Samedi 18 juillet 2009
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Arme « sublétale » (sic) selon la brochure de son fabricant Verney-Carron, le
flash-ball a une surface d'impact de 35 centimètres carrés, la puissance d'un .38 spécial et « fait le même effet qu'un coup de poing de champion de boxe".
"Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, 34 ans, cinéaste, a perdu un oeil touché au visage par l¹un des nombreux
«flash balls» tiré par des policiers contre un groupe de manifestants pacifiques qui protestaient contre l¹expulsion
d¹un bâtiment occupé à Montreuil. Selon de nombreux témoignages, tous les tirs visaient au-dessus de la taille.
Nous ne saurions recenser l¹ensemble des blessures irréversibles dues à l¹utilisation de plus en plus fréquente de ces armes
dans le « maintien de l¹ordre », tant lors de manifestations que dans le quotidien des
interventions des forces de police. Rappelons toutefois qu¹en moins d¹un an, au moins trois manifestants ont été grièvement
atteints à l'oeil : ce fut le cas de Pierre, 17 ans, un lycéen Nantais lors d¹une manifestation à l¹automne dernier et
Joan, 25 ans, un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.
En 2002, lors de la dotation en flash ball de la police le gouvernement et les syndicats de policiers s¹étaient voulus
rassurants (?) affirmant que ces armes étaient « non létales » et que leur usage resterait exceptionnel et
rigoureusement encadré (suivant le principe de « proportionnalité de la riposte »)... Les faits démontrent qu¹il n¹en est rien.
Assurée de son impunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive, ignorant délibérément ces fameux
principes supposés régler leur utilisation et sans hésiter à s¹en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts
(tirs à bout portant, tirs délibérés à la tête, etc.).
Ce qui c¹est passé à Montreuil, Toulouse ou Nantes, s¹inscrit dans une logique d¹utilisation croissante et quotidienne d¹une
répression expéditive pour faire régner l¹ordre : arrestations et interrogatoires d¹enfants, multiplication des gardes
à vues, criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements « non encadrés »
(manifestations, rassemblements, fêtes, concerts), etc.
Parce que nous ne pouvons accepter une telle surenchère de la violence policière ; parce que nous ne pouvons nous résoudre à
accepter une société où la réponse à tout conflit ou tensions sociales soient les "tirs tendus" de flash ball : nous
demandons l¹interdiction immédiate de cette arme, avant que l¹irrémédiable ne se produise."
Parmis les premiers signataires :
Monique Dental, animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »
Eric Hazan, éditeur
Gerard Delteil, écrivain
Jérôme Martin, eneignant
Frédéric Neyrat, philosophe
Gilles Perrault, écrivain
Serge Quadruppani, écrivain
Antoine Volodine, écrivain
Pour signer en ligne
http://petitions.samizdat.net/001-pour-l-interdiction-immediate-du-flash-bal
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Par Estragon
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Publié dans : "matin brun"
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