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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 19:19

Ce que le MEDEF veut, Sarkozy  le fait ...et le MEDEF veut des salariés vulnérables, précarisés, privés de droits et notamment du droit de grève tel qu'il existe

Alors Sarkozy et son gouvernement mentent  et manipulent  l'opinion une fois de plus. Au lieu de  donner les chiffres officiels qui ramènent à  un peu plus 2 % seulement les dysfonctionnements des transports dus aux grèves par rapport aux 98 % dus à l'insuffisance des services publics (investissements, effectifs, matériels...), le gouvernement reprend sa ritournelle à décerveler : usagers pris en otages, économie paralysée, liberté de circuler en danger, salariés empêchés de travailler (la fameuse grève dite obligatoire), etc.

Et les ritournelles à décerveler, ça n'a jamais aussi bien marché  qu'en ce moment : manipulations, mensonges, campagnes de désinformation, médias aux ordres, politique "people"(ou les aventures de Pimprenelle et Nicolas),  politique spectacle,...

Le projet de loi sur le service minimum a déjà largement débordé son sujet : c'est le droit de grève qui est visé :
- pour en finir avec ces cheminots qui en décembre 1995 épaulés par les travailleurs du privé et du public renvoient Juppé dans ses buts " droit dans ses bottes" ;
- par esprit de revanche contre les enseignants qui au printemps 2003 ont presque  renversé le gouvernement Raffarin. ;
- par   haine des étudiants qui en 2006, ont fait échouer le CPE.


La grève ce n'est pas simplement l'occasion de défendre des intérêts professionnels ou corporatistes, des protections sociales ou des droits, c'est aussi l'exercice de la démocratie directe où les citoyens -  qui n'exercent habituellement leur  "souveraineté " que trois secondes, le temps de faire tomber une enveloppe dans l'urne - découvrent d'autres possibilités de choisir leurs conditions d'existence (expérience de l'action collective, débats, réflexion sur le pouvoir, sa répartition et son exercice) et surtout sur le système qui rend possible l'exploitation de nos vies.

Le droit de grève a été obtenu par les luttes et le droit de grève sera conservé par les luttes.

CONTRE LA MISE A MORT DU DROIT DE GRÈVE -
 Rassemblement le 31 JUILLET à  11 h 30 devant la Préfecture -
Place de la République à Lille


 

Communiqué des syndicats de Cheminots
CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD RAIL – UNSA – FGAAC


 

Nos fédérations se sont exprimées unitairement le 5 juillet par rapport à l’avant-projet de la loi gouvernementale baptisée « DIALOGUE SOCIAL ET LA CONTINUITÉ DU SERVICE PUBLIC DE TRANSPORT », plus communément appelée « SERVICE MINIMUM ».

Nous considérons que ce texte comporte de nouvelles atteintes au droit de grève, limitant de fait les conditions de son exercice. Que ce soit l’allongement du délai de prévenance obligatoire avant un dépôt de préavis de grève, la déclaration des salariés grévistes 48 H avant la grève ou la consultation à bulletin secret au bout de 8 jours de grève, toutes ces mesures y contribuent.

Avec l’examen du projet de loi cadre les 17 et 18 juillet au Sénat, les amendements des Parlementaires soutenus par le Gouvernement viennent durcir encore ce texte et restreindre complètement l’exercice du droit de grève.

Ce projet de loi n’a pas pour but d’améliorer les conditions de transport des usagers qui aspirent avant tout à disposer au quotidien d’un service public de qualité alliant régularité, confort, fiabilité et sécurité.

Le 31 juillet, jour de l’ouverture de la discussion sur ce texte de loi à l’Assemblée Nationale des initiatives interprofessionnelles unitaires auront lieu dans les régions, les départements pour exiger le retrait des mesures qui contraignent le droit de grève.

Les Fédérations Syndicales de Cheminots CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD RAIL – UNSA – FGAAC appellent les cheminots à participer massivement à ces mobilisations dont celle en Ile de France à 14H30 devant l’Assemblée Nationale.
 

 

 
Par Trinity - Publié dans : backlash
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 11:31

20 NOVEMBRE 2007

TOUTES ET TOUS EN GREVE

Manifestation régionale :

14 heures, Porte de Paris – Lille

Salaires – Statut – effectifs – retraite - conditions de travail :

Mobilisons-nous maintenant !

 

Gouvernement UMP : demandez le programme

Denis Kessler, numéro 2 du MEDEF (ex CNPF : syndicat des patrons),membre de l'UMP, a déclaré dans le magazine économique «Challenge» du 4 octobre 07 : «La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance...création des caisses de sécurité sociale, conventionnement du marché du travail, représentativité syndicale, régime des retraites, statut de la Fonction publique»...

 

Salaires, carrières :

 

Depuis 2000, la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires a dépassé les 6%.

 

Les politiques gouvernementales en matière de rémunération ont conduit à un tassement de l’ensemble des grilles de rémunération.

 

En 1986, un agent de catégorie C au premier échelon démarrait sa carrière 15% au-dessus du SMIC. Aujourd’hui, sa rémunération est équivalente au SMIC.

 

Cette dégradation se confirme pour l’ensemble des catégories :

 

un agent de catégorie B au dernier échelon du 1er grade percevait en 1985 une rémunération supérieure à 95% du SMIC, aujourd'hui elle n'est plus que de 66%;

 

un cadre A percevait en 1985, au premier échelon une rémunération de plus de 65% par rapport au SMIC, aujourd’hui elle n’est plus que de + 25%.

 

Dans le même temps, les prix des produits de consommation courante flambent : pain +16,6%, fruits +31%, loyer + 3,5%, carburant + 52,4%. Ces dépenses incompressibles absorbent en moyenne 45% du budget des ménages, voire 75% de celui des plus modestes.

 

Pour mesurer l’augmentation du pouvoir d’achat des fonctionnaires, le gouvernement propose d’inclure dans ce calcul le régime indemnitaire, le glissement vieillesse technicité GVT (avancement de grade et d’échelon) voire les heures supplémentaires et l’action sociale.

 

C'est un marché de dupes.

 

 

 

Nos sociétés sont riches et productives : de l'argent, il y en a

 

 

 

Le gouvernement et les parlementaires de la majorité ont su trouver 15 milliards d’euros pour les mesures fiscales votées cet été :

 

ce sont 20% des foyers les plus riches qui profiteront de 70% du paquet fiscal.

 

De même, 100 millions d’euros ont été dégagés pour tripler le budget de l’Elysée et Sarkozy, l'autocrate, a puisé dans les caisses du pays pour s'accorder plus de 170% d'augmentation.

 

Dans la tradition de la droite française, avide et cupide Lagardère et les «initiés» d'EADS sont venus chercher des millions dans nos poches – par l'intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations – tout en exigeant 10 000 licenciements chez EADS en France et en Allemagne : voici les privilégiés, les profiteurs, les voleurs, voilà l'iniquité réelle.

 

En 2006, les revenus des patrons français ont encore explosé avec, pour les 50 mieux payés, un revenu moyen de 3,8 millions d’euros pour l’année : l'équivalent de 316 années du salaire d'un agent territorial de catégorie C au 1er niveau - 12 millions d'euros pour le PDG de Renault...

 

 

 

ATTENTION : LIQUIDATION DU STATUT

 

 

 

L'évolution du statut de la fonction publique française ne peut être dissociée des choix et des coups de force menés au niveau européen.

 

Le gouvernement de l'Union européenne va ratifier le 13 décembre prochain, à Lisbonne prochain, un traité modifiant les traités européens existants. Ce traité permettra notamment de lisser rapidement les spécificités des services publics européens.

 

L'omnipotent Sarkozy, le Danube de la pensée française, liquidera donc dans un futur proche, la Fonction publique à la française en accord avec la conception européenne des services d'intérêts généraux (SIG) : réduction des effectifs, des budgets et des moyens, vente du patrimoine public, privatisations, externalisations des missions publiques, embauche à la tête du client de contractuels, relégation des lauréats de concours, carrière au mérite,copinage et népotisme accru....avec à très moyen terme, la disparition de la sécurité de l'emploi.

 

En d'autres termes des secteurs entiers de notre Fonction publique et de nos missions susceptibles de profits vont être vendus et bradés à l'encan aux entreprises dont les PDG sont les copains des membres du gouvernement : l'éducation, la formation, la santé, certaines prestations sociales. Resteront les missions non rentables qui ne seront plus longtemps assurées, la police pour mater le populo et une administration publique aux ordres des élus nationaux et locaux, choisie, triée, sur des critères autres que l'égalité d'accès (concours). Cette fonction publique «d'avenir» ne garantira plus aux usagers l'égalité de traitement sur l'ensemble du territoire national, la gratuité d'accès,la neutralité ni le secret professionnel. Ce nouveau  traité européen doit être ratifié par l'Assemblée nationale et le Sénat puis les deux chambres réunies en congrès début décembre afin de modifier notre constitution. C'est un déni de démocratie. C'est le vol de notre souveraineté. Le peuple français avait voté majoritairement «Non» contre le projet de traité constitutionnel européen le 29 mai 2005. C'est la revanche des hommes de pouvoir, des élus professionnels, contre un peuple : la droite n'est pas seule à se réjouir de cette mise au pas des citoyens français.

 

 

 

Retraites et équité : les régimes spéciaux des députés et sénateurs, des policiers, des huissiers,etc sont exclus du souci d'équité de nos gouvernants. Quant à nous indigner, ne nous trompons pas de cible : l'attaque des régimes spéciaux (gaziers, sncf, ratp...) est une étape sur la réforme programmée des droits des fonctionnaires en matière de retraite (réforme en 2008). Sans solidarité et sans luttes, nous irons vers un nouvel allongement de la durée de cotisation et une baisse des pensions allouées.

 

FILLON a annoncé «la rupture». La rupture, c'est pour tous les citoyens usagers et fonctionnaires moins d'Etat, c'est à dire, moins de fonctionnaires («d'instits», de «profs», d'internes, d'infirmières, de pompiers, d'assistantes sociales, de médecins de PMI...), moins de services publics, moins de protection sociale, moins d'hôpitaux publics, moins de bureaux de postes, des moyens réduits pour les établissements scolaires publics, la vente des universités aux investisseurs privés.

 

 

 

Le Gouvernement entend liquider nos acquis et briser nos solidarités de groupe : la riposte unitaire s'impose sur le seul terrain possible : celui de la lutte sociale comme en 2006 contre le CPE, pour s'unir et gagner.

 

LA DEFAITE DES UNS, SERA LA DEFAITE DE TOUS - SOYONS UNIS

 

 

Par Trinity - Publié dans : backlash
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