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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Le blog CGT des AssFam du Département du Nord est ouvert

31 Août 2013 , Rédigé par Miette Publié dans #cgt59

Nous l'avons déjà écrit sur ce blog, dans des lettres ouvertes, nous l'avons exprimé à l'occasion de réunions ouvertes, dans la presse, etc, le statut précaire des Assistant(e)s Familiaux(les) les rend vulnérables à l'arbitraire des pouvoirs hiérarchiques, aux rigidités administratives et aux dysfonctionnements des services dont ils dépendent. La CGT dénonce encore et toujours les SAF comme services bifrons présentant tour à tour le visage de l'employeur (fonction RH) et celui du conseil (formation- accompagnement) mélangeant la carotte et le bâton.  Les SAF dont les abus de pouvoir à l'encontre de nos collègues ASSFAM alimentent nos réunions syndicales et nos interpellations à l'employeur. Nous sommes partiellement entendus mais ça n'est pas suffisant puisque nos collègues - et les enfants accueillis -  se retrouvent dans des situations catastrophiques à cause de décisions prises à la va-vite, des ouvertures de parapluie, des représailles professionnelles, etc, le tout sur fond d'infantilisation et de mépris pour ces "théoricien(ne)s du quotidien". Il y a loin entre les publications des sciences humaines et la réalité du terrain.

 

Les expériences et les aléas professionnels, les témoignages, les indignations, les colères, les injustices et les revendications des Assistant(e)s Familiaux(les) du Département du Nord ont donc désormais un lieu où s'exprimer, où s'afficher, où se faire entendre :

 

Le Bulletin des Assistant(e)s Familiaux(les) du Département du Nord créé et géré par des Assfam et des travailleurs sociaux CGT  du Département du Nord  vient de publier les deux premiers articles d'une longue série à venir :

 

http://assfam.cgtcg59.lautre.net/

 

 

N'hésitez pas à commenter nos publications  et à nous faire parvenir vos témoignages.

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Les retraites expliquées à ma grand-mère :

29 Août 2013 , Rédigé par Herisson Publié dans #Luttes

Ça fait bien longtemps que je suis à la retraite, tu sais ! Je plains les jeunes d’aujourd’hui qui vont avoir bien du mal ! Tu crois vraiment qu’ils vont supprimer la retraite par répartition ?

Pas tout à fait. Margaret Thatcher a essayé de convaincre les ouvriers anglais de cotiser à des fonds de pension, mais ils n’y ont pas cru. Ceux qui pouvaient économiser ont acheté des maisons. Pour le capital, ce n’est pas le bon circuit. Cette tentative a convaincu les intellectuels du capital que, pour développer les fonds de pension, il faut maintenir, a minima, une retraite par répartition. Ils la veulent trop faible pour vivre, une sorte de minimum vieillesse. D’après leurs calculs, les fonds de pension comme complément à la retraite sont plus convaincants pour les salariés que si c’était le principal. Bernard Friot explique ça dans son livre « L’enjeu des retraites ». Je vais tout à l’heure te citer des chiffres, c’est de ce livre que je les tire.

 

Mais tu vois bien qu’il y a de plus en plus de retraités, et que les gens vivent plus longtemps qu’avant ; alors forcément, les retraites vont coûter de plus en plus cher. Il faut bien une solution !

C’est vrai, le poids des pensions va s’accroître dans les années qui viennent. Mais il n’y a aucune inquiétude à avoir. Regarde, en 1950, les pensions représentaient 5 % du PIB. En 2000, elles en représentent 13 %. On estime qu’en 2050, ce sera environ 18 %. Mais le PIB lui-même double tous les cinquante ans ! Donc en 1950, le PIB était de 1000 milliards d’euros : 50 pour les pensions, 950 pour les salaires, les investissements et les profits ! En 2000 il était de 2000 milliards d’euros, soit 260 milliards pour les pensions (13 %) et donc 1740 milliards pour le reste. En 2050, le PIB sera de 4000 milliards d’euros dont 720 milliards pour les pensions et 3280 pour le reste. Tu vois que, contrairement à la propagande du capital, la part du salaire actif et des investissements augmentent. La population augmente beaucoup moins vite que le PIB : on était 42 millions en 1950, on est 65 millions aujourd’hui, on sera sans doute environ 70 millions en 2050.

 

Ton PIB qui n’arrête pas de doubler, et qui grandit plus vite que la population, comment tu l’expliques ?

C’est que la productivité du travail s’est considérablement accrue. Dans la même heure de travail, un ouvrier d’aujourd’hui produit beaucoup plus que le même ouvrier, travaillant la même heure après guerre. Par exemple, il y avait après-guerre environ 10 millions d’agriculteurs en France. Cela représentait la moitié de la population active. Aujourd’hui, il n’y en a plus qu'un million (c'est-à-dire 3 % des actifs), et pourtant la production agricole a beaucoup augmenté avec beaucoup moins d’heure de travail. C'est-à-dire que chaque heure de travail est beaucoup plus productive : ici, presque 20 fois plus. Mais je te donne un autre exemple : actuellement, selon les chiffres de Peugeot, il est fabriqué 13 000 voitures par jour. La première Peugeot, la 201, c’étaient 13 000 voitures par an ! Et avec plus d’ouvriers que maintenant !

 

Voilà l’affaire, la production par ouvrier augmente, mais pas les salaires !

Tout le problème est là : la question des retraites est la question des salaires. Parce que pour financer les retraites, il est nécessaire d’augmenter les cotisations. C’est la bonne solution : après guerre, les cotisations étaient à peu prés de 5 % du salaire total. Tu sais que le salaire est en deux parties, d’une part le salaire net, celui.qui est versé sur le compte en banque du salarié, et d’autre part l’ensemble des cotisations sociales : maladie, vieillesse, invalidité, chômage, etc. Ces cotisations sont arbitrairement divisées en deux parts : la part dite « ouvrière », et la part dite « patronale ». C’est artificiel, car l’ensemble est dû par l’employeur à son employé pour son travail. Mais ce « paritarisme » permet au patronat de se mêler de la gestion de l’ensemble de ces cotisations, qui représentent beaucoup d’argent, supérieur au budget de l’Etat !

Les cotisations pour la retraite ont plus que doublé jusque dans les années 80 où elles ont été gelées à leur niveau de 1979 pour les salaires inférieurs à 1,6 smic, c'est-à-dire pour plus de la moitié des salariés, le salaire médian étant à 1,5 SMIC.

Pourquoi ce gel ? Parce qu’augmenter les cotisations augmente mécaniquement les salaires ! C’est justement ce que ne veut pas le patronat. C’est grâce à ce gel des cotisations, et la non-augmentation des salaires, que le patronat accapare l’augmentation de la productivité.

Tout à l’heure, on disait que le poids des pensions allait augmenter : la question est de savoir qui va payer. Le capital, par la voix de son gouvernement a une réponse très claire : ce seront les salariés qui paieront. Soit on augmente les salaires, et avec, les cotisations, soit on continue à bloquer les cotisations et on allonge le temps où il faut cotiser. C’est pour ça que je te dis que la question des retraites est en fait la question des salaires !

Tu sais que certains, à gauche, disent qu’en effet, il faut taxer le capital pour financer les pensions. C’est de la poudre aux yeux : s’ils veulent que le capital paye, qu’ils militent donc pour une augmentation des salaires.

 

 Doc.

http://www.resistance-politique.fr/article-les-retraites-expliquees-a-ma-grand-mere-56118637.html

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La meilleure retraite c'est l'attaque !

21 Août 2013 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #Tout est à nous !

"Si nous étions extrêmement cyniques, nous dirions que le moment arrive où, du point de vue de la dépense publique, il vaudrait mieux que meurent les gens qui veulent rester oisifs." Richard Liscia (éditorialiste), Le Quotidien du médecin, Paris, 30 mars 2005.


"Politiquement et psychologiquement, le vieillissement se traduit par le conservatisme, l'attachement aux habitudes, le défaut de mobilité et l'inadaptation à l'évolution du monde actuel" - Alfred Sauvy - 1962


Constatant que 70% des dépenses de santé interviennent durant les six derniers mois de la vie, l'économiste Alain Cotta propose " une sorte d'autorégulation organisée par la société, [la création] d'une fonction sociale : donner la mort"...

 

....et les réformes des retraites qui allongent les durées de cotisation, repoussent l'âge de départ avec une pension à taux plein et qui, dans les faits, appauvrissent les retraités,  facilitent et accompagnent cette "mise à mort". La marchandisation des protections sociales et de la santé parachèvent l'oeuvre.


Halte à la retraite ! Tuez-les tous !


Voici la chanson, couplets et refrain, que reprennent en coeur celles et ceux auxquels "aucune idée ne vient" à part celles de faire exploser les profits, de garantir l'enrichissement d'une minorité,  de maintenir une croissance qui tue la planète, de conforter un système qui crée la frustration et prospère dans le malheur. Il n'est dès lors pas étonnant que les conflits sociaux soient toujours de même nature. Accepter de croire qu'il y aurait nécessité de réformer le système des retraites est déjà une défaite de la  pensée militante. Accepter les contraintes liées à une crise du système, c'est refuser de voir le front mouvant mais constant que dessine la lutte de deux ennemis mortels : le possesseur d'argent contre le possesseur de la force de travail. 

 

Contre la réforme en gestation :


11-08-13-Retraites.jpg

 

 

Pour qui veut comprendre l'enjeu des retraites – salaire différé – dans la lutte qui oppose continûment salariés et capitalistes, les articles, pamphlets, tracts et argumentaires ne manquent pas sur le net et préparent le conflit majeur qui va opposer ce gouvernement à une grande partie de ses électeurs. Mais vous êtes à même de vous  (in)former seul-e-s.


Pour notre part, nous avons consulté :

mais aussi*

*parce que les productions du système sont toujours plus instructives que le rabâchage militant

 

et du côté de la CGT :

 

Le 10 septembre prochain, à LILLE, à l'appel de l'intersyndicale CGT - FO - FSU - Solidaires, les militants de la CGT du CG 59 rejoindront la manifestation

Porte de Paris à 14 h 30

tract de la CGT CG59

et son verso


greve_retraite.jpg

 

on tâte le terrain pour vous et si ça vaut le coup, on vous fera signe !

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Catégorie C : un engagement verbal sans priorité concrète

8 Août 2013 , Rédigé par Herisson Publié dans #infos pratiques et-ou statutaires

Le 23 juillet, le ministère de la Fonction publique a réuni les organisations syndicales, après leur rejet unanime des conditions de reclassement sur la nouvelle grille temporaire proposée par le ministère.

L’austérité salariale est une impasse

Le 7 février 2013, la ministre de la Fonction publique faisait un constat sans concession de la grille indiciaire dans la Fonction publique, de la politique indemnitaire, et établissait une priorité pour la catégorie C : _ "En l’espace de cinq ans, la grille de la catégorie C a été déstructurée par les hausses successives du SMIC et le gel du point. Plus d’un million de fonctionnaires ont aujourd’hui un traitement proche du salaire minimum ...

Le Gouvernement entend avancer rapidement sur ce sujet et vous proposer un ensemble de mesures applicables au 1er janvier 2014… Dans le même temps, les régimes indemnitaires ont pris une place de plus en plus importante au détriment des grilles. »

Le gouvernement justifiait son refus d’une augmentation du point d’indice par son choix de concentrer ses marges de manoeuvres budgétaires sur la catégorie C et les agents les moins rémunérés.

Depuis le début la CGT considère qu’une démarche isolant une catégorie par rapport à une autre est une impasse, qu’il faut passer au plus vite à une négociation sur l’ensemble de la grille, et affronter la question du pouvoir d’achat en relevant la valeur du point d’indice. Des mesures partielles ne sont pas tenables dans le cadre de la politique d’austérité qui est imposée à la Fonction publique et à ses agents.

L’analyse de la CGT est malheureusement confirmée et au-delà, par les décisions du gouvernement pour la catégorie C.

Un engagement que la ministre n’arrive pas à tenir

Le 21 mai 2013, la Fonction publique proposait aux syndicats un abondement uniforme de 7 points d’indice pour la catégorie C, sauf pour le haut de l’échelle 5 (adjoint principal de 2ème classe,..) et pour l’échelle 6 (adjoint principal de 1ère classe,…), qui restaient inchangés. En 2015, une nouvelle attribution uniforme de points d’indice mais sur toute la grille était prévue, de sans doute 5 points.

L’ensemble des organisations syndicales ont considéré ces propositions extrêmement insuffisantes par rapport à la situation de la catégorie C.

Le 28 juin 2013, la Fonction publique a présenté une nouvelle grille de carrière de la catégorie C, temporaire pour la période du 1er janvier 2014 à 2015.

Si elle était véritablement temporaire, cette nouvelle grille pouvait représenter une amélioration pour la situation des agents de catégorie C. Par exemple, l’indice de sommet passait de l’indice majoré 430 à l’indice 457 en 2014. Un minimum de progression indiciaire entre échelons était aussi rétabli. Au 1er janvier 2015 une attribution uniforme de 5 points supplémentaires d’indice sur toute la grille est aussi prévue.

Le 7 juillet, la Fonction publique a présenté aux syndicats des conditions de reclassement sur la nouvelle grille, équivalentes en moyenne à un abondement de 5 points d’indice par agent. De très nombreux agents auraient été reclassés à un, voire plusieurs, échelons inférieurs à celui qu’ils détiennent dans la grille actuelle. L’ensemble des syndicats a rejeté cette proposition, qui fait perdre tout intérêt à cette nouvelle grille, devant de plus être remplacée à l’issue des négociations ouvertes cet automne.

Le 23 juillet, la Fonction publique représente la même grille, en éliminant quelques reclassements d’échelon qui n’apportait qu’un seul point d’indice, voire aucun.

L’ensemble des organisations syndicales ayant répété que la proposition restait aussi inacceptable pour les agents, le cabinet du ministère a indiqué qu’il retirait la proposition de nouvelle grille temporaire pour la catégorie C, et qu’il attribuerait au 1er janvier 2014 le même nombre de points à toute la grille (4, 5, 6,… ?).

Une réunion sera convoquée fin août ou début septembre pour présenter le dispositif retenu. Si les négociations n’avaient pas assez avancé en 2014, une nouvelle attribution uniforme de points d’indice en 2015 (5 points) aura lieu.

Pour aggraver encore les choses, les ratios de promotion sont encore en baisse pour 2013 et 2014 dans toute la Fonction publique, contredisant une fois de plus les intentions déclarées de la Ministre.

Tout cela confirme que pour faire aboutir de justes et indispensables réformes sur les carrières, il faut sortir d’urgence d’une politique d’austérité, dont il ne peut rien sortir de bon.

Pour la CGT, le temps des demi-mesures et du dialogue social biaisé est terminé.

C’est refaire l’ensemble de la grille indiciaire de la Fonction publique, toutes catégories confondues, qui est nécessaire, dès cet automne. Ce sont des mesures salariales d’ensemble, pour en finir avec le gel du point d’indice et rattraper les pertes accumulées, qui sont nécessaires.

C’est l’intervention des personnels, sur leurs revendications, tous ensembles, pour sortir de la politique d’austérité ne permettant aucune réponse catégorielle, qui est nécessaire.

Mobilisons-nous, en commençant par le 10 septembre ! 

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