Les manuels d'histoire, les journalistes et les gouvernants n'insistent guère sur les causes effectives de ce conflit : l'impérialisme prédateur, le nationalisme barbare, les enjeux coloniaux et territoriaux, la montée économique de la Russie. Ils font carrément l'impasse sur les intérêts économiques et financiers des capitalistes et actionnaires de France et d'Allemagne. Des millions d'hommes sont morts parce que le capitalisme les a lancés les uns contre les autres pour défendre les intérêts des classes dominantes européennes. Pendant que les pioupious crevaient les tripes à l'air dans les tranchées, les industriels produisaient et vendaient à prix d'or : la mort (armements, munitions), la survie (provisions, vêtements, vinasse, ether - pour la vinasse - tabac - matériel sanitaire et médical...). Au front c'était l'enfer. Lorsque les soldats revenaient en permission, ils traversaient les villes et voyaient les restos de luxe, les opéras, les théâtres emplis des gros salauds qui festoyaient pendant qu'ils les envoyaient se faire trouer la peau. Les soldats disaient "on règlera cela après... ils n'ont pas pu, morts, défigurés, estropiés, gazés, épuisés, sacrifiés.
A partir des années 20, le patronat français privilégiera l'alliance avec l'Allemagne et sabotera les liens avec l'allié Russe qui avait évité la défaite en 14 : l'élite...française : hommes politiques de droite, journalistes, militaires, hommes d'affaires (Banque de France, Comité des Forges) voulaient une réforme de l'Etat sur le modèle fasciste (qu'ils obtiendront avec l'Etat français de Pétain) et un accord avec le Reich. Des preuves, des preuves, dites-vous - procurez-vous donc le livre d'Annie Lacroix-Riz - Le choix de la défaite - chez Armand Colin.
Chanson de Craonne
envoyé par Horadrim
"Ceux qu'ont le pognon ceux là viendront, car c'est pour eux qu'on crève, mais c'est fini car les troufions, vont tous se mettre en grève, ce sera votre tour messieurs les gros, de monter sur le plateau, car si vous voulez la guerre, payez-la de votre peau !