Mardi 14 juillet 2009

 

Anti-langue de bois : Scandale dans le monde syndical

 

Le 25 juin dernier, un commando de la CGT75 a évacué manu militari les travailleurs sans-papiers qui s'étaient installés depuis  14 mois à l'intérieur de la Bourse du Travail  de Paris. Les gros bras cégétistes ont joué le rôle de nervis pour l'ensemble des organisations syndicales présentes  à la Bourse du Travail -  Seuls des militants de la CNT ont tenté de s'opposer à l'expulsion et Sud n'aurait pas donné son accord à l'opération de nettoyage.


Les gros bras cégétistes se sont chargés du sale boulot et ça arrangeait pas mal de monde. Ce qui fait que le milieu  (au sens mafieux) syndical est quasi-muet sur ce scandale.

 

Ca sent mauvais on pourrait même dire que ça pue.

 

Pour la CGT du CG 59,  les Bourses du Travail,  lieux emblématiques des luttes sociales,  appartiennent aux travailleurs avec ou sans emploi, avec ou sans papiers.


Nous militons pour la régularisation de tous les sans-papiers syndiqués ou non, inscrits ou non dans une coordination des sans-papiers (CSP).

 

 

Alors que ferions-nous, nous, les donneurs de leçons de morale, si nos locaux étaient occupés par des sans-papiers en lutte ?

Sans doute, lutterions-nous avec  eux et n'entamerions-nous  pas une épreuve de force  sous prétexte qu'ils ne veulent pas se syndiquer et préfèrent conduire leurs propres luttes au sein d'un autre type d'organisation.

Si vraiment ça devenait invivable et ingérable au quotidien, si les antipathies montaient au point d'engendrer des conflits, eh bien, nous quitterions nos locaux. Il n'y a pas de honte à éviter la baston entre camarades. Nous nous organiserions différemment, peut-être en nous cotisant pour louer autre chose ou en demandant un local aux autorités compétentes, à l'UD, aux UL ou à la Conf. Peut-être retournerions nous tout simplement  à temps plein sur nos emplois en abandonnant nos décharges et nous militerions un peu plus sur le terrain et notre temps libre.


En tous cas, nous n'utiliserions jamais la violence et la coercition contre d'autres hommes  embarqués bon gré mal gré dans la galère capitaliste.


 

 

 

 

 

 

Par Le Peinard - Publié dans : anti-langue-de-bois
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