta bouche si t'as voté socialo !

Ci-dessous un article "objectif" publié sur un site professionel "Connexité" peu susceptible de prendre position. Ca donne une bonne idée de la mesure prise par le Gouvernement Hollande. Mesure, c'est bien aimable ! Les socialos fidèles à eux-mêmes ont calculé au plus juste, à la va-vite, de manière à ne pas se priver de voix possibles aux législatives.

Au final, peu de personnes concernées, des validations a minima : deux trimestres pour les chômeurs, deux pour les congés maternités, des miettes pour les salariés. On ne touche pas à la réforme des retraites de Sarkozy et si vous avez perdu trois semaines de salaire dans la rue en octobre 2010 à faire la retape pour la gauche française, comme je l'ai fait, eh bien, une fois encore, vous avez été bernés. On reste avec un départ à la retraite tardif, des trimestres qui s'ajoutent régulièrement, des pénalités et des décotes, on augmente les cotisations (quoique 0,1 % ça donne une idée de l'ampleur de la mesure et de sa générosité !). Les élus socialistes,  ils vont bien, merci pour eux, ils sont prospères, joues vermeilles, nouvelles voitures de fonction, nouveaux bureaux,  sous-ventrière prête à péter, sourire aux lèvres, ça roule, la crise ne les atteint pas, ils ont de bons régimes de retraite.  Populisme ? eh bien voyons, dénoncer le cynisme sous forme de pragmatisme économique pro-capitaliste ce n'est pas du populisme, c'est incorrect politiquement, certes, mais ça ne fait que mettre à nue la vérité de la classe politique. Et elle n'est pas belle.

 

C'est quand le troisième tour social, celui qu'on nous avait promis, le peuple de gauche dans la rue ? parce que là, c'est bientôt c'est les congés...

"Retraite à 60 ans : cela concerne aussi des fonctionnaires

"Un signal désespérant" selon François Fillon, "la notation de la France menacée", d’après le Wall Street Journal, des syndicats globalement satisfaits "en attendant plus", voilà résumé l’essentiel des réactions, suite à la confirmation, hier, à quelques jours des élections législatives, par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé de "l’élargissement des possibilités de départ à la retraite à 60 ans, conformément à l’engagement pris par le président de la République de permettre aux personnes ayant commencé à travailler jeunes et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités de partir à la retraite à taux plein à 60 ans".

Une mesure qui fera l’objet d’un décret d’ici la fin du mois de juin. De quoi s’agit-il ? Le Gouvernement a décidé d’élargir les conditions d’application, jugées par lui "très restrictives", du dispositif législatif "carrières longues" qui permet déjà de déroger à l’âge légal de liquidation d’une pension à taux pleins. C’est ainsi que "la majoration de huit trimestres de la durée d’assurance requise sera supprimée et la condition d’âge de début de carrière professionnelle relevée de deux ans, pour l’étendre aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans.

En outre, le Gouvernement a souhaité faire un geste pour les personnes qui ont connu des accidents de carrière, "afin de ne pas les pénaliser". Cela concerne les chômeurs et les mères de famille. Pour les premiers, seront pris en compte dans le calcul du nombre d’annuités d’assurance deux trimestres validés au titre des périodes de chômage. Quant aux mères de famille, le Gouvernement prévoit de leur permettre  de valider deux trimestres de congé maternité, qui "s’ajouteront aux quatre trimestres pouvant être validés au titre des arrêts maladie, maternité et accidents du travail dont peuvent bénéficier tous les assurés".

Qui ces mesures concernent-elles ? Réponse de la ministre : "Les assurés de l’ensemble des régimes de retraite", autrement dit : les salariés du secteur privé, les commerçants et artisans, les salariés et exploitants agricoles, les professions libérales et… les fonctionnaires.

Comment cela va-t-il se passer ? Dès la publication du décret, les personnes concernées pourront déposer leur demande. La mesure devenant effective à compter du 1er novembre prochain.

S’agissant des régimes complémentaires, Marisol Touraine précise qu’"il appartiendra aux partenaires sociaux, gestionnaires des régimes complémentaires, de discuter de la manière dont ils traduiront ces dispositions dans les régimes dont ils ont la responsabilité".

Cette mesure devrait bénéficier à plus de 110.000 personnes chaque année. Coût prévu pour les régimes de base : 1,1 milliard d’euros en 2013 et 3 milliards d’euros en 2017. Une dépense "intégralement financée, par une augmentation des cotisations sociales ‘retraite’, qui s’établira pour la première année à 0,1 point pour les salariés, à 0,1 point pour les employeurs", tient à "rassurer" le Gouvernement, qui assure qu’elle "ne remet pas en cause le respect des engagements de la France en matière de redressement des finances publiques"."

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Appel à l'aide des Assistantes familiales du Nord !

7 Juin 2012 , Rédigé par modérateur1 Publié dans #cgt59

"Assistantes familiales : quand celles qui aident les enfants privés de famille ont besoin d'aide

PAR VINCENT TRIPIANA

La Voix Du Nord

Publié le 07/06/2012

Elles étaient une quinzaine, mardi, réunies par la CGT à l'ancien collège Vauban. Après Cambrai et Douai, Maubeuge a assisté au douloureux problème des assistantes familiales, celles qui prennent le relais de la Justice lorsqu'elle a retiré un enfant de sa famille. Explications avec Martine Vis.

Marguerite-Marie Machut et Martine Vis, de la CGT, mardi après-midi à l'ancien collège Vauban.

Marie-Marguerite Machut                  Martine Vis

 

> Qui sont ces assistants ? 
« Ce sont des personnes salariées par le conseil général pour accueillir au sein de leur famille des enfants qui sont confiés au service de l'aide à l'enfance, en grande majorité sur décision de justice. On est à peu près 320 dans l'Avesnois, pour approximativement 800 enfants, avec une moyenne de deux-trois enfants par famille. Les enfants sont âgés de zéro à 21 ans. Nous demandons qu'il y ait une cohérence au niveau des accueils, mais elle n'est pas toujours recherchée. Bien souvent, on confie un enfant là où il y a une place de libre, sans chercher plus. »

 

> Quel était le but de cette réunion ?

« Faire connaître les difficultés que rencontre cette profession. Personne ne veut rien entendre, rien savoir. Le seul moyen pour obliger l'administration à se pencher sur ces difficultés c'est d'interpeller les élus, de faire venir la presse. »  > Depuis quand rencontrez-vous ces difficultés ?

« Cette profession n'a jamais été simple. Elle n'était pas reconnue, c'était un peu du bénévolat. Les difficultés qu'on rencontre aujourd'hui ont été créées par la création du service d'accompagnement familial. Il s'agissait d'accompagner, professionnaliser les assistantes. Mais ce service a surtout été là pour répondre à des problèmes de ressources humaines et pour créer un référent en terme de formation. Tout cela a été construit en allant, sans réflexion. En scindant l'accompagnement de l'assistante familiale et l'accompagnement de l'enfant, sans lien entre les deux, plus personne ne sait désormais qui fait quoi, l'assistante est encore plus isolée. Cette solution, au lieu de régler un problème, en a créé un autre et aggravé les problèmes existants !

 »  > C'est un problème local ou départemental ?

« C'est sur l'ensemble du département. L'administration dit que les problèmes sont locaux. On a d'abord organisé ce type de réunion à Cambrai, puis à Douai... C'est là où on fait des réunions, bizarrement ! Mais dans chaque endroit différent, on rencontre les mêmes problèmes. On verra quand on sera allé à Roubaix, à Dunkerque... On va faire tous les secteurs pour montrer que ce n'est pas nous qui créons les problèmes. »  

> Qu'attendez-vous ?

« Nous demandons que le conseil général crée de nouveau des groupes de parole. Un service tiers, hors hiérarchie, qui permettrait à l'assistante familiale de s'exprimer sans censure, pour déballer, prendre du recul, rencontrer le service chargé de l'enfant, en aidant à formuler les choses. Et une formation plus tôt : la loi prévoit que l'assistante soit formée dans les trois ans mais, vu le nombre, elles le sont au bout de cinq ans. Il faut rattraper le retard. »  

> La formation est-elle suffisante ?

« Non. Mais elle pourrait être compensée par le groupe de travail et de discussion. Les foyers ont des réunions régulières pour échanger. Les éducateurs tournent dans les foyers puis rentrent chez eux, les assistantes sont là 24 h/24, elles sont immergées, la vie privée et la vie professionnelle se conjuguent... Et elles n'ont aucun espace pour prendre du recul et interpeller le service. Tout, dans cette profession, est difficile, à cause d'une mauvaise organisation et d'un manque de considération de ces professionnels par l'administration. Et ce n'est pas difficile que pour l'assistante familiale, ça l'est pour l'enfant aussi... » •

 

PAR VINCENT TRIPIANA

 

 

(lire l'article sur le site de la Voix du Nord)

« Je ne veux pas être une mauvaise mère à cause de mon travail »

Publié le 07/06/2012 à 03h03

"Il a eu du mal à s'en aller, Jean-Luc Pérat. Le conseiller général et candidat dissident PS aux législatives a tout pris d'un coup :

des années de dysfonctionnement, de mal-être, de détresse. La quinzaine d'assistantes maternelles présentes mardi après-midi dans les locaux de la CGT, à l'ancien collège Vauban à Maubeuge, ont tout déballé. Pour une fois qu'elles tenaient un élu, représentant de leur employeur, le conseil général, elles n'allaient le laisser partir si vite. Extraits

 

Une vie privée difficile.- « On n'a plus de vie privée. » « Ils ont appelé une assistante alors qu'elle était à l'enterrement de son frère, et qu'ils le savaient. Ils ont insisté pour qu'elle revienne travailler.» « Nous, on ne passe même pas par la médecine du travail. On a connu des assistantes en dépression, on ne sait même pas si on est encore apte. » « Même pour la prise des congés, c'est difficile.Une année, j'ai su le dernier jour que je pouvais partir, qu'on avait trouvé un placement pour les enfants dont je m'occupais. Je ne veux pas être une mauvaise mère parce que je suis assistante familiale ! » Des difficultés qui s'accroissent.- Les enfants et adolescents accueillis rencontrent des problèmes plus délicats qu'auparavant, disent en choeur les assistantes : « Carences éducatives graves, problèmes psychiatriques et problèmes sexuels. On n'est pas formées pour ça !

 » Un sentiment d'abandon.- « Il n'est pas normal qu'on doive appeler un syndicat pour avoir des réponses !

 » « Au conseil général, on a l'impression que plus personne ne connaît ses compétences, plus personne ne sait qui doit faire quoi. Même demander un soutien psychologique pour un enfant, c'est mission impossible. » « Quand ça ne va pas, on nous dit qu'on est "dans une impasse relationnelle". C'est toujours de notre faute ! Il vaut mieux se taire que de dire qu'on a un problème avec un enfant. » « Dans les formations qu'on suit, on ne parle pas de nos droits, seulement de nos devoirs.

 » « Il n'y a que les parents qui comptent. Et nous ? Et les enfants ? On n'est pas des garde-meubles !

 » « On est dans un système paradoxal qui rend fou : plus personne n'arrive à dire ce qu'on peut faire, plus personne pour nous écouter. » « Les enfants ne passent même pas chez un médecin avant d'arriver chez nous. J'en ai déjà accueilli un qui avait la gale ! » Et les conseillers généraux ?- « On a peut-être une part de faute en tant qu'élu », s'est hasardé Jean-Luc Pérat. En tant que conseiller général, il fait partie de l'assemblée qui décide des moyens à octroyer aux assistantes familiales.

Visiblement, leur profession - et surtout ses difficultés - reste encore méconnue de leurs « patrons »...

V. T.


 

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Succession Bernard Thibault : Où-va la Cgt ? dans les bras du PS ?

3 Juin 2012 , Rédigé par Miette

"La succession de Bernard Thibault donne lieu à un feuilleton pénible. Pour nous militants - par ailleurs largement en désaccord avec l'orientation de notre confédération - on a l'impression qu'il se passe quelque chose "là-haut", entre quelques centaines de responsables, mais sans que nous ayons aucun élément d'appréciation. D'ailleurs, le dernier CCN s'est préparé à huis clos, et très rares sont les structures (UD ou FD) où le débat est seulement sorti du Bureau...

Les médias, qui ne sont en fait pas du tout intéressés à comprendre ce qui se passe vraiment, ne sont qu'à la recherche d'un scoop, d'un nom, qu'à propager les rumeurs.

Et nous, les militants et responsables CGT à la base, on fait quoi ? On attend que ça se passe ?

 

Certains d'entre nous rentrent dans le petit jeu, défendent tel ou tel candidat, sur un critère ou un autre, mais sans vraiment savoir pour quoi. Un aveuglement bien répandu, l'incapacité à prendre du recul et à avoir un vrai regard critique sur notre syndicat.

Alors essayons d'apporter quelques éléments au débat, même si nous n'avons pas la prétention de proposer une analyse claire et complète.

 

1) Le sketch à épisodes

Rapidement, un bref rappel des séquences, juste pour mémoire :

- Vendredi 25 mai, la CE rejette la candidature de Nadine Prigent présentée par Bernard Thibault, par 21 voix contre, 20 voix pour et 5 abstention. En fait, comme nous l'écrit un lecteur, seuls 3 ou 4 membres auraient vraiment voté pour cette candidature, les autres votes Prigent n'auraient été que des votes "légitimistes" pour éviter les conflits et défendre Bernard Thibault. C'est un désaveu de Nadine Prigent, clair et net.

- Mercredi 30 mai, la tension est à son comble dans le CCN. On parle de "primaires", et lors des suspensions de séance toutes les hypothèses sont envisagées. Le soir, en session extraordinaire, la CE revote, se déjuge et propose finalement la candidature de Nadine Prigent. Le vote a été très serré, puisque Agnès Naton est arrivée en tête, Nadine Prigent ayant seulement une voix de moins, et Eric Aubin deux voix de moins. C'est au deuxième tour que Nadine Prigent a été retenue.

- Jeudi 31 mai, le CCN rejette la candidature de Nadine Prigent à nouveau proposée par 304 mandats contre, 255 pour, et 73 abstentions. La mode de désignation du ou de la future dirigeant(e) de la CGT est renvoyé en septembre (voir le communiqué de la Confédération, ICI).

Fin du sketch, suite au prochain épisode, on n'a plus qu'à ramasser les débris.

 

2) "Pas de successeur naturel"

Dans les discours autour de la succession, c'est une formule qu'on entend : à la différence de Thibault élu en 1999 auréolé de sa participation à la grève des cheminots en 1995, les trois candidats supposés sont tous des femmes et des hommes d'appareil,  plus ou moins incrustés dans la bureaucratie syndicale. Experts, ancien administrateur de l'UNEDIC et négociateur retraites (Eric Aubin), représentante à l'Intersyndicale (Nadine Prigent), comité de suivi du plan de cohésion sociale de Borloo puis directrice de la NVO (Agnès Naton), de sont des expert(e)s, des négociateurs, des femmes et hommes de dossiers, pas des militants de terrain, certainement pas des militants de classe reconnus. Ils sont le symbole du réformisme installé dans la CGT.

 

Quelqu'un  peut-il nous dire à quel moment important de la lutte des classes un(e) de ces trois postulant(e)s s'est illustré(e)  face au patronat et au gouvernement ? Même lors du mouvement des retraites en 2010, dossier de Eric Aubin, on ne peut pas vraiment dire qu'on l'ai vu à la tête de la lutte (lol) ! Nadine Prigent face à la RGPP dans les hopitaux et aux restructurations dans le secteur de la santé ? Demandez aux militants CGT des CHU ce qu'ils en pensent. Agnès Naton a certes fait parler d'elle en 2001 autour de la reconstruction du Tunnel du Mont Blanc, mais on ne peut malgré tout pas vraiment parler de hauts faits d'armes...

Quelque part ils ne se distinguent plus vraiment des experts des ministères, même s'ils affichent ne pas être du  même côté.

 

3) Les questions en débat, celles qu'on entend en ce moment dans la CGT...

Essayons de faire le tri

  • Un homme ou une femme ? C'est le plus flagrant, et cela va laisser des traces. Par deux fois, la direction de la CGT a désavoué une candidature féminine, et ce n'est pas top.En particulier, au delà des personnes, nos camarades femmes ont carrément les boules, et on peut les comprendre. Il est évident que le vieux relent machiste du monde syndicaliste a encore de beaux restes dans la CGT. En ce sens, il faut mettre au crédit de Bernard Thibault d'avoir fait cette proposition. Allez, un peu de musique pour se remonter le moral : "Les filles de la CGT" !
  • Fédé ou UD ? C'est en arrière-plan et soigneusement éludé dans tous les commentaires publics. La Confédération est, on le sait doublement structurée, au plan professionnel et au plan territorial. Historiquement, ce sont toujours les Fédérations qui ont été motrices, plus proches de l'affrontement avec le patronat, mais aussi des cabinets et des négociations douteuses. Les UD sont réputées plus proches du terrain, mais moins influentes, à quelques exceptions près (Bouches du Rhône, Nord Pas de Calais, Région Parisienne). Eric Aubin et Nadine Prigent sont issus des fédérations, Agnès Naton d'une UD (74). A ce titre, cette dernière souffre d'un handicap lourd. Mais c'est aussi l'enjeu (contesté) des restructurations en cours et à venir de la CGT pour se rapprocher des TPE ou des précaires ("La CGT en roue libre...").
  • La présence des conseillers occultes. C'est le grand déballage, et ça tire dans tous les sens. Thibault est accusé d'avoir renforcé le rôle des experts salariés au détriment des élus confédéraux, d'avoir conservé Le Duigou à ses côtés ("Le Duigou sort par la porte... et rentre par la fenêtre !"), et de diriger la CGT en autocrate. Ca, c'est que répand le camp Aubin. De son côté, celui-ci est accusé d'avoir une conception très centralisée de la direction (et nous savons qu'il a une main de fer), d'être entouré de responsables qui font des "coups", un "réseau de vieux initiés", Secrétaires Généraux  ou anciens SG de Fédérations pour la plupart, adeptes de la discussion avec le patronnat et des flashs des projecteurs.
    Tout cela est très probablement exact, et pour nous ce ne sont que des diversions pour attirer la sympathie des militants, alors qu'au final, ils feront tous exactement la même chose... Parce que pour tous, la CGT doit finir de se transformer de syndicat de lutte de classe animé et dirigé par des combattants de terrain en syndicat de dossiers animé par des négociateurs de ministères et d'institutions. A titre d'exemple, voir ce qui se passe dans la fédération du commerce (le dossier, ICI)
  • Médiatique ou pas ? C'est quand même terrible que ça pèse tant. Eric Anbin, jeune cadre beau gosse et souriant qui "passe bien" devant toutes les télés, opposé à Nadine Prigent, revêche et autoritaire, peu souriante et austère. On est vraiment tombé bien bas dans la décadence. Où est passé le bégaiement de Krasucki ?
  • La base contre les apparatchicks ? C'est l'argument présenté par les partisans de Agnès Naton pour soutenir leur candidate, et en particulier le combat des plus jeunes membres de la CE ("Etre jeune à la CGT : bronca dans la vieille maison !"). Il est vrai qu'elle ne vient pas du sérail des fédérations, qu'elle est plus moderne, plus proche du mouvement social et donc donnerait une image différente de la Confédération. Mais il ne faut pas se laisser aveugler par l'apparence. Son passé, ses positions, l'orientation qu'elle défend ne la distinguent nullement des autres candidats.

 

4) Une orientation partagée, mais pas de tactique.

Pour conclure ces quelques éléments versés au débat qui expliquent pourquoi nous restons complètement extérieurs à cette guerre de succession, nous reviendrons sur les questions d'orientation.

Le même communiqué du CCN qui annonce le rejet de la candidature Prigent aborde dans sa deuxième partie la situation économique et sociale, et c'est là qu'on voit la réalité du désastre. Le degré zéro de la défense syndicale autour de dossiers lourds comme la retraite, la protection sociale ou l'emploi : "Il appelle ses organisations à être partout à l’offensive dans la création d’une dynamique unitaire pour gagner une forte mobilisation interprofessionnelle, notamment dans le cadre de la conférence sociale annoncée par le Gouvernement." Et ben voilà... plus langue de bois, plus minable et au cul du nouveau gouvernement, tu meurs.

Nous le répétons avec obstination pour être entendus, la CGT n'est plus sur le terrain de la lutte des classes, mais sur celui de la négociation conflictuelle, et avec le PS au gouvernement, ça ne va pas s'arranger.

Et on peut être sur qu'aucun des trois candidats ne se démarque à ce propos..."

 

Article récupéré ici :

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-rien-a-cirer-de-ce-que-pensent-tous-les-ennemis-de-la-cgt-de-la-succession-de-thibault-aux-militant-106292134.html

 


http://ouvalacgt.over-blog.com/article-succession-de-thibault-la-cgt-telle-qu-elle-est-106184007.html

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