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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Appel à l'aide des Assistantes familiales du Nord !

7 Juin 2012 , Rédigé par modérateur1 Publié dans #cgt59

"Assistantes familiales : quand celles qui aident les enfants privés de famille ont besoin d'aide

PAR VINCENT TRIPIANA

La Voix Du Nord

Publié le 07/06/2012

Elles étaient une quinzaine, mardi, réunies par la CGT à l'ancien collège Vauban. Après Cambrai et Douai, Maubeuge a assisté au douloureux problème des assistantes familiales, celles qui prennent le relais de la Justice lorsqu'elle a retiré un enfant de sa famille. Explications avec Martine Vis.

Marguerite-Marie Machut et Martine Vis, de la CGT, mardi après-midi à l'ancien collège Vauban.

Marie-Marguerite Machut                  Martine Vis

 

> Qui sont ces assistants ? 
« Ce sont des personnes salariées par le conseil général pour accueillir au sein de leur famille des enfants qui sont confiés au service de l'aide à l'enfance, en grande majorité sur décision de justice. On est à peu près 320 dans l'Avesnois, pour approximativement 800 enfants, avec une moyenne de deux-trois enfants par famille. Les enfants sont âgés de zéro à 21 ans. Nous demandons qu'il y ait une cohérence au niveau des accueils, mais elle n'est pas toujours recherchée. Bien souvent, on confie un enfant là où il y a une place de libre, sans chercher plus. »

 

> Quel était le but de cette réunion ?

« Faire connaître les difficultés que rencontre cette profession. Personne ne veut rien entendre, rien savoir. Le seul moyen pour obliger l'administration à se pencher sur ces difficultés c'est d'interpeller les élus, de faire venir la presse. »  > Depuis quand rencontrez-vous ces difficultés ?

« Cette profession n'a jamais été simple. Elle n'était pas reconnue, c'était un peu du bénévolat. Les difficultés qu'on rencontre aujourd'hui ont été créées par la création du service d'accompagnement familial. Il s'agissait d'accompagner, professionnaliser les assistantes. Mais ce service a surtout été là pour répondre à des problèmes de ressources humaines et pour créer un référent en terme de formation. Tout cela a été construit en allant, sans réflexion. En scindant l'accompagnement de l'assistante familiale et l'accompagnement de l'enfant, sans lien entre les deux, plus personne ne sait désormais qui fait quoi, l'assistante est encore plus isolée. Cette solution, au lieu de régler un problème, en a créé un autre et aggravé les problèmes existants !

 »  > C'est un problème local ou départemental ?

« C'est sur l'ensemble du département. L'administration dit que les problèmes sont locaux. On a d'abord organisé ce type de réunion à Cambrai, puis à Douai... C'est là où on fait des réunions, bizarrement ! Mais dans chaque endroit différent, on rencontre les mêmes problèmes. On verra quand on sera allé à Roubaix, à Dunkerque... On va faire tous les secteurs pour montrer que ce n'est pas nous qui créons les problèmes. »  

> Qu'attendez-vous ?

« Nous demandons que le conseil général crée de nouveau des groupes de parole. Un service tiers, hors hiérarchie, qui permettrait à l'assistante familiale de s'exprimer sans censure, pour déballer, prendre du recul, rencontrer le service chargé de l'enfant, en aidant à formuler les choses. Et une formation plus tôt : la loi prévoit que l'assistante soit formée dans les trois ans mais, vu le nombre, elles le sont au bout de cinq ans. Il faut rattraper le retard. »  

> La formation est-elle suffisante ?

« Non. Mais elle pourrait être compensée par le groupe de travail et de discussion. Les foyers ont des réunions régulières pour échanger. Les éducateurs tournent dans les foyers puis rentrent chez eux, les assistantes sont là 24 h/24, elles sont immergées, la vie privée et la vie professionnelle se conjuguent... Et elles n'ont aucun espace pour prendre du recul et interpeller le service. Tout, dans cette profession, est difficile, à cause d'une mauvaise organisation et d'un manque de considération de ces professionnels par l'administration. Et ce n'est pas difficile que pour l'assistante familiale, ça l'est pour l'enfant aussi... » •

 

PAR VINCENT TRIPIANA

 

 

(lire l'article sur le site de la Voix du Nord)

« Je ne veux pas être une mauvaise mère à cause de mon travail »

Publié le 07/06/2012 à 03h03

"Il a eu du mal à s'en aller, Jean-Luc Pérat. Le conseiller général et candidat dissident PS aux législatives a tout pris d'un coup :

des années de dysfonctionnement, de mal-être, de détresse. La quinzaine d'assistantes maternelles présentes mardi après-midi dans les locaux de la CGT, à l'ancien collège Vauban à Maubeuge, ont tout déballé. Pour une fois qu'elles tenaient un élu, représentant de leur employeur, le conseil général, elles n'allaient le laisser partir si vite. Extraits

 

Une vie privée difficile.- « On n'a plus de vie privée. » « Ils ont appelé une assistante alors qu'elle était à l'enterrement de son frère, et qu'ils le savaient. Ils ont insisté pour qu'elle revienne travailler.» « Nous, on ne passe même pas par la médecine du travail. On a connu des assistantes en dépression, on ne sait même pas si on est encore apte. » « Même pour la prise des congés, c'est difficile.Une année, j'ai su le dernier jour que je pouvais partir, qu'on avait trouvé un placement pour les enfants dont je m'occupais. Je ne veux pas être une mauvaise mère parce que je suis assistante familiale ! » Des difficultés qui s'accroissent.- Les enfants et adolescents accueillis rencontrent des problèmes plus délicats qu'auparavant, disent en choeur les assistantes : « Carences éducatives graves, problèmes psychiatriques et problèmes sexuels. On n'est pas formées pour ça !

 » Un sentiment d'abandon.- « Il n'est pas normal qu'on doive appeler un syndicat pour avoir des réponses !

 » « Au conseil général, on a l'impression que plus personne ne connaît ses compétences, plus personne ne sait qui doit faire quoi. Même demander un soutien psychologique pour un enfant, c'est mission impossible. » « Quand ça ne va pas, on nous dit qu'on est "dans une impasse relationnelle". C'est toujours de notre faute ! Il vaut mieux se taire que de dire qu'on a un problème avec un enfant. » « Dans les formations qu'on suit, on ne parle pas de nos droits, seulement de nos devoirs.

 » « Il n'y a que les parents qui comptent. Et nous ? Et les enfants ? On n'est pas des garde-meubles !

 » « On est dans un système paradoxal qui rend fou : plus personne n'arrive à dire ce qu'on peut faire, plus personne pour nous écouter. » « Les enfants ne passent même pas chez un médecin avant d'arriver chez nous. J'en ai déjà accueilli un qui avait la gale ! » Et les conseillers généraux ?- « On a peut-être une part de faute en tant qu'élu », s'est hasardé Jean-Luc Pérat. En tant que conseiller général, il fait partie de l'assemblée qui décide des moyens à octroyer aux assistantes familiales.

Visiblement, leur profession - et surtout ses difficultés - reste encore méconnue de leurs « patrons »...

V. T.


 

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Une réfrente 08/06/2012 19:34


En tant que référente depuis maintenant plus de 20 ans je peux dire suite à la lecture  de votre  blog que les assistantes familiales trinquent des conflits qui existent entre les
UAF maintenant SAF et le service ASE. Les SAF veulent le pouvoir sur tout et même nous les réferents, peut-être pas tous,   se demandont  par moment à quoi riment tous ces services
qui vraiment ne vont pas dans l'interet  général et dont les répércussions sur les enfants ne sont pas négligeables. Avec le temps je vois bien la détérioration  de nos conditions de
travail . Mais le plus dramatique quand j'entends un certain  nombre de mes collègues les assistants familiaux n'ont plus forçément interet à dire qu'ils ont des problèmes car cela les
emmerdent pour être poli; Mais   eux aussi n'ont pas de solutions  à apporter. et d'ailleurs plus personne semble t-il alors on laisse pourrir les situations jusqu'au
moment où cela craque et on improvise alors en trouvant des  places qui ne correspondent plus aux problèmes des enfants et des ados. On attend même parfois la majorité pour les mettre
dehors. Mais ce qui risque de se passer à force de ne plus pouvoir parler , des matraitances   vont être de plus en plus nombreuses et là qui va être responsable, l'assistant familila,
le l réferent, le SAF, le RPEF, le Directeur Territorial, le Directeur général , le Président?

modérateur 08/06/2012 22:37



l'assistant familial, le référent/ pas plus loins,  la césure est claire, ça n'ira pas au-delà, on l'a déjà vécu dans le passé.



une assistante familiale 08/06/2012 11:55


J'ai lu l'aticle sur le journal et je peux dire que tour cela est vrai mais avec d'auitres collègues ont a pas osé venir car on avaient peur d'être repére et qu'après on ne nous donne plus de
travail c'est dommageage à dire mais c'est qaund même un peu comme cel que ca se pase il ne faut plus dire qu'on a des enfants dificile car c'est nous qui sommes alors pas bonnes et qui ne savosn
pas y faire. Mais on aimerait bien que les référents et que ceux qui sont à l'UAF fasse notre boulot car eux mêmes disent qu'ils ne voudrait pas le faire. Mais pour nous punir ils sont forts.
C'est de pire en pire Plus rien dire , se taire c'est note quotidien Bravo et merci quand même  à la CGT de nous soutenir

modérateur 08/06/2012 14:05



Ne plus rien dire, accepter et malgré cela être quand même en péril !



REMI 08/06/2012 11:43


C'est assez effrayant cet article dans le journal. Ce n'est pas la première fois que vous faites paraitre des articles concernant les assistantes familiales. Cela ne s'arrange pas. Un seul
conseiller général présent c'est peu mais il est vrai qu'ils sont plus préoccupés par leur élection  à l'assemblée que  présent pour écouter la souffrance des ces personnes qui
s'occupent pourtant de l'avenir des enfants. Si j'étais méchant je dirais qu'ils n'en n'ont rien à foutre et qu'ils préfèrent distribuer des tracts pour se faire valoir! A bon entendeur salut!

moderateur1 08/06/2012 14:14



Fin dix-neuvième, le populo dénonçait les " teigneux, les têtes de veau et les bouffe-galettes qui s'agitent à la Triperie (Sénat) et à l'Aquarium (Chambre des Députés). Vous savez : le populo,
les classes laborieuses et dangereuses :-)


Il paraît que dénigrer les élus, c'est du populisme et ça ouvre la voie au FN. Ce qui ouvre la voie au FN, c'est la trahison de l'élite et les mauvais exemples et puis ce FN, c'est un tel
repoussoir à électeurs de gauche vers le PS qu'on ne va pas se priver de l'entretenir bien vivace, la bête immonde.



TOURTAUX 07/06/2012 23:26


Comme tout militant CGT qui se respecte, je ne pouvais laisser passer cet article du CG59 sans le publier sur mon blog.


C'est ma façon de rendre très humblement hommage aux personnes qui exercent ce difficile et prenant métier.


Honneur à vous camarades et amies !


Je vous souhaite bon courage dans l'accomplissement de votre profession.

modérateur1 07/06/2012 23:44



Merci de nous publier Jacques, tu nous assures ainsi une très importante diffusion.