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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Ville de Paris - Conseil Général du Nord : le PS a peur des tracts, des militants et des citoyens

22 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #management social-liberal

La queue au portillon, un exercice de démocratie locale

Ce lundi 13 décembre au matin à 9 heures précises, sept (7) participants à la Coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France se sont présentés à l’entrée des visiteurs de l’Hôtel de Ville pour assister à la séance du Conseil de Paris préparatoire au vote du budget municipal annuel d’une ville dont la fierté tient aujourd’hui à l’évaluation exceptionnelle que les agences de notation financière lui attribuent : AAA.

 
Capitale ?

Oui ! Oui ! Capital LVMH CAC 40 incorporated

Parce que nous tentons de vivre et de nous organiser collectivement dans une ville qui semble toujours davantage donner priorité aux opérations de prestige et de gentrification (on a beaucoup  commenté le gouffre financier qu’a été la promotion du 104, bien moins l’opération de nettoyage social du 19e arrondissement qu’autorise ce fructueux investissement), il nous semblait bien naturel d’aller assister au débat (public) qui allait décider de l’affectation de tout ou partie des 8 (huit) milliards d’euros de masse budgétaire annuelle de notre belle métropole.

Nous comptions au passage alerter une nouvelle fois les élus et les journalistes présents sur le blocage de la "négociation" sur le relogement de la Coordination qui, comme tout le monde ne le sait que trop, est non seulement expulsable à tout moment mais passible d’astreintes faramineuses (70 000 euros à ce jour) suite à une décision de justice en "faveur" de la Mairie de Paris. Deux (2) d’entre nous se sont à cet effet postées devant l’entrée du personnel de l’Hôtel de Ville et ont distribué aux marquis et aux coursiers, aux chargés de mission et aux réparateurs de lavabos, le communiqué que nous reproduisons ci-dessous.

Crime

À 9h20, nous attendions toujours dans le froid que la réconfortante chaleur de la démocratie sinon directe du moins locale nous enveloppe de ses bienfaits. Un homme en bleu nous expliqua d’abord en termes vagues que le Conseil de Paris rendait pour l’heure hommage à des élus et des contribuables disparus et qu’on envisagerait de laisser pénétrer la foule sur la gigantesque tribune des spectateurs (19 places) une fois le recueillement consommé. Il est vrai qu’on ne dit pas assez souvent combien il est malséant de rendre des  hommages en public, nous donc avons sagement attendu la fin privée de la minute de silence privée du Conseil de Paris à ses anciens membres et administrés.

Passé ce stade (nous pouvions suivre l’évolution muette de la séance sur l’écran plasma suspendu au dessus du portillon antiterroriste de l’entrée, au rythme des passages des camionnettes de livraison) un homme en vert a autorisé cinq (5) d’entre nous à pénétrer les lieux. Malheureusement, cet élan victorieux ne devait pas les amener beaucoup plus loin que le portillon dont il a été fait mention plus haut. Car le premier de nos camarades dans l’ordre de passage à la fouille recelait dans son sac douze (12) tracts, probablement destinés à être diffusés lors de la manifestation prévue à 14h30 au palais Royal, ou peut-être à finir à la pause dans la poche d’un journaliste nicotinomane.

C’en était trop. Car douze (12) tracts, voyez-vous, sont déjà une arme par destination. Douze tracts s’ils sont jetés avec force d’une tribune de dix-neuf places peuvent causer des dommages irréversibles au crâne de certains élus en exercice. Douze tracts sont un danger potentiel pour la démocratie. C’est pourquoi il convenait d’urgence d’interdire toute tribune aux dix-neuf spectateurs potentiels, alors qu’avait lieu le débat annuel décidant de  l’usage du budget de la ville la plus riche de France.

À tout château, il faut une herse

On vint donc nous annoncer vers 9h40 que personne ne rentrerait et que la délibération publique se ferait entre soi. Nous sommes bien évidemment invités à podcaster la séance après le vote,  car la dém ocratie locale sait conjuguer son souci de tr ansparence et l’usage des outils de son temps.

 

article complet sur le site de la CIP IDF

 

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 Ca ne se passe pas autrement lors des Séances Plénières du Conseil Général - les élus socialistes ont peur des personnels et de leurs concitoyens. La haine de la démocratie, c'est eux aussi !

 

 

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Tourtaux 22/12/2010 23:35



En voilà deux qui sont soucieux, que cachent-ils?


JE VAIS METTRE CES DEUX SOCIALOS SUR MON BLOG



modérateur 23/12/2010 17:13



leur souci c'est la fuite inéluctable du pouvoir