Vendredi 16 octobre 2009
Après l'effondrement d'un plafond de plusieurs centaines de kilos sur les bureaux des collègues de l'UTPAS de Roubaix Hem, l'autorité territoriale essaie de classer le sinistre en catastrophe naturelle. Les experts en tous genres de la collectivité (Directeurs, Ingénieurs, Préventeurs) ont déclaré que la chute de ces 50 mètres carrés de dalles agrafées à des poutrelles de sapin elles-mêmes fixées par des tenons à la dalle de béton était totalement imprévisible compte-tenu que les lois de la physique commune ne s'appliquaient pas pour notre collectivité.

Négligeant la demande de notre syndicat d'un CHS exceptionnel, ces experts en tous genres ont décidé pour contrer le mauvais sort qui frappe les collègues de l'UTPAS (vandalisme, tir de fusil, cambriolage, déménagement à la rouf-rouf), d'installer leurs bureaux et leurs activités sous le plafond restant (un plafond initial de 600 m2 séparés en deux par une cloison) et  de démontrer le caractère accidentel du premier effondrement. Dès lundi seront déménagés les bureaux du Vice-Président au Personnel, de la DGARH,  du  DGAS, du DGAEPI.   Le mobilier sera entouré de gros sel contre les mauvais esprits. On prévoit d'interroger les augures pour déterminer si le plafond tiendra ou non. Nos autorités, auxquelles nous tenons,  seront équipées d'un casque de chantier.

Cette participation aux risques a également pour objectif d'encourager les collègues qui, depuis quinze jours,  travaillent dans des conditions indignes des règlements de sécurité. Mais,  comme les en  accuse leur directrice "Tout est bon pour ne pas travailler". On reconnaît-là son élégance naturelle et son sens de la diplomatie, ce serait une recrue idéale pour France Telecom. La MDPH est déjà en mains.

Bon, vous l'aurez compris, ceci est un canulard et les pontes vont rester bien au chaud dans leurs appartements. Ceci dit, une fois de plus lorsqu'il s'agit d'établir les responsabilités, pas pour sanctionner mais pour tirer des leçons et éviter la répétition, c'est la débandade du côté de nos responsables. C'est pas moi, c'est pas nous, on n'était pas là, ce n'est pas arrivé, il n'y a aura pas de CHS exceptionnel et les élus du personnel n'iront pas mettre leur sale nez dans nos affaires.
Ce n'est pas bien glorieux, qu'ils évitent ensuite de se pousser du col et de nous donner des leçons.

Alors, il n'est pas trop tard, le CHS exceptionnel on l'attend ! sinon ce n'est plus leur responsabilité morale et professionnelle qui sera en question mais leur responsabilité pénale !

PS : les élus et experts CHS de la Cgt et de Sud avaient demandé lors de la visite des locaux temporaires que des cloisons soient installées. On aurait mieux fait de les écouter.
re-ps : il n'y a pas eu de blessés dans cet effondrement, l'autorité aurait dû en profiter pour rattraper ses manques mais non, nous assistons à la même crispation que lors de la défenestration de notre collègue de la DSPAPH : dénégation, opacité, refus des procédures inscrites dans le droit du travail (convocation dans les quarante-huit heures d'un CHS).

erratum sur les superficies : lire 50 m2 et non 300




 
Par Le Peinard - Publié dans : cgt59 - Communauté : Syndicalisme
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