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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Contre la gauche carencée !

30 Janvier 2013 , Rédigé par modérateur Publié dans #cgt59

Manifestation Régionale

du 31 janvier 2013

Porte de Paris  à LILLE

 Départ 14 h 30

 

Agents, sympathisants, syndiqués, militants

(tous grévistes)

rendez-vous à 13 h 30 au local CGT 

Rez-de-Mail du Forum, 43 rue Delory à Lille

pour un départ collectif

derrière la banderole CGT du Conseil Général du Nord

 

 

Faisons tenir à ce Gouvernement,

ses promesses électorales !

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Trois ans de gel du point d'indice, c'est du jamais vu depuis la Libération!

26 Janvier 2013 , Rédigé par Miette Publié dans #cgt59

 

Le jeudi 31 janvier 2013,  la CGT, FSU et Solidaires  appellent  à  une journée de grèves et d'actions dans la Fonction Publique.

 

Dans un contexte de profonde régression européenne et nationale du droit du travail et des protections statutaires, de stagnation des carrières, de gel et de baisses répétées du pouvoir d'achat des salariés (privés et publics), d'appauvrissement des politiques publiques, la Fédération des Services publics CGT a déposé pour le jeudi 31 janvier prochain dans le cadre de l'appel national, un préavis de grève permettant ainsi aux agents de la Fonction Publique Territoriale de construire dans un premier temps des actions ou d'y participer.

Le 7 février prochain s'ouvriront des négociations cruciales sur les « rémunérations » des fonctionnaires dans le cadre de l'agenda social dirigé par la Ministre de la Fonction Publique, Marilyse Lebranchu. Nous devons mettre la pression sur l'éxécutif avant cette réunion mais pas seulement, nous devons être plus ambitieuxet constuire dès à présent l'opposition sociale massive qui fait décidément défaut à ce Gouvernement qui a choisi, trahissant le mandat donné par ses électeurs, de réduire de 10 milliards d'euros le fonctionnement et l'investissement publics - que la novlangue libérale appelle « dépenses publiques » -  pour satisfaire aux exigences des indicateurs maastrichtiens. Indicateurs contre lesquels les français avaient voté majoritairement NON en 2005 !

 

Au Conseil Général du Nord,la grogne s'organise et dès le 31 janvier, juste pour s'échauffer un peu et se dérouiller les rotules avant le déferlement protestataire du printemps  :

  • à l'initiative de militants cégétistes certains services devraient être touchés : cantines fermées, services sociaux perturbés ;

  • Mise en place avec le Conseil Général du Pas de Calais, d'un mouvement catégoriel mais revendicatif pour l'intégration des travailleurs sociaux en catégorie A ;

  • Participation d'agents et de militants à la Manifestation régionale qui partira dès 14 h 30 de la Porte de Paris à Lille.

  • la CGT déposera chez  Monsieur Patrick Kanner, un point d'étape de son enquête sur les attentes des agents en matière de participation de l'employeur à la protection santé-prevoyance. Ca traîne ce dossier et c'est mauvais signe !

 

Les initiatives locales et la mobilisation soutiendront les revendications nationales suivantes :

 

  1. Améliorer le fonction de la Fonction Publique et des Services Publics

  2. Créer les emplois nécessaires
  3. Augmenter les salaires et le pouvoir d'achat

  4. Abroger la journée de carence

 

1 - Améliorer le fonctionnement de la Fonction Publique

De nombreuses concertations sont en cours et les semaines et les mois à venir vont voir se concrétiser plusieurs projets législatifs : Modernisation de l'Action Publique, Education, décentralisation, enseignement supérieur, justice...Pour la CGT, ces projets doivent donner le cap du changement de politique afin d’assurer plus de justice sociale et de progrès. Ils doivent définitivement tourner la page de la RGPP .

 

2 - Créer les emplois nécessaires : 12.000 suppressions de postes cette année dans les ministères non prioritaires !

La Fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière) représente 20 % de l'emploi total de notre pays soit plus de 5 millions de salariés.
60 à 65000 recrutement sont prévus sur cinq ans pour l'Education et l'Intérieur mais 2 départs à la retraite sur 3 non remplacés dans le reste de la Fonction Publique, c'est pire que la RGPP du pouvoir précédent !
Il faut aussi
 mettre un terme à la précarité dans la Fonction publique.

 

 

3 - Augmenter les salaires et le pouvoir d'achat !

 

Les négociations qui s'ouvrent le 7 février prochain doivent aboutir rapidement sur une mesure générale et immédiate, de hausse des traitements :

  • revalorisation du point d'indice gelé depuis trois ans et son indexation les prix ;

  • des mesures de rattrapage des pertes de salaires ;
  • un salaire minimum à 1600 euros nets mensuels ;

  • l'intégration des indemnités sous forme indiciaire.

4 - Abroger la journée de carence !

 
Cette mesure est une nouvelle amputation du pouvoir d'achat ! Elle pénalise durement les agents en imposant une baisse de salaire comme s'ils étaient coupables d'être malades ! Rappelons que cette mesure a surtout servi à l'époque à stigmatiser les fonctionnaires... et qu'elle pénalise plus souvent les femmes et les personnels exerçant dans les zones urbaines difficiles.

 

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Sécurisation de l'emploi : accord scélérat !

24 Janvier 2013 , Rédigé par modérateur Publié dans #anti-langue-de-bois

Accord sur l’emploi 2013

Le 11 janvier 2013, les négociations nationales dites de "sécurisation de l’emploi" se sont terminées par un accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés.
Dans cette négociation, la CGT a notamment revendiqué : (...)
La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher. Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres début mars, pour ensuite être voté au Parlement e
Accord sur l’emploi 2013n mai.

Des avancées ?
Les partisans de cet accord veulent nous faire croire qu’il ouvre des droits nouveaux aux salariés. Mais en réalité ces "contreparties" sont virtuelles, conditionnelles et remises à plus tard et encore... pas pour tous  !(...)
Une mobilité interne : volontaire ou forcée  ?
Loin de répondre à la feuille de route fixée par le gouvernement lors de la conférence sociale de juillet 2012, cet accord organise la mobilité interne forcée permettant ainsi aux employeurs de vous muter sur un autre poste, de vous envoyer à l’autre bout de la France. Si vous refusez, vous serez licencié pour motif personnel  ! (...)
Quel accès à la justice demain  ?
L’accord sécurise les licenciement en privant les salariés ou en leur rendant plus difficile l’accès à la justice prud’homale pour obtenir réparation du préjudice subi. (...)
Maintien dans l’emploi ou chantage  ?
Le texte met en place les accords «  compétitivité / emploi  » que Nicolas Sarkozy voulait imposer sans avoir pu les mettre en place. Modifier le temps de travail et baisser les salaires durant deux ans sans garantie de maintien des emplois serait désormais possible. (...)
Que devient le Contrat à durée déterminée ?
Avec cet accord, le Medef veut imposer pour des salariés des petites entreprises de certaines branches le contrat à durée indéterminée «  intermittent  », c’est à dire un contrat totalement flexibilisé. (...)
Sécuriser l’emploi ou sécuriser les licenciements  ?
Alors que seulement 3% des chômeurs inscrits à Pôle Emploi ont pu bénéficier d’un plan social, le Medef veut grâce à cet accord décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, en l’absence d’accord, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. (...)
Vous avez dit dialogue social et représentativité ?
Si ce texte devait être retranscrit en l’état dans une loi, comme le gouvernement en a l’intention, cela provoquerait de graves répercussions sur votre vie de salarié. De plus, ce gouvernement qui se dit attaché au dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats signataires.(...)
Flexibilité, précarité : l’état de l’opinion
Cet accord est aussi contraire à l’opinion largement partagée par les salariés, comme l’ont montré plusieurs enquêtes.(...)


Dernière mise à jour : 22 janvier 2013

Alors qu’il y a chaque jour plus de 1500 nouveaux chômeurs, que les ruptures conventionnelles (dont 80% sont imposées aux salariés) et les plans de départ volontaires explosent, le patronat prétend qu’il serait difficile de licencier ?
Que le droit du travail serait trop rigide ?
Faudrait-il, pour travailler, accepter de perdre tous ses droits, que le travail non ou mal déclaré devienne la norme, que les "mini jobs" à l’allemande ou le travail "indépendant" à la roumaine ou à la polonaise fleurissent ?

source : http://www.cgt.fr/-Accord-sur-l-emploi-2013-

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Fonctionnaires : de plus en plus mal payés !

23 Janvier 2013 , Rédigé par modérateur Publié dans #BUZZ

Stagnation du salaire minimum dans la Fonction Publique : 1430 euros bruts/mois en 2013 !
Quand le gouvernement parle de relèvement du salaire minimum dans la fonction publique,  il s'agit en réalité d'une stagnation puisque que la hausse, au premier janvier, fixe ce minimum à 1 430,76 euros bruts, soit 4 euros bruts de gains !

Précédemment porté à 1426,13 euros, il y a un an, le minimum garanti fonction publique est relevé d'à peine 4 euros bruts supplémentaires en janvier 2013. Pour mémoire, en 2012, les fonctionnaires au bas de l'échelle avaient bénéficié (comme dans le privé) d'une hausse salariale de + 27,78 euros bruts.

Les agents de la fonction publique auront donc un gain d'un petit point d'indice seulement de l'indice majoré 308 à 309. Autant donc parler de stagnation du traitement minimum fonction publique en 2013.

Alors que le gouvernement a évoqué 3 % de hausse, il s'agit en réalité d'une augmentation de 0,3 % qui est aujourd'hui accordée ! Erreur surprenante dans la communication du gouvernement !

Marylise Lebranchu n'avait pas caché sa politique d'austérité pour la fonction publique. Et, on peut d'ores et déjà constater que les agents et fonctionnaires les plus pauvres en paient déjà la note.
 
Près d'un million de fonctionnaires, soit 945 000 agents publics au salaire minimum dans la fonction publique (principalement dans la fonction publique territoriale) sont concernés par cette mesure.

 

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Mali : Quelle connerie la guerre !

19 Janvier 2013 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #multitudes versus ideologie

Allez un peu de courage, il faut cinq bonne minutes pour lire cette déclaration qui démonte les argumentaires bellicistes du Président François Hollande et des medias aux ordres. Un peu de contre-propagande ça ne fait pas de mal, ça lave la tête.

 

Une fois encore, une fois de plus, l’ancienne ministre de la culture, sociologue, écrivain et militante altermondialiste Amina Dramane Traoré fait entendre sa différence.

Sans complaisance, elle appelle ( dès novembre 2012) les femmes à se lever contre la guerre programmée.

En prédisant qu’elles en seront, une fois de plus, les premières victimes…

 

 

"De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit: l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays.Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable. Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme: le religieux à travers l’islam radical; l’économique à travers le tout marché; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire «Non» à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.

Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime. Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer. La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste? Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise libyenne, l'Union Africaine doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi?Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu'ils s’accordent sur la nécessité d'un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.

L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit

L'international Crisis Group prévient, à juste titre, que: «Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la Cédéao et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara».es conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l'être. Elle doit l’être au Mali. Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du Sida. Le plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse? Rappelons également que sur l'ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables. Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l'énorme difficulté d'approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments. Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l'option militaire en préparation est un remède qui a toutes les chances d'être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.

Des incohérences de la communauté internationale

Chacun des puissants représentants de la «communauté internationale» ainsi que la Cédéao (la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et l’UA (Union africaine) ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit. A tout seigneur tout honneur, le président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes «premières victimes des violences de guerre» Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies:«Je sais qu'il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes». Il faut savoir terminer une guerre», semblent dire les présidents américains et français. «La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement», déclara le candidat François Hollande dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s'était adressée aux chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes : «En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes ».L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki Moon, intitulée «Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C'était avant les guerres en Côte d'Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative. Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu'il ne soutiendra pas le plan d'intervention des Chefs d'États de la Cédéao. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative. Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne qu' «il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`UA, ainsi que sur mon engagement personnel.» La nomination pour la première fois d'une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d'émancipation politique pour les femmes et donc de libération du continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d'élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.

Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n'ont aucun compte à nous rendre, à commençé par la Cédéao. L'une des traductions de cette réalité est l'énorme pression exercée sur ce qui reste de l'État malien.Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est. Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate. «J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et», insiste-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation. Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix… », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis. Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d'un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l'art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l'aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus. La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Paix et intégrité territoriale e tourisme, l'artisanat, l'hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l'inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu'ils constitutuaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd'hui occupées, notamment celle de Tombouctou. Référence est faite au statut d'otage non point pour dédramatiser l'épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables. La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par Aqmi retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d'habitants du Nord Mali qui sont autant d'otages (...)Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d'interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n'adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali.

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Areva et sa mine.

16 Janvier 2013 , Rédigé par modérateur Publié dans #RED BUZZ

Mali - A deux pas des combats, Areva et sa mine d’uranium d’Imouraren, mise en service fin 2013 au Niger, 6e producteur mondial d’uranium

dimanche 13 janvier 2013

La mine d’uranium d’Imouraren devrait devenir la deuxième du monde.

Le groupe nucléaire public français Areva espère mettre en service la future mine géante d’uranium d’Imouraren, au nord du Niger, "fin 2013", a déclaré mardi Sébastien de Montessus, directeur des activités minières du groupe.

"Le projet continue au même rythme", a ajouté M. de Montessus lors d’une rencontre avec la presse, ajoutant qu’environ 500 personnes travaillaient actuellement sur le site.

Présentée par le groupe comme la "deuxième du monde", cette mine doit produire 5.000 tonnes d’uranium par an à plein régime et représente un investissement de plus de 1,2 milliard d’euros.

Evoquant par ailleurs la crise alimentaire qui sévit au Niger, M. de Montessus a déclaré que le groupe avait mis en place une "aide d’urgence" d’un montant total d’environ 1 million d’euros.

Concernant la crise budgétaire "aiguë" qu’il traverse, M. de Montessus a affirmé qu’Areva était "en train de regarder" ce que le groupe pouvait faire pour apporter son aide au pays.

"Le gouvernement est dans une situation qui fait qu’il a besoin d’être aidé par ses partenaires", a-t-il estimé, rappelant notamment que l’organisation des élections (locales en novembre, présidentielles en janvier 2011) avait un "coût élevé".

Présent depuis 40 ans au Niger, où il extrait près de la moitié de son uranium, Areva a récemment enterré la hache de guerre avec les autorités de Niamey, qui l’avaient un temps accusé de soutenir la rébellion touareg.

Le conflit a été définitivement règlé en mai 2009, avec le lancement des travaux sur la mine géante d’Imouraren, en présence de la présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, et du président nigérien Mamadou Tandja, renversé depuis par un coup d’Etat.

Le groupe exploite pour le moment au Niger deux gisements, situés à 1.200 km au nord de Niamey, la capitale. Le premier à ciel ouvert à Arlit et l’autre souterrain à Akokan.

Le Niger est le sixième producteur mondial d’uranium. Premier produit d’exportation, le minerai représente 5% de son produit intérieur brut (PIB) et génère plus de 5% des recettes fiscales.

Jeune Afgrique

 

source : http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article5038

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Vive le Capital ! Vive la crise !

16 Janvier 2013 , Rédigé par modérateur Publié dans #RED BUZZ

Goldman Sachs a annoncé mercredi un bénéfice quasiment triplé au quatrième trimestre, grâce à une amélioration des valorisations sur les marchés boursiers et obligataires, à une croissance des revenus dans les fusions et acquisitions et à une diminution des charges liées aux rémunérations.

(...) Le bénéfice ressort à 2,8 milliards de dollars, soit 5,60 dollars par action, contre 978 millions (1,84 dollar) un an auparavant.


(...) Les rémunérations, habituellement la plus grosse charge des firmes de Wall Street, ont diminué de 11% durant la période et ont représenté 21% du PNB, soit la moitié à peu près de ce que la firme versait habituellement à son personnel.

 


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Les infirmiers territoriaux enfin intégrés en catégorie A !

14 Janvier 2013 , Rédigé par modérateur Publié dans #BUZZ

Décret n° 2012-1420 du 18 décembre 2012 portant statut particulier du cadre d’emplois des infirmiers territoriaux en soins généraux

 

Le classement en Catégorie A des infirmiers est étendu à la F.P.T. à compter du 1er janvier 2013, avec la création du nouveau cadre d’emplois des infirmiers territoriaux en soins généraux (Catégorie A) . Y seront intégrés automatiquement les infirmiers territoriaux classés en catégorie dite "sédentaire". Les infirmiers classés en catégorie dite "active" auront quant à eux le choix entre :

- rester en catégorie B (nouvel espace statutaire : revalorisation indiciaire) et conserver le classement en catégorie "active" à la C.N.R.A.C.L.

- ou bien intégrer le cadre d’emplois des infirmiers en soins généraux (Cat. A) : de nouvelles grilles de rémunération et un classement en catégorie "sédentaire" à la C.N.R.A.C.L.

Ils auront 6 mois pour effectuer ce choix.

A compter du 1er janvier 2013, les recrutements s’effectueront uniquement dans le cadre d’emplois de la Catégorie A (fin des concours en catégorie B) ; celui de la Catégorie B sera à terme en voie d’extinction. La mobilité inter-fonction publique entre les corps et cadres d’emplois (détachement ou intégration directe) s’effectuera de A vers A et de B vers B.

 

JO - 296 du 20 décembre 2012

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Notre vie en rose *

12 Janvier 2013 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #backlash

De Copé à Marine le Pen, toute la classe politique à l'exception de Mélenchon, applaudit Hollande qui a reçu à Noël une panoplie de "chef des armées". Il a choisi une version habillée, en laine et mohair, inchiffonnable, sable et kaki, la taille - un peu boudinée quand même -  étant soulignée par une ceinture en crocodile élégante mais virile.

Le Mali a besoin des bombes françaises, les otages risquent d'y rester ? on s'en fiche, on y va. On bombe le torse, on ajuste sa ceinture croco. sur son uniforme sable et bang, boum, ouille : déjà un pilote et un otage morts. L'amiral Guillaud est content, on sort les avions derniers cris, les Rafales-de-vent-dans-ta-tête-de-sale-négre-mulsuman, et on dérouille un peu les jambes et les ailes de ce qui stationne en permanence dans l'ancienne chasse gardée de la France : Tchad et Sénégal par exemple. Les mauvaises habitudes ont la vie dure surtout quand des intérêts économiques sont en jeu.

 

Il aura suffit d'un Rafale qui passe,
avec un drapeau tricolore dedans,
crachant ses valeurs par dessus les champs
semant la mort sur ses traces.

 

C'est notre vie en rose
Que l'on achète ainsi.

Viens, buvons quelque chose
Puisque c'est loin d'ici.

 

Il ne reste plus, dans les membres brisés,
l'étincelle divine qui animait les corps
Les bombes bleu, blanc, rouge nettoient le pré carré.
La république défend le dieu sur la croix  et le coffre-fort.

 

Mais n'en parlons plus. Ce n'est plus la peine.
Cela ternirait la nouvelle année.

L'industrie militaire vaut toutes les vies humaines

Et nous nous y sommes résignés.

 

 

* le titre et  base rimée - texte en partie modifié -   sont empruntés à la chanson de Maxime Le Forestier

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LA CFDT SIGNATAIRE D'UN ACCORD SCELERAT ?

12 Janvier 2013 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #RED BUZZ

"La véritable sécurité pour le salarié, c’est celle de conserver son emploi, ou d’en
retrouver un, pérenne et digne, dans des délais très brefs, et non celle consistant à
obtenir des droits sociaux maintenus en cas de perte d’emploi en contrepartie de la
possibilité de perdre plus facilement celui-ci. Il paraît illusoire d’obtenir des droits
nouveaux potentiels pour les salariés les plus précaires si cela se fait en contrepartie
d’une précarisation générale de l’ensemble des salariés." communiqué du SAF

La CFDT fait le sale boulot à la place du Gouvernement ; elle est mandatée et elle aura ses récompenses en places, sinécures et jetons de présence.

En effet, la CFDT  signerait un accord "historique" avec le patronat. Sous prétexte de sécurisation du parcours des salariés, la CFDT permettrait la détérioration des conditions de travail de milliers de salariés (temps de travail, horaires, travail intermittent, réorganisation des équipes, etc...) et la baisse de leur rémunération (travailler plus, dans de moins bonnes conditions et gagner moins) tout en facilitant grandement leur licenciement. Ce "syndicat" en signant l'accord national professionnel va permettre à des accords d'entreprise de se substituer aux conventions collectives qui protègent les salariés de l'arbitraire patronal.

A la lecture du texte de l’accord datant du 11 janvier à 23 heures, ayant reçu un une signature de principe de la CFDT, de la CGC et de la CFTC, sous réserve d’annexes encore clandestines qui risquent d’alourdir l’addition, voici une première lecture.

1. Quelque chose pour réduire le chômage dans cet accord ? Non, mais beaucoup pour faciliter les licenciements.

L’article 18 s’occupe des « accords de maintien dans l’emploi », selon la langue de bois des négociateurs.

En fait, le Medef a obtenu l’aval de 3 syndicats pour pratiquer un chantage : accepter de baisser le salaire et de moduler le temps de travail contre une éventuelle promesse de ne pas licencier.

Cet article introduit une nouvelle possibilité de licenciement : si un salarié n’est pas d’accord avec l’accord patronat-syndicats (jaunes) conclu dans l’entreprise sur cette base qu'il aille voir ailleurs. La rupture de son contrat de travail qui résultera devra selon nous s'analyser comme un licenciement économique dont la cause réelle et sérieuse sera attestée par l'accord patronat-syndicats jaunes. Mais tout le monde sait que les prud'hommes sont payants et que le droit du travail et les inspections du travail, laminés sous Sarkozy ne sont pas les dossiers prioritaires du Gouvernement socialiste.

L’article 7, « création d’un droit à une période de mobilité volontaire sécurisée », invente une extension de la rupture conventionnelle, de la façon hypocrite suivante :

Il apparaît aux signataires que « les salariés veulent changer d’emploi ». Il nous apparaît à nous que les chômeurs et les précaires voudraient plutôt en trouver un, d’emploi.

Mais le Medef veille : lui exige une « période de mobilité volontaire sécurisée », qui consiste à inciter le salarié à aller voir ailleurs.

Pendant la période où le salarié cherche le dahut, son contrat de travail est suspendu (et donc ses revenus puisqu'un salarié n'est pas un rentier...

S’il veut revenir, son emploi ou un autre, équivalent, lui serait réservé…

Sinon, son départ sera une simple démission ce qui revient à dire que le Medef et le patronat qui disposent et usent de la rupture conventionnelle, ce licenciement déguisé souvent utilisé à sens unique, se dotent de plus, de la rupture de mobilité conventionnelle, toujours sur la base d’un accord individuel. (l'accord individuel dans le cadre d'un contrat de travail, contrat où les parties sont reconnues inégales, c'est toujours au détriment du salarié).

Les autres accords qui améliorent le droit patronal de licencier

L’article 20 stipule que le plan de licenciement d’au moins 10 personnes dans une entreprise de plus de 50 salariés doit se dérouler dans un temps record, réduit de façon que la procédure ne traîne pas.

L’article 22 veut « expérimenter » un contrat de travail intermittent sur des « emplois permanents comportant, par nature, une alternance de périodes de travail et de non travail. »

L’article 23 intervient dans l’ordre des licenciements, pour introduire une distorsion dans l’ancienneté : la notion de privilège accordé à la compétence professionnelle, au choix de la direction d’entreprise.

L’article 25 contourne et nie les tribunaux prud’homaux par l’établissement d’un barème forfaitaire pour les indemnités de licenciement. Les signataires CFDT ( salauds! vendus !) et Medef appellent ça « Faciliter la conciliation prud’homale ». Il s’agit de substituer aux tribunaux le présent accord. Une telle méthode permet de mettre au rencart toutes les juridictions, par simple accord – sauf évidemment, le tribunal de commerce, au service du seul patronat.

L’article 26 ramène le délai de prescription du recours à une juridiction est raccourci de façon considérable.

Cet accord, dont la négociation s’est tenue sur le texte du Medef en ses locaux, lui accorde de nouveaux droits de licencier. Sans aucune obligation d’embauche. Chômeur ? un métier d’avenir…

2. Un accord anti-loi M Real*

* projet de loi qui devrait obliger un groupe industriel 
à vendre un de ses sites dès lors où un repreneur crédible est identifié.

Le Medef a obtenu de la CFDT une clause générale de confidentialité en matière d’information des instances représentatives du personnel. Il détermine et encadre le contenu des informations à fournir, limitées à 6 points.

Mais surtout la confidentialité sur ces maigres informations est actée par l’accord selon une modalité à disposition de l’employeur.

Elle est d’autant plus rigoureuse qu’en cas de projet de cession de l’entreprise, s’il existe un repreneur, la confidentialité des informations exige un silence absolu des délégués.

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