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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

49ème Congrès de la Cgt : un "métallo" candidat au Secrétariat Général

26 Octobre 2009 , Rédigé par modérateur Publié dans #multitudes versus ideologie

Un Valenciennois face à Bernard Thibault au prochain congrès de la CGT à Nantes

samedi 24.1Un Valenciennois face à Bernard Thibault au prochain congrès de la CGT à Nantes0.2009
 " Jean-Pierre Delannoy part à l'assaut de la «forteresse».

Un an et demi que ça couvait, au moins dans les préparatifs. L'annonce sera faite cet après-midi à Paris, à l'issue d'une réunion du «  Rassemblement des organisations syndicales, des collectifs et mouvements » : Bernard Thibault, secrétaire général sortant de la Confédération générale du travail depuis 1999, va devoir s'attendre à affronter un candidat à ce poste lors du prochain congrès de la CGT qui doit se tenir du 7 au 11 décembre à Nantes. Jean-Pierre Delannoy, 57 ans en décembre, c'est lui, a franchi le Rubicon.

 

Le secrétaire général de l'union des syndicats CGT des travailleurs de la métallurgie du Hainaut-Cambrésis depuis 1988, devenu secrétaire régional des trois USTM du Nord - Pas-de-Calais en 2005, devrait être nommé aujourd'hui « porte-parole » - comprenez candidat au poste de secrétaire général de la CGT - d'un mouvement dont les adhérents dénoncent certaines dérives de la confédération, le rapprochement avec la CFDT n'étant pas le moins critiqué. « Nous en appelons à l'histoire de la CGT. On voit ce qu'on n'a jamais vu de la part de la CGT : la non-prise en compte de cette misère et de cette souffrance qu'on voit aujourd'hui, avec des dizaines de milliers d'hommes et de femmes jetés à la rue. Tout le monde est sur une base de renoncement, c'est inquiétant. Il faut redonner de la force à l'outil de lutte, construire un rapport de force. » C'est un résumé de la posture dans laquelle le Valenciennois se trouve aujourd'hui, avec ses « camarades ». Aboutissement d'âpres luttes internes entamées depuis l'accession de Bernard Thibault à la tête de la CGT, la démarche de Jean-Pierre Delannoy vise ni plus ni moins à la « reconquête de la forteresse par l'intérieur ». 

J.-M. B.

Article paru dans la "Voix du Nord"

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Tourtaux 30/10/2009 08:24




Jeudi 29 octobre 2009




JE SOUTIENS DE TOUTES MES FORCES
LA CANDIDATURE DE MON CAMARADE JEAN-PIERRE DELANNOY




Dans une déclaration datée du 27 octobre 2009, l'Union Départementale des syndicats CGT du Nord et la Fédération CGT des Travailleurs de la
Métallurgie se félicitent de l'énorme succès de la manifestation nationale en s'attribuant les mérites de ceux qu'elles nomment les "minoritaires" car si succès il y a eu, c'est aux syndicats
et militants de base qu'il est dû et non aux dirigeants confédéraux, déconnectés de la base, qui considèrent, entre autres, que "le grand soir", c'est dans les livres ou que la
CGT n'a pas vocation à bloquer le pays. 
Cette déclaration fait état d'un large relais par les médias, de la candidature de notre camarade du tas, Jean-Pierre Delannoy au poste de Secrétaire Général de la CGT.
Les deux organisations tiennent à préciser que le Secrétaire Général de la CGT sera élu à Nantes selon le processus défini par les statuts de la CGT.
Je trouve judicieuse la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy parce qu'elle est l'aboutissement d'années de militantisme de terrain, de combat contre nos ennemis de
classe.
Il est évident que l'annonce de la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy, un authentique prolétaire, a fait l'effet d'une bombe dans les hautes sphères de la CGT, notre CGT,
ma CGT. Il suffit de lire cette déclaration pour s'en rendre compte.
Il est fait état qu'une liste de 103 candidats a été validée par le Comité Confédéral National des 25 et 26 août 2009 qui a été publiée dans le journal "Le Peuple" du 2 septembre 2009 afin
qu'elle soit portée à la connaissance de tous les syndicats trois mois avant le congrès. Bien entendu, Jean-Pierre Delannoy ne fait pas partie de cette liste. Alors moi qui suit un "vieux"
militant CGT de base, de terrain qui sait de quoi il parle en matière de combat de classe, je voudrais qu'on m'explique, qu'on nous explique comment ont été désignés les 103 candidats qui,
pour être validés par le CCN sont forcément dans le moule, je dirai dans la mouvance confédérale.
Une interrogation partagée par de nombreux camarades syndiqués me titille : si ce sont les UD, les Fédérations ou des dirigeants confédéraux qui ont présenté les 103 candidats à la
Commission Exécutive, qui les a désignés dans les syndicats? 
Exemple : 
A l'UD CGT du Nord, ce qui se passe à l'encontre des camarades de l'Union Locale CGT Historique de Douai est absolument scandaleux. Le Secrétaire Général de cette UL, notre camarade
Jacques Leclercq "fut abattu à son poste syndical par une campagne de harcèlement moral indigne venus des rangs mêmes de son organisation", écrit Georges Hage dans sa préface du remarquable
livre rendant  hommage au Syndicat CGT Renault Douai "40 ANS DE COMBAT DE CLASSE... TOUJOURS DEBOUT!" 
Apportant tout naturellement mon soutien au camarade Jacques Leclercq, à mon tour, j'ai subi les harcèlements et insultes par mails d'un dirigeant de l'UD du Nord. Ainsi, les
candidats mandatés pour la Commission Exécutive seraient donc désignés par copinage !
Dans ma région Champagne-Ardenne, rien ne filtre, personne ne sait qui fait quoi et bien, au risque de me répéter, je vais redire vite fait bien fait des vérités qui me restent en
travers de la gorge :
Patrick Tassin, représentant CGT a été élu Président du Conseil Economique et Social Régional qui compte 80 membres, avec plus de 40 voix alors que le collège salarié ne compte
que 25 représentants. Par ailleurs, les deux représentants de FO se sont abstenus. Qui a donc pu voter pour un président CGT ?
Je ne puis également passer sous silence les comportements agités du secrétaire régional CGT qui a tenté de me mettre "sa main sur la gueule" comme il a dit, lors d'une manif, également
membre du CESR. La paix sociale est garantie dans la région. Nous avons d'ailleurs pu voir la défense de fer que ces militants de salons ont organisé pour tenter de sauver la VMC de notre
regretté camarade Pierre Maître, lâchement assassiné sur le piquet de grève en 1977.
Je reviens sur la déclaration qui évoque les désaccords de notre camarade Jean-Pierre Delannoy avec son UD59 et la Fédération de la métallurgie. 
On nous parle de transparence, c'est quoi ce délire? 
Le syndicat CGT Forclum Rhône-Alpes qui compte plus de 100 syndiqués exclu !
En Côte d'Or, ce sont 13 délégués des salariés qui se font séchement évincer de leur mission, un sacerdoce, alors qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes depuis des décennies
!
Dans le Val de Marne, la secrétaire d'UD décide de tout sans même consulter les camarades ! Là aussi, de bons camarades sont écartés.
Ici ou là, ce sont des camarades, des syndicats qui écrivent à Bernard Thibault pour lui signifier leurs désaccords !
Il faudrait donc que la grande dame et sa glorieuse histoire qui a fait et fait encore l'honneur de notre CGT, abandonne ce que nos aînés ont acquis au prix de leurs vies
pour nombre d'entre eux, en 36, 45 et Mai 68 ?
Nous voulons également une CGT qui soit solidaire des luttes menées par nos camarades des TOM qui bataillent à la fois contre le capitalisme et pour se libérer du joug colonialiste.
Lorsque qu'en novembre 2007 lors de la grève reconductible des cheminots et des traminots parisiens, Bernard Thibault a volé au secours de Sarkozy, en trahissant la lutte des
travailleurs, il a permis à notre ennemi de classe de porter un coup de poignard terrible à la classe ouvrière toute entière, et bien non, mesdames et messieurs qui êtes à
la tête de notre CGT, nous n'acceptons pas votre despotisme; nous n'acceptons pas de voir notre CGT vautrée dans la collaboration de classes; nous refusons de voir notre CGT
accompagner les coups assénés par le MEDEF et ses godillots du gouvernement.  
C'est pourquoi personnellement, je soutiens la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy et lui souhaite plein succès dans le combat qu'il mène pour plus de justice sociale, pour que
le soleil luise pour tous les humbles de ce pays.

Jacques Tourtaux
Cheminot retraité CGT
Ancien Secrétaire Général 
de l'Union Locale CGT de Rethel 




herisson 29/10/2009 08:16



j'ai écrit :
"Que faire ?
mettre à mort la tête ? est-ce encore possible quand on voit comment la "démocratie interne" est verrouillée?
Ou bien partir consolider le Front syndical de classe pour en faire un syndicat digne de ce nom ! reconstruire la CGT ailleurs.

Le deuxième choix serait un échec grave, La Cgt est le syndicat que j'ai choisi pour ses positions, son histoire, ses militants.

La Cgt serait elle en train de suivre la même voie que la PS ? oui sans aucuns doute! mais pour le coup je me refuse à envisager l'issue que se sont résolu à prendre Jean Luc Melenchon et Marc
Dolez."

Je parle d'un échec si nous devions faire du FSC une nouvelle Cgt, si nous devions faire avec la Cgt ce que Meluche a fait avec le PS. Ce qui ne veut pas dire que je dénigre le FSC, à mes yeux il
est au niveau syndical ce que le front de gauche est a la politique : un mouvement convergeant de conquête dans lequel nous devons rester une sommes d'entité et non pas fusionner.
Mais j'ai peur que face au attitudes des différents Bureaux nationaux, notamment celui de la CGT, la tentation de recréer Cgt ailleurs et probablement dans le FSC ne soit grande.

Ma phrase "Front syndical de classe pour en faire un syndicat digne de ce nom" est, je l'avoue ambigu. pour la formuler autrement, c'est dire ce que j'écris plus haut : quitter la Cgt "indigne"
pour transformer le FSC en syndicat (et non plus en front de lutte). Le FSC est un mouvement de lutte "digne de ce nom", vraiment offensif. Alors la tentation pourrait être d'en faire une Cgt
bis.
Je ne le souhaite pas, non pas parce que le FSC n'est pas digne, mais parce que la FSC, comme le Front de gauche, ont des objectifs spécifiques et nécessaires. Je ne souhaite pas parce que la Cgt
c'est nous, cette "minorité" dénigrée par le BN, celle qui s'inscrit dans le FSC, celle qui cherche vraiment la convergence des luttes contre le libéralisme et pour le salarié.
C'est bien le BN qui a quitter la Cgt (comme le BN du PS a quitter le PS). La fracture entre les militant, les bases et les BN est de plus en plus patente. Elle existe aussi au PCF et au NPA, il
paraît aussi que les militant UMP sont opposés à la politique menée...

Mais si en politique on peut faire sécession, il n'en est pas de même au niveau syndical. Un syndicat, c'est une structure locale qui bénéficie de droits spécifiques etc. Si nous quittions la
conf', nous perdrions nos moyens d'action, nous ne pourrions plus défendre nos collègues, en tous cas pas de la même façon.


Tourtaux 28/10/2009 17:30



Camarade HERISSON, serais-tu en train de tirer à boulets rouges sur le FSC dont tu ferais bien de lire les statuts?
Le FSC n'est pas un syndicat mais une association composée de militants dévoués, syndiqués à la CGT et à la FSU notamment. Notre objectif principal est justement de nous réapproprier notre outil
syndical.
Contrairement à toi, je ne milite dans aucune formation politique et si j'ai accepté d'adhérer au FSC, c'est pour y donner le meilleur de moi-même comme je l'ai toujours fait.
De quel droit te permets-tu de dire qu'adhérer au FSC serait une grave erreur?
Comment peux-tu juger ainsi le choix que certains d'entre nous ont fait où s'apprêtent à faire.
Je ne sais si tu te rends compte du mal que tu fais en tenant de tels propos. Vois-tu mon camarade, je suis très gravement malade et ce que tu viens d'écrire, je le ressens comme un terrible coup
de poignard tout aussi dangereux que ceux que m'assènent actuellement certains individus prétendument hospitaliers.



herisson 28/10/2009 10:02


Moi qui fourre mon nez chez les autres Cgt que la mienne, je constate que les "minoritaires" sont une majorité. Alors que faire ? comment destituer cette "tête" qui a perdu ses oreilles pour
entendre sa base, son nez pour sentir la merde qu'elle génère, sa bouche pour gueuler la revolte et n'a gardé que sa langue pour lécher le cul du patronat !

Que faire ?
mettre à mort la tête ? est-ce ancore possible quand on voit comment la "démocratie interne" est verrouillée?
Ou bien partir consolider le Front syndcal de classe pour en faire un syndicat digne de ce nom ! reconstruire la CGT ailleurs.

Le deuxième choix serait un échec grave, La Cgt est le syndicat que j'ai choisi pour ses positions, son histoire, ses militants.

La Cgt serait ele en train de suivre la même voie que la PS ? oui sans aucuns doute! mais pour le coup je me refuse à envisager l'issue que se sont résolu à prendre Jean Luc Melenchon et Marc
Dolez.



modérateur 28/10/2009 14:12


C'est très imagé :-) ça me laisse songeur, j'essaie d'imaginer


Tourtaux 27/10/2009 15:05



Mon cher camarade, je crains fort que les hautes sphères de notre CGT ne modifient pas leur attitude d'accompagnement des mauvais coups assénés par le MEDEF et ses valets du
gouvernement.
La raison en est simple : l'adhésion de la CGT à la réformiste CES.
A moins d'y être contraints et forcés par un puissant rapport de force qui ne peut être insuflé que par la base, les carrièristes coupés, déconnectés de leurs bases, n'ont aucune
idée de la misère qui va croissant dans les masses populaires. 
Les camarades Avant gardistes sont considérés avec mépris comme des "minoritaires". Ainsi, les milliers de camarades qui, par idéal, ont sacrifié leurs vies, sont classés "minoritaires".
Je n'ai pas sacrifié ma vie mais je suis un "minoritaire". De tels propos sont inacceptables et indignes de dirigeants de la CGT. Je suis de ceux qui vont donner le meilleur d'eux-mêmes pour
soutenir le camarade métallo de Valenciennes qui mène un combat de classe pour que notre CGT redevienne le fer de lance de la classe ouvrière.



modérateur 27/10/2009 18:41


bon, je vous laisse à deux :-))