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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Démission des deux médecins du travail au conseil général

8 Août 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #cgt59

Démission des deux médecins du travail au conseil général

Les ressources humaines du conseil général reconnaît les «difficultés », mais les explique par la période de transition politique. Photo archives NE

Depuis deux mois, le conseil général, qui compte 11 000 agents, n'a plus de médecins du travail. Les deux ont démissionné, estimant ne pas exercer dans des conditions correctes.



SIMON CAENEN > simon.caenen@nordeclair.fr
Pourquoi deux médecins ont-ils en même temps jeté l'éponge ? Les maux sont détaillés dans un rapport de quatre pages.
Premier problème : leur nombre. À deux, les praticiens suivaient... 6 400 agents. « Les déplacements sur l'ensemble du département ne permettent pas d'assurer les visites médicales périodiques, même renforcées dans les périodes fixées », regrettent les deux démissionnaires, qui ont suggéré l'embauche d'une troisième personne.

 


Les conditions de travail, tant pour les médecins que pour les 11 000 agents du département, semblent en effet loin d'être idylliques. « La santé d'un nombre important d'agents et de cadres est gravement mise à mal par les pratiques organisationnelles, institutionnelles, le mode de management stratégique ou de proximité, (...) et la charge de travail excessive, décrivent les médecins (que nous n'avons pas réussi à contacter) dans leur rapport. Sans oublier la maltraitance institutionnelle (retards de complément de salaire en cas d'arrêts maladie dû à un manque de moyens humains) ».
Autre point noir soulevé : le manque de compréhension avec l'administration. Les docteurs, qui rappellent leur « indépendance », pointent la « non-coopération entre médecins et administration, qui n'est pas compatible avec le bon déroulement des missions ».
« Ils n'étaient pas assez consultés », dénonce en effet Martine Vis de la CGT, qui regrette des « conditions de travail lamentables ».
De son côté, le conseil général ne nie pas le problème. Sans être pour autant alarmiste. « Les difficultés de travail sont avérées, assume Valérie Chatel, directrice générale adjointe chargée des ressources humaines. On a entamé un chantier il y a trois ans qui n'avance pas assez vite. C'est long et difficile. On était aussi dans une période de transition politique ».

« Lenteur de nos décisions »
Quant au manque de réactivité de l'administration, l'adjointe répond aussi que « les médecins ont souffert de la lenteur de nos décisions. On va améliorer cet aspect ». Pour mettre fin à ces dysfonctionnements, une étude sur la place de la médecine du travail doit être lancée. « On attend de voir... », glisse Martine Vis, qui veut des actes. Pour elle, cela commence par le recrutement de dix personnes qui intégreront les services les plus en difficulté.
L'embauche d'un médecin supplémentaire est aussi programmée. « C'est en cours, affirme le conseil général.
C'est dommage, ceux qui nous ont quittés travaillaient très bien. »w

 

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/08/06/demission-des-deux-medecins-du-travail-a.shtml

 

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hérisson 25/08/2011 17:56



Je vais me faire l'avocat du diable. L'ère Derorier fut longue et a marqué de son empreinte profondement les mécanisme de l'adminsitartion. Les méthode de la DGARH encore en poste n'ont certes
pas amélioré les choses au contraire.


Maintenant, il est peut etre fort tot pour juger de l'action du nouvel exécutif. On note un changement de ton a plusieurs niveau. Changement de ton ne signifie pas forcement changement de fond
mais marque une autre façon d'établir le "dialogue". Pour l'heure si l'executif a changer (on va etre généreux et ne pas dire lifter) l'administration reste avec ses méthodes, ses féodalités et
ses mauvaises habitudes. 


Je le disais en intro, l'ere Derosier ne s'effacera pas d'un revers de main. Reste en plus à voir si la volonté (affichée) de changement est transcrite jusqu'au plus petit rouage de ce qui est
l'une des plus grosses collectivités territoriales de France.


Je n'accorde aucun blanc saing, je ne fa is pas plus confiance à Kanner qu'a un autre, mais laissons lui le temps avant de le juger. 



MARC 24/08/2011 09:06



Après avoir lu les commentaires  je ne suis pas particulièrement surpris de l'atmosphère lourde et pénible que nous vivons au quotidien dans notre travail. Moi- même  c'est quand pareil
sans que ma situation soit aussi dramatique que le collègue et cette assistante familiale.  Monsieur Kanner nous renforce dans l'idée que l'on soit puissant ou misérable  nous ne serons
pas traités de la même façon. Belle leçon de démocratie!


Je ne sais pas si notre Président a connaissance de ce blog, il ferait bien de le lire. Que tous ces presonnages qui se croient en haut de l'affiche donc intouchables pensent être et détenir la
vérité. Jamais ils n'acceptent de se remettre en question  et même s'ils ont tord ,preuve à l'appui , ils ont raison. Alors que faire? Ils nous poussent à la révolte et à la violence



maguy 23/08/2011 17:43



Je ne suis pas surprise du silence de Monsieur Kanner dans ton affaire , c'est la même chose pour les assistantes famiales. Dernièrement il y en a eu une qui a fait appel d'une décsion de
licenciement la concernant . Aucune réponse . Cest scandaleux et montre l'irrespect total de ce Président comme celui d'avant vis à vis d'agents qui souffent d'injustices et de manque total de
considération. De toute façon ces gens là ne répondent jamais car les problèmes des petits ne les intressent nullement. En fait ça les fait "chier " pour être polis et n'en n'ont rien à
cirer. Nous donner ensuite des leçons de solidarité , de prendre en compte les plus démunis enfin tout leur baratin pour faire croire qu'ils sont à proximité des gens, les comprennent ne
sont  qu'illusion et supercherie. C'est quand même malheureux pour des politiques qui se disent de gauche d'avoir un comportement toute à droite! Mais est-ce si surprenant? Ils ont leur paye
à la fin du mois et de plus ils sont bien payés et ne rse etrouveront jamais démunis alors pourquoi s'emmerderait-ils avec des agents dont ils n'ont rien à foutre!  Vive le dialogue social !



une assistante familiale 19/08/2011 11:37






C'est par hasard que j'ai lu les articles je peux vous assurer que maintanant on travaille la peur au ventre , on est sans arrêt sur la sellette quand un problème arrive , c'est toujours de
notre faute mais jamais celle des référents , des chefs de service et maintenant des Uaf dont on ne comprend pas le travail si ce n'est qu'un controle supplémentaire , des pressions
inadmissibles tout en voulant nous faire croire que c'est pour nous aider. On sort des entretiens comlétement démolis et on nous prend pour moins que rien. C'est bien beau comme ils disent
qu'on fait partie de l'équipe éducative et qu'on est égaux , non on est des zéro pour eux car ils sont toujours raison et nous toujours tord. D'ailleurs on se demande pourquoi ils nous
convoquent on dirait qu'on est à l'école maternelle. Rt quand ils ont décidés quelque chose même si nous avons raison ils sont trop orgueilleux ou imbus de leur pesronne pour le
reconnaitre. Les enfants trinquent aussi ce qui est malheureux.


mais ils disent  qu'on est paranoiaque , et c'est facile de le dire car ils n'ont pas d'autres arguments pour nous culpabiliser et nous rendre malades car je connais beaucoup ,de mes
collègues qui sont dans ce cas mais qui n'osent pas ou plus parler .S'il y avait du travail je crois que je démissionnerai mais ils le savent qu'on a pas beaucoup de possibilités alors on
en bave.






xm 19/08/2011 11:35






Au collègue michel,


De toute façon, KANNER n'est pas beaucoup mieux que DEROSIER.


Une fois qu'il a été installé Président, je l'ai saisi de mon affaire disciplinaire en mettant en exergue les manipulations existants dans ma procédure disciplinaire qui a tout de même
aboutie sur une révocation.


Notamment j'ai insisté sur le volet du vol d'une fiche de paie où je suis carrément accusé dans le vide.


Eh bien, KANNER ne m'a même pas reçu ou fait recevoir. Il ne m'a même pas répondu.


Malgré ce que l'on peut croire, un Président de Conseil Général peut revenir sur toute sanction disciplinaire, même une révocation.


Cela aurait pu être une occasion pour le nouveau Président de repartir sur de nouvelles bases, d'autant plus que l'affaire en elle- même était "louche".


Que nenni! La nouvelle Présidence continue avec les anciennes pratiques: protection sans faille de l'encadrement, destruction physique, psychologique voire sociale (dans mon cas) des
agents.


Ce n'est pas le directeur de la DEAJ qui dira le contraire.