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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

"Les larbins du CG"

26 Avril 2014 , Rédigé par Miette Publié dans #cgt59

...ou la domesticité  - mise à disposition - de la petite notabilité des collèges (principaux - gestionnaires).

 

Comme s'y était engagé Patrick Kanner à sa prise de mandat devant le CTP, il faut que l'administration départementale travaille avec le rectorat afin de mettre un terme aux agissements de certains principaux et gestionnaires à l'encontre de nos collègues "agents des collèges" :

 

- favoritisme

- pressions et harcèlement

- manque de respect

- mépris

- discrimination syndicale

- détournement des missions  des agents du département à des fins personnelles :

travaux divers dans les logements de fonction, entretien des espaces verts privatifs des logements, nettoyage des voitures, réparations diverses, commissions et approvisionnements personnels, etc...

 

 

 

"Renaissance des ‘’ larbins du cg59‘’

Renaissance des ‘’ larbins du cg59‘’

Capturennnn    Depuis le 1er janvier 2009, les collectivités territoriales sont définitivement employeurs
des agents des collèges désormais intégrés ou détachés dans le cadre des adjoints
techniques territoriaux, mais ils sont, en fait et en droit, placés sous la « double
responsabilité » de la collectivité territoriale et de l’établissement scolaire.
Le Conseil général du nord représente l’autorité hiérarchique. Il est compétent pour accomplir tous     les actes relatifs à la gestion statutaire des agents :
recrutement, rémunération, mobilité, formation…"

 


Voir la suite de  l'article sur le blog "rénové" :   CGT59 des agents des collèges

 

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Austérité zéro !

16 Avril 2014 , Rédigé par trinity Publié dans #Tout est à nous !

Communiqué CGT Fonction publique :
Face à l’austérité confirmée et renforcée, plus que jamais, l’heure est à se mobiliser

A la sortie du Conseil des Ministres de ce jour, Manuel VALLS a fait une communication dans laquelle il a commencé à préciser les contours des 50 milliards de coupes dans les dépenses publiques que le Président et le gouvernement entendent mettre en œuvre.


Contreparties de l’inacceptable pacte de responsabilité, les mesures avancées, si elles se concrétisaient, pèseraient lourdement et gravement sur la Fonction publique et ses agents.

Les moyens du service public, déjà rognés et insuffisants, seraient encore plus gravement amputés, mettant en péril l’exercice même des missions.


Hormis les quelques secteurs décrétés « prioritaires », tous les autres services et établissements subiraient de nouvelles et massives suppressions d’emplois alors que, pour un grand nombre, ils sont d’ores et déjà dans un état de sous-effectif inquiétant.


Et il y a le scandale des salaires. Il faut en effet une bonne dose de schizophrénie – ou plus sûrement de duplicité – pour afficher une soit disant volonté de redonner du pouvoir d’achat aux salariés et, dans le même temps, en tant que premier employeur de notre pays annoncer que près de 20 % d’entre eux devront continuer à subir des amputations sans précédent. Car, c’est bien cela que signifie la poursuite du gel de la valeur du point, sans aucune limite fixée. Cette mesure est d’autant plus lourde de conséquences qu’elle va handicaper la consommation et donc l’activité économique et l’emploi dans le secteur privé. Elle constitue enfin un encouragement au patronat à continuer dans la voie de l’austérité salariale.


La CGT condamne ses orientations et s’y opposera par tous les moyens.

C’est pourquoi, elle confirme sa volonté de construire le rapport de forces unitaire nécessaire à imposer d’autres choix.


Plus que jamais, elle appelle à faire du 15 mai prochain une puissante journée d’action unitaire, de grève et de manifestations.


Montreuil, le 16 avril 2014

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La grève est un épisode de la "guerre sociale"

13 Avril 2014 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #Les soins palliatifs

...alors que  l'élection est un "muselage universel"


Il paraît que nous sommes souverains.


Autrefois, c'étaient les rois qui avaient cette veine, aujourd'hui c'est le peuple.

 Seulement, il y a un distingo, qui n'est pas négligeable : les rois vivaient grassement de leur souveraineté, — tandis que nous crevons de la nôtre.

 Cette seule différence devrait nous suffire à nous fiche la puce à l'oreille et nous faire comprendre qu'on se fout de notre fiole.


Comment, c'est nous qui remplaçons les rois et s'il plaît à un sergot de nous passer à tabac, au garde-champêtre de nous coller un procès-verbal, à un patron de nous botter le cul, tout souverains que nous soyons, nous n'avons que le droit d'encaisser... et de dire merci !


Par exemple, si cette garce de souveraineté nous rapporte peau de balle et balai de crin, y en a d'autres à qui elle profite bougrement.


Au lieu de garder ce trésor sous globe, — kif-kif une relique crétine, avec autant d'amour que si c'était trois poils de la Vierge, ou une des chaussettes de Jésus-Christ, on use de sa souveraineté... Mais on en use de la plus sale façon : on la délègue !

 Et, voyez le truc miraculeux : cette souveraineté qui ne valait pas un pet de lapin quand elle était dans nos pattes, devient une source de gros bénefs pour ceux à qui nous la déléguons.

A vue de nez, il semble que ces oiseaux-là, — nos représentants, — devraient être nos larbins, nous obéir au doigt et à l'œil, n'en faire jamais qu'à notre guise, — va te faire lanlaire !


Ces bons délégués nous font la nique et, bien loin d'accepter d'être nos larbins (ce en quoi ils n'ont pas tort, car il est toujours malpropre d'obéir), ils se posent en maîtres et nous donnent des ordres, — ce qui est crapuleux !

Eux que nous avons tirés du milieu de nous ou d'à côté, sont désormais les vrais souverains ; tout doit plier sous leurs volontés : le populo n'est plus qu'un ramassis d'esclaves !


D'où vient ce changement à vue ? De ce que notre souveraineté n'est qu'une infecte roupie, une invention des jean-foutre de la haute pour continuer à nous tenir sous leur coupe.


Voici le truc : à force d'être plumé vif par les gouvernants de l'ancienne mode, rois et empereurs, le populo a fini par y trouver un cheveu et a commencé à ruer dans le brancard.

Quand les grosses légumes ont vu que ça prenait une vilaine tournure, ils ont biaisé et on dit aux rouspéteurs : «Vous avez raison de ne plus vouloir endurer des gouvernants de droit divin ; rois et empereurs sont des tigres altérés de sang, nous allons les foutre en l'air et le peuple prendra leur place : c'est lui qui gouvernera.»


Cette couillonnade avait des petits airs honnêtes qui empaumèrent le populo :

C'est lui qui allait être tout ! Quelle veine, bon sang ! C'est pour lors que ça ronflerait chouettement. Toutes les pourritures de l'ancien régime seraient foutues au rencard...

Tarata ! Quand on en vint à la pratique, ce fut le même tabac que l'ancien régime : les mêmes jean-foutre qui tenaient la queue de la poêle ont continué à gouverner sous le nom de république — l'étiquette seule a changé.

 Bien mieux, autrefois le peuple avait le droit de groumer, — puisqu'il ne faisait qu'obéir. Tandis que, maintenant, il n'a même plus cette consolation : quand il veut protester, ses maîtres lui ferment le bec en lui disant : «Tais ta gueule, espèce de ronchonneur ! De quoi te plais-tu ? C'est toi qui as créé ce qui est. C'est dans ta puissante souveraineté que tu as voulu être esclave. Subis ton sort en patience : pose ta chique et fais le mort, — sinon on te fusille !»

 

—O—


Y a pas à tortiller : cette vaste blague de la souveraineté populaire est tombée rudement à pic pour nous faire perdre le nord. Sans elle on serait arrivé à comprendre que le gouvernement est une mécanique dont tous les rouages fonctionnent dans le but de serrer la vis au populo ; puis, avec deux liards de réflexion, on aurait conclu que le meilleur usage qu'on puisse faire de cette affreuse machine, c'est de la foutre au rencard.


On en serait venu à conclure que pour avoir ses coudées franches, pour vivre sans emmerdements, faut se passer de gouvernement.

 Tandis que, grâce à l'embistrouillage de la souveraineté populaire, on a eu un dada tout opposé : on a cherché, — et des niguedouilles cherchent encore, — à modifier la mécanique gouvernementale de façon à la rendre profitable au populo.


Comme d'autres se sont attelés à la découverte du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle, certains se sont mis à la recherche d'un bon gouvernement. Les malheureux ont du temps à perdre ! Il serait en effet plus facile de dégotter la boule carrée ou de faire sortir des crocodiles d'un œuf de canard que de mettre la main sur un gouvernement qui ne fasse pas de mistoufles au pauvre monde.

 

—O—


Ah, les jean-foutre de la haute ont été rudement marioles, en nous sacrant souverains !

On est fiers de la chose. — y a pourtant pas de quoi faire les farauds !

 Quand on rumine un tantinet, ce que ce fourbi à la manque est rigouillard : y a pas pire trouducuterie.

 Pour s'en convaincre, il s'agit de regarder de près le fonctionnement de cette sacrée mystification.


Et d'abord nous n'exerçons pas notre souveraineté à propos de bottes, quand l'envie nous vient. Ah, mais non ! Les dirigeants ont réglé ta chose, — tellement que nous n'usons du fourbi qu'une fois tous les quatre ans.


Cette précaution est indispensable, paraît-il, pour nous empêcher de détériorer notre trésor : la souveraineté est un bibelot fragile, et comme le populo a les pattes gourdes, s'il la manipulait trop souvent, il la foutrait en miettes.


En ne le laissant s'en servir qu'une fois tous les quatre ans, pour renouveler la délégation aux députés, les grosses légumes n'ont pas le moindre avaro à craindre : une fois la comédie électorale jouée, ils ont de la brioche sur la planche pendant quatre ans et ils peuvent s'enfiler des pots de vin et toucher des chèques à gogo.


Voici comment s'opère l'exercice de la souveraineté.


Supposez que je sois votard :

Le dimanche que la gouvernance a choisi, à l'heure qu'elle a fixée (sans, naturellement me demander mon avis) je m'amène au bureau de vote.

 Je défile entre une rangée de purotins qui s'emmerdent à vingt francs l'heure — et malgré ça palpent juste trois francs pour leur journée. Ils ont du papier plein les pattes et m'en fourrent jusque dans mes chaussettes... qui sont russes, foutre ! car en ma qualité de votard, l'alliance russe, y a que ça de vrai !


Jusqu'ici tout votard que je sois, je ne suis pas plus souverain qu'un mouton qu'on écorche.

Attendez, ça va venir...

Dans la tripotée de bulletins dont les distributeurs m'ont farci, j'en pige un, que je roule en papillotte.

Pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ?

Je n'en sais foutre rien ! Le coco dont le nom est dessus m'est inconnu ; je n'ai pas été aux réunions, ça me dégoûte ; je n'ai pas lu les affiches, elles sont trop cannulantes... quèque ça fait, j'ai confiance !

Mais, nom d'un foutre, ma souveraineté est toujours pucelle : j'en ai pas encore joui.


Quoique j'aie mon bulletin dans les pattes, tout prêt à être enfourné dans l'urne, je ne suis pas encore souverain ! Je ne suis qu'une belle pochetée que la gouvernance tient sous sa coupe, que les patrons exploitent ferme et que les sergots font circuler à coups de renfoncements quand il m'arrive d'être attroupé.

Ne désespérons pas ! je serai souverain.

J'avance... Enfin, mon tour arrive ! Je montre ma carte, — car je suis en carte ; on ne peut pas être souverain sans être en carte.

 Maintenant, j'ai des fourmis dans les doigts de pied : c'est sérieux, — évidemment le moment psychologique approche, — j'allonge la patte ; je tiens ma papillotte entre les deux doigts, le pouce et le chahuteur.


Eh là, reluquez ma tronche !

Quelle scie qu'il n'y ait pas un photographe...

 Une... deusse... Je vais être souverain !


Juste à la seconde précise où j'ouvrirai mon pouce et mon chahuteur... juste au moment où la papillotte sera lâchée, j'userai de mes facultés de souverain.

Mais, à peine aurai-je lâché mon chiffon de papier que, bernique, y aura plus rien ! Ma souveraineté se sera évanouie.


Dès lors, me voilà redevenu ce que j'étais il y a deux secondes :

une simple niguedouille, une grande pochetée, un votard cul-cul,

un cracheur d'impôts.


Sur ce, la farce est jouée ! Tirons le rideau...

 J'ai été réellement souverain une seconde ; je le serai le même laps de temps dans quatre ans d'ici.

 Or, je ne commence à user de cette roupie souveraine qu'à l'âge raisonnable de 21 ans, — c'est un acte si sérieux qu'il y aurait bougrement de danger à me le laisser accomplir plutôt, — c'est les dirigeants qui le disent, et ils s'y connaissent !

Une supposition que je moisisse sur terre jusqu'à la centaine : le jour où j'avalerai mon tire-pied j'aurais donc quatre-vingt ans de souveraineté dans la peau, — à raison d'une seconde tous les quatre ans, ça nous fait le total faramineux de vingt secondes...


Pour être large, - en tenant compte des ballotages, des élections municipales, des trouducuteries électorales qui pourraient se produire, — mettons cinq minutes !

Ainsi, en cent ans d'âge, au grand maximum, en ne laissant passer aucune occase d'user de mes droits, sur mes quatre-vingts ans de souveraineté prétendue, j'aurai juste eu cinq minutes de souveraineté effective !


Hein, les bons bougres, voulez-vous m'indiquer une bourde plus gigantesque, une fumisterie plus carabinée, une couleuvre à avaler, plus grosse que le serpent boa de la souveraineté populaire ?

 

—O—


Mais foutre, c'est pas tout ! Y a pas que cette unique gnolerie dans le mic-mac électoral.

J'ai dit que, tout en me laissant bonne mesure ce sera rudement chique, si en cent ans d'existence, j'arrive à jouir de cinq minutes de souveraineté effective.

 Encore faut-il pour que je ne sois pas trop volé, que ma souveraineté vienne à terme et ne soit pas une fausse couche.

Or, ça me pend au nez !


Me voici, sortant de poser mon papier torcheculatif dans la tinette électorale. J'ai fait «acte de citoyen» ! Mais cet «acte» ne va-t-il pas tourner en eau de boudin ?

Mon papier va-t-il servir à quelque chose ?

 J'attends l'épluchage des torche-culs...

J'apprends le résultat...

Zut, pas de veine, je suis dans le dos ! L'apprenti bouffe-galette pour qui j'ai voté remporte une veste. Je suis donc blousé, dans les grands prix !


Ma souveraineté a foiré. J'aurais aussi bien fait d'aller soiffer un demi-stroc chez le bistrot. Ça m'eût fait d'avantage de profit.

 Ce qui peut me consoler un brin, c'est que l'épicemar du coin, qui a eu le nez plus creux que bibi et qui a voté pour le bon candidat — c'est-à-dire pour celui qui a décroché la timballe, — est logé à si piètre enseigne que moi.


En effet, à l'Aquarium, son bouffe-galette s'aligne de telle sorte que, chaque fois qu'il vote, il est toujours dans la minorité.

Donc, mon épicemar est volé lui aussi ; sa souveraineté est comme la mienne, — elle ne vaut pas tripette !


Ainsi, c'est net : je vote pour un candidat blackboulé.

C'est comme si je n'avais pas voté.

 Mon voisin vote pour un candidat qui se range dans la minorité.

C'est encore comme s'il n'avait pas voté !...


Et si, au lieu d'être un votard grincheux, j'avais suivi le troupeau des moutons bêlants qui ont voté pour le bidard de la majorité ?

 Eh bien, je n'en aurais pas eu un radis de plus en poche ! J'aurais tout simplement la triste satisfaction de me dire que j'ai donné un coup d'épaule à un chéquard.


Dans tous ces arias, que devient ma souveraineté ?

 Elle ne devient rien, mille tonnerres ! Elle reste ce qu'elle a toujours été, de la roustamponne : un attrape-nigaud, un piège à prolos, — et rien de plus, nom d'une pipe !

 

—O—


Comme fiche de consolation, les grosses légumes veulent nous faire gober qu'un tel fourbi a pour résultat de mettre le gouvernement dans les pattes de la majorité.

Ça, c'est encore une menterie faramineuse !


Ce n'est jamais la majorité qui gouverne. Ce serait elle que nous n'en serions pas plus heureux pour ça, attendu que tous les mic-macs gouvernementaux ne sont que des fumisteries d'escamotage : quoiqu'il en soit, je le répète : ce n'est jamais la majorité qui tient la queue de la poêle.

 C'est toujours une majorité de crapules qui s'est accrochée à nos flancs — et qui s'y maintient grâce à la gnolerie du populo.

 D'ailleurs pour bien se rendre compte que cette racaille n'a rien de commun avec la majorité, y a qu'à éplucher par le menu la distribution des bouffe-galette à l'Aquarium.

 

—O—


Supposons que la population de la France, qui est, à vue de nez, d'une quarantaine de millions, soit tassée sur une surface grande comme une page de mon almanach.


Or, il y a juste dix millions d'électeurs sur ces quarante millions d'habitants.

Pourquoi 10 millions et non pas 12 ou 18 ? Pourquoi ne commence-t-on à voter qu'à 21 ans ? Pourquoi les femmes ne sont-elles pas électeurs ? Pourquoi faut-il que les bons bougres aient des quittances de loyer pour être inscrits ? Pourquoi les soldats ne votent-ils pas ?

 Ça, — ainsi que bien d'autres contradictions, — personne n'a jamais pu les expliquer, c'est la bouteille à l'encre !

Donc, y a dans toute la France que dix millions d'électeurs.

 Supposons que ces couillons-là poussent en carré, kif-kif les asperges, et pour les classer prenons les chiffres de la foire électorale de 1893. Ils occuperont juste le quart de la page, soit le carré ci-dessous :

Reluquez ça, les camaros, et en un clin d'œil vous aurez constaté que c'est la minorité qui fait la pluie et le beau temps.


Le carré des abstentionnistes fait à lui seul le tiers des électeurs ; vient à côté le carré des votards dont les candidats n'ont pas décroché la timballe, — ils sont 2.458.000. Ces deux carrés réunis font plus de la moitié : ceux-là se passent de députés.

Viennent ensuite les carrés des élus : celui des socialistes est le plus maigre ; celui des réacs le suit, puis celui des radicaux. Faisant la loi à tous ceux-là nous tombons ensuite dans le trou à fumier des opportunards et des ralliés : c'est eux les plus forts, et c'est eux qui gouvernent... et ils ne sont pas le quart des votards.

 Et encore, foutre, faut-il pas crier trop haut qu'ils gouvernent ! Les 300 bouffe-galette qui représentent ces 2. 300.000 votards ont en effet à balancer les 270 birbes des diverses oppositions. Seulement, y a de tels mic-macs à l'Aquarium que la plupart du temps, les députés se fichent de l'opinion de leurs électeurs autant qu'un poisson d'une pomme.


Ils votent suivant les ordres d'un ministre ou les ordres d'un distributeur de chèques. De sorte que ces 2.300.000 andouilles qui ont voté pour des bouffe-galette de la majorité, n'ont — même pas eux ! — la veine d'être représentés selon leur cœur.


En dernier ressort, c'est une douzaine de crapules qui gouvernent la France : des ministres comme Rouvier, Bailhaut ou Dupuy, des distributeurs de chèques comme Arton ou des banquiers comme Rothschild.

 

—O—


Quant à espérer s'enquiller dans la mécanique gouvernementale, de manière à se rendre utile au populo, c'est un rêve de maboules et d'ambitieux.


C'est un sale truc que de se foutre tout rond dans un marécage pestilentiel pour se guérir des fièvres. C'est comme Gribouille qui se fichait à la Seine pour ne pas se mouiller.

 D'ailleurs, on a été assez salement échaudés par des bouffe-galette qui parlaient au nom du peuple pour être guéris de la maladie votarde.


De tous les types qui avaient du poil au ventre, alors qu'ils étaient au milieu du populo, combien y en a-t-il qui, une fois élus députés, sont restés propres ?

Tolain, Nadaud, Basly et un tas d'autres ont retourné leurs vestes. Quant à ceux qui ne se sont pas pourris complètement, ils ont pris du ventre et se sont bougrement ramollis.

 Le plus chouette est de se tenir à l'écart, de faire le vide autour des tinettes électorales.

Puisqu'on nous serine que nous sommes souverains, — gardons notre souveraineté dans notre poche, ne soyons plus assez cruches pour la déléguer.


  C'est pour le coup que les grosses légumes feraient une sale bobine !


Ne pouvant plus se réclamer du populo, tout leur péterait dans les mains ; les rouages gouvernementaux n'étant plus graissés par l'impôt se rouilleraient, et en peu de temps la mécanique autoritaire se déclencherait et ne fonctionnerait plus


Ce serait pour le populo le commencement d'une riche saison de bien-être !

 

Émile Pouget - 1896

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"Il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"

4 Avril 2014 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #anti-langue-de-bois

...a déclaré Thierry LePaon, le 20 février dernier à l'occasion d'une interview publiée dans le Nouvel Économiste. Depuis les déclarations de syndicalistes CGT, de commissions exécutives se multiplient avec à titre d'exemple, des arguments comme ceux  de l'Union départementale de Paris :

 

 

Expression de la CE de l'UD de Paris !

 

 

La Commission exécutive de l'UD de Paris a pris connaissance des déclarations de Thierry LEPAON, secrétaire général de la CGT au Nouvel économiste dans lesquelles il déclare :

 

« Il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L'entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés - là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d'éternels absents - et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l'intérêt de leur communauté. Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s'impose.

 

Cette perspective ne me gêne pas, pas plus que celle du compromis qui s'inscrit dans les réalités de l'entreprise depuis toujours : encore une fois, dès lors que nous sommes contraints de vivre ensemble, il faut bien trouver les conditions de ce vivre-ensemble. C'est pourquoi je considère que la vocation d'un syndicat ne se résume plus aujourd'hui à protéger les salariés mais consiste à agir pour faire évoluer non seulement le monde du travail mais aussi la perception qu'on en a ; à incarner une forme de régulation sociale. » Ces déclarations nous ont consternées car elles remettent en cause les fondements même de la CGT, organisation syndicale de classe et de masse, démocratique, indépendante du gouvernement et du patronat. Elles sont contraires aux orientations du 50eme congrès confédéral qui précisent :

 

1.Page 6 : «Le gouvernement a marqué dès son entrée en fonction la volonté de concertation et de négociation comme pierre angulaire de sa démarche. Il doit mener une politique claire en faveur des travailleurs-euses et non pas parier sur un soi-disant «donnant-donnant» entre syndicats et patronat qui dans les faits ne favorise que ce dernier. »

 

2.Page 7 : « Dans un contexte caractérisé par d'intenses contradictions, la CGT adopte une démarche revendicative offensive et déterminée de conquête sociale et démocratique et ancrée sur la défense des salarié-e-s dans l'antagonisme capital-travail »

 

La CGT ne saurait cheminer de façon erratique. Être désorienté avec de telles déclarations dans le Nouvel Economiste et au même moment, dans un rapport de la CE confédérale du 18 février, affirmer que "la double besogne de la Charte d'Amiens est plus que jamais d'actualité", ce qui confirme nos valeurs et repères historiques.

 

Par ailleurs, que signifie la phrase "je crains un net rejet de l'Europe" alors que travailleurs, citoyens et syndicalistes (et notamment la CGT) ont lancé en 2005 un débat de haut niveau sur la nature de l'Union Européenne qui a conduit la CGT à appeler à voter non et au rejet de la constitution européenne à 54 % ?

 

Quant au "vivre ensemble" qui est une aspiration laïque et républicaine à faire vivre dans la cité, cette notion ne saurait être dévoyée en une négation des antagonismes de classe qui se jouent sur chaque lieu de travail !

 

La multiplication de déclarations et initiatives individuelles de Thierry LEPAON sur des positions qui n'ont pas fait l'objet d'un débat et de décisions du CCN, voire contraire à ses orientations, nous interroge sur sa conception du mandat de secrétaire général confédéral.

 

Ce type de démarche ne saurait perdurer. Au moment où le gouvernement cherche à associer les organisations syndicales à l'accompagnement de mesures d'austérité à travers le pacte de responsabilité, la CE de l'UD :

 

  • réaffirme que le salariat n'a aucun intérêt commun avec le capital. La CGT ne pactise pas avec le patronat et s'oppose à toute forme de pacte (pacte de responsabilité, pactes régionaux, conférence sociale...) qui cherchent à associer les organisations syndicales à la régression sociale.

 

  • Appelle à la mobilisation la plus large possible contre le pacte d'austérité, dit pacte de responsabilité. Le pacte de responsabilité n'est ni amendable, ni négociable, il doit être retiré.
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