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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

"matin brun"

Front National, Front antisocial

19 Mars 2012 , Rédigé par Hérisson Publié dans #"matin brun"

http://doubleneuf.nordblogs.com/media/02/00/815200025.jpg

Parce que la Cgt a toujours était du combat contre les fascismes,

Parce qu'il est necessaire de faire le taf face à des média complaisants,

Parce qu'inlassablement il faut rappeler que ce Front là est National et non Populaire,

Parce qu'il ne faut pas croire un seul instant que leur priorité est au peuple,

 

Rappelons toujours que le Front National est celui qui stigmatise l'autre, le pas pareil quand la Cgt défend le travailleur, le citoyen sans

distinctions aucunes.

 

Rappelons que ce qui inspire le Front National ce ne sont pas les grandes luttes citoyennes et sociales, mais la regression pétainiste (cf image ci contre...)

 

Voici ce que la Fédération Cgt des services publics donne à lire :

Front National = Front antisocial

 

Voici un lien vers une vidéo tournée le 19 janvier à la rencontre débat de l’institut CGT d’Histoire sociale sur le thème, "Le Front National démasqué par l'histoire"

 

 

 

et, pour conclure, je reposte ici la lettre de Bernard Thibault

écrite suite à l’annonce par le Front national, de son intention de porter plainte à l’encontre de la CGT au motif qu’un de ses candidats aux élections cantonales est suspendu dans l’attente d’autres décisions.


 

Cher(e)s camarades,

À circonstance exceptionnelle, démarche exceptionnelle, je m’adresse directement aux secrétaires généraux des organisations de la CGT suite à l’annonce par la direction d’un parti politique, le Front national, de son intention de porter plainte à l’encontre de la CGT au motif qu’un de ses candidats aux élections cantonales est suspendu dans l’attente d’autres décisions.

 

La direction du Front national revendique au travers de la tenue de ce futur procès d’en faire « un événement dans la vie politique et sociale française en faisant reconnaître le FN comme un parti politique comme les autres ». Pour eux « la liberté d’opinion est bafouée », « il faut déverrouiller l’étau syndical » et cela s’inscrit « dans la stratégie de Marine Le Pen de conquérir le champ social et le monde du travail » dixit P. Alliot, vice président du FN.

Naturellement, la CGT saura répondre devant tout tribunal de son bon droit. Les jurisprudences européenne et française sont suffisamment fournies pour qu’il n’y ait aucun doute sur l’issue juridique de cette affaire.

Ce n’est pas tant le terrain du droit qui motive le FN que la campagne que cette affaire peut alimenter.

 

Nous avons à faire face à une volonté délibérée d’instrumentalisation du combat syndical et donc de la CGT pour promouvoir les thèses du FN parmi les salariés.

Après que nous ayons mis en échec par voie de justice, dans les années 90, toutes les tentatives du FN de créer des pseudos syndicats qui n’étaient que des succursales de ce parti (FN-Police, FN-RATP …), nous avons également repoussé la tentative du FN de présenter ses candidats derrière la façade de la Confédération nationale des Travailleurs (CFNT) aux élections prud’homales de 2008.

 

Confronté à ses échecs successifs, le FN avait explicitement indiqué dès cette époque que sa stratégie consistait à s’infiltrer dans les organisations existantes. Nous savons qu’il y est parfois parvenu dans des sections syndicales d’autres confédérations peu regardantes.

Cet entrisme dans les syndicats a clairement pour objectif d’en faire des marchepieds au service d’une stratégie politique. C’est ce qu’il a réalisé dans le syndicat CGT des Territoriaux de Nilvange affilié à la fédération des Services publics et à l’union départementale de la Moselle. Comment comprendre le choix du FN de présenter aux élections cantonales un adhérent de fraiche date (4 mois) si ce n’est pour instrumentaliser sa première qualité de secrétaire général d’un syndicat CGT. Cette appartenance syndicale qui est historiquement une tare aux yeux de l’extrême droite compte tenu « de la philosophie marxiste de la CGT » devient subitement une qualité en période électorale.

Les deux organisations, union départementale et fédération concernées, travaillent en étroite relation pour faire face à la situation. Les membres de la Commission exécutive confédérale réunis le 1er mars ont apporté un soutien unanime aux procédures qu’elles ont engagées.

 


Nous avons également décidé d’élaborer un argumentaire détaillé pour les organisations qui reviendra sur la véritable nature du FN.

 

J’ai clairement indiqué lors de notre discussion qu’il revenait en particulier aux secrétaires généraux des organisations de la CGT de veiller au respect des valeurs fondamentales et des statuts de la CGT dans leur organisation.

 

Cela nécessite de revenir sur quelques principes :

 


* la CGT est ouverte à tous les salariés quels que soient leurs statuts social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses ;

 


* la liberté de candidature aux élections politiques est elle aussi reconnue dés lors qu’elle s’exerce en respectant l’indépendance de l’organisation et que nul ne se réclame de son appartenance à la CGT pour des fins autres que l’action du syndicat.

 


C’est une règle de vie commune qui s’applique quelques soient les étiquettes et qui préserve ainsi l’unité des adhérents dans la CGT pendant et au-delà des campagnes électorales.

 

Ces principes rappelés, Il n’est cependant pas envisageable qu’au nom de la liberté d’opinion dans la CGT, la CGT puisse être représentée, à quelque niveau que ce soit, par des militants revendiquant par ailleurs publiquement leur adhésion au concept de « préférence nationale » qui est le socle du FN.

 

Ceci pour une raison simple mais oh combien essentielle : cela est contraire aux principes et aux valeurs fondamentales de la CGT inscrits dans ses statuts. La CGT « agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie, et toutes les exclusions » (statuts de la CGT).

Le FN, quoi qu’il en dise, ne peut pas être considéré comme un parti politique comme les autres, par la CGT comme par l’ensemble du mouvement syndical. Les positions du FN, en préconisant la préférence nationale sont même contraires aux principes républicains et aux textes internationaux, comme les tribunaux l’ont dit lors de jugements successifs.

Il est de notre responsabilité dans ce contexte de faire preuve d’une grande vigilance et d’une réactivité collective déterminée. C’est une exigence supérieure à toute autre considération, y compris la perte éventuelle de syndiqués, voire exceptionnellement la perte d’un syndicat.

 

On ne transige pas avec les valeurs fondatrices de la CGT. Les organisations syndicales qui, en Europe, n’ont pas su porter les principes d’entraide et de solidarité qui sont au fondement de la constitution des syndicats, sont aujourd’hui en prise aux pires difficultés, avec des partis d’extrême droite très influents, voire au sein de gouvernements.

L’histoire nous enseigne que les partis fascistes se sont souvent parés de vertus sociales pour accéder au pouvoir.

 

Face à ce risque majeur pour les salariés et la démocratie, il est de notre responsabilité d’éclairer les salariés par l’information et le débat sur la réalité des thèses et des positions du FN, sur le plan économique et social comme en matière de libertés publiques.

Même repeinte à “la couleur Marine” , l’exploitation par le FN des peurs et de la précarité sociale engendrée par les politiques en vigueur demeure la même et trouve sa source selon lui dans une cause principale : l’étranger. L’Immigré comme le Français qui n’est pas « de souche » sont ainsi présentés comme les responsables de tous les maux.

Cela a comme conséquence de détourner l’attention des véritables causes de l’exploitation dont les salariés, quelque soit leur origine, sont victimes et donc de contribuer à entretenir le système tant décrié.

 

D’ailleurs, régulièrement, les déclarations du FN ont dénoncé les mobilisations syndicales, ce fut encore le cas lors des manifestations pour défendre les retraites :

 Marine Le Pen le 22 octobre 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos … Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grève, manifestations et blocus … La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »

 Bruno Gollnisch le 4 novembre 2010 : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi … La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».

Face à l’offensive du Front national, soyons convaincus que l’opinion et le comportement de la CGT auront de l’influence chez les salariés.

 

Mettons la conviction nécessaire dans les formes de débat permettant la participation la plus large des syndiqués afin d’empêcher le FN d’instrumentaliser la CGT et de duper les salariés sur ses motivations véritables.

Autant que de besoin, la direction confédérale pourra vous apporter le soutien nécessaire dans vos initiatives.

Voilà, cher(e)s Camarades, les éléments d’information et d’appréciation que je tenais à vous apporter et qui permettront, je l’espère, de mobiliser par votre intermédiaire l’ensemble des directions syndicales pour la défense de nos valeurs communes.

Bien fraternellement et bon courage.

 


Bernard Thibault

  
secrétaire général de la CGT

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Les Cartes à "Cliquets" : clic, contrôlé, clic, fiché, clic, fliqué, clic, interné...

15 Octobre 2011 , Rédigé par Neo Publié dans #"matin brun"

Le 8 octobre, samedi dernier, les militants antifas, dont la CGT 59,  défilaient dans les rues de Lille contre la manifestation des identitaires. Manifestation consensuelle où se retrouvaient bien des courants de pensée dont les....Verts.
Les mêmes "vert caca d'oie", dans le même temps,  mettent en place sur la Communauté Urbaine de Lille, un système de contrôle total avec l'aide des nécro-technologies que sont les RFID. Le Conseil Régional socialiste (plus communistes, plus Verts et d'autres encore...) n'est pas en reste et s'inscrit avec enthousiasme dans le projet en contraignant les "clients TER" de la SNCF à s'équiper d'une carte à puce RFID ; après Calypso pour Transpole, voici une pièce supplémentaire de la machine totalitaire : le Pass-Pass du TER Nord-Pas-de-Calais.  Prochaine étape, La future "Carte de Vie quotidienne"  ré-enchantera désormais nos lendemains sans avenir.   Sa fonction ? Elle n'est pas tant destinée à instaurer une visibilité totale qu'à "imposer une conduite quelconque à une multiplicité humaine quelconque" (Gilles Deleuze). Autrement dit, elle vise à instaurer une société de contrôle plutôt qu'une société disciplinaire . Les puissants ne veulent pas tout savoir de nous, ni tout voir, ils veulent  avant tout, nous faire intérioriser les interdits, les procédures et  leur moraline sous la menace de leur omniscience. Big Brother, à la manière du Surmoi,  ne nous regarde pas du dehors mais, nous contraint,  nous régule du dedans. Le constat est là, le néo-fascisme et ses avatars  n'avancent pas seulement le crâne rasé et la godasse à clous aux pieds. Ils ont pignon sur rue, portent costume cravate et se font élire sous des bannières faussement progressistes.

 Interpellées par des clients (il n'y a plus d'usagers) désireux de connaître la marche à suivre pour obtenir une carte TER Pass-Pass anonymisée, la Région et la SNCF Lille n'ont pas jugé opportun de répondre. Cinq possibilités s'offrent donc désormais aux voyageurs: se résigner à s'abonner nominativement (une résignation supplémentaire, c'est un citoyen en moins), payer son billet au jour le jour, frauder, prendre sa bagnole, s'abonner nominativement et porter plainte pour construire un mouvement d'opposition.
Quant à espérer un débat sur la gratuité des transports...pour ça, il faudra prendre le pouvoir en direct.


Pour info : un article de Hors-sol. Herbesfolles
Nous renvoyons également au site "Pièces et main d'oeuvre" qui figure depuis longtemps dans nos liens.

"A quoi va ressembler la vie "sans contact" à lillle ?

Depuis quelques temps, nous mettions en garde nos lecteurs et lectrices contre la généralisation de la technologie RFID décidée dans la confidence par Lille Métropole. Le 5 novembre 2010, en renouvelant le contrat d’exploitation des transports en commun de Kéolis, LMCU – par l’intermédiaire d’Éric Quiquet – nous a dévoilé ses plans maléfiques d’automatisation, de sécurisation et de marchandisation des transports. La carte à puce RFID va donc s’installer dans nos poches et intensifier cette mini société de contrainte et de surveillance propre aux flux de bétail humain.

À la lecture des délibérations savamment noyées dans le site internet de Lille Métropole1 - et alors qu’un mouvement national s’oppose au projet LOPPSI 2 - on se rend compte que nos pires spéculations en termes de fichage et de traçabilité se réaliseront cette année. Si une description de ce qui nous attend dans les transports en commun lillois peut sembler dérisoire quand on ne les prend jamais - ou quand on les fraude - elle permet de toucher du doigt les possibilités de cette technologie intrusive et d’imaginer le monde qu’elle créera une fois généralisée.

La technique déployée

Les techniques seront de trois ordres : le billet « sans contact », la carte à puce RFID, et une application pour téléphones portables. En ce qui concerne la carte RFID, ce sera sensiblement la même que le pass Navigo parisien. Elle s’appelle poétiquement Calypso, comme pour mieux naviguer dans un océan de liberté surveillée.

Les futurs tickets, cartes ou téléphones portables détecteront à distance toutes les personnes entrant dans les transports (métro, bus, tramway, TER, parkings pour bagnoles et vélos), et serviront à louer les futurs Vélos en Libre Service, les voitures en autopartage… Des autocollants RFID s’installeront sur les billets des supporters du LOSC (déjà particulièrement surveillés) qui voudront repartir en métro. Et dès à présent, ils contrôleront l’accès aux locaux de LMCU pour son cheptel salarié.

Bien évidemment, Lille Métropole espère intégrer au plus vite cette technologie RFID dans une grande « Carte de Vie Quotidienne » qui contrôlera les entrées de tout le monde aux bibliothèques, cantines et autres services municipaux.

Le « tout sans contact » s’impose

Adieu les cartes et tickets papier : LMCU se prépare au « tout sans contact » malgré un investissement et un coût d’exploitation faramineux qui expliquent les récentes hausses de prix des tickets.

Pour se justifier, LMCU a élaboré deux scénarios possibles. Le premier : « tout sans contact ». Le second appelé « variante » (sic) serait « sans contact » + « magnétique » (tickets papier). Leur tableau « Avantages - Inconvénients » entre les deux scénarios tend ostensiblement à imposer la RFID et à se séparer complètement du système actuel. Tellement ce sera plus pratique… ou compliqué de « prévoir une double interface sans contact / magnétique ».

Aussi, pour rendre plus désirable son projet RFID, LMCU prévoit de nous bombarder de messages promotionnels, de déployer du matériel publicitaire humain, et même de racoler « au plus prêt des utilisateurs ». Une remise de la carte pourra se faire « en mode délocalisé », aux abords-même des « lycées par exemple ». S’en prendre d’abord aux plus jeunes ? Une vieille recette marketing pour faire accepter une nouvelle technologie, aussi inutile et liberticide soit-elle.

Et en cas de doutes, une « hotline billétique » assurera que nous sommes bel et bien pucés.

La carte ne sera pas anonyme

À première vue, une carte anonyme pourra être distribuée. Mais ne nous trompons-pas : LMCU fera tout son possible pour que la carte « personnalisée », dite aussi « nominative », soit la norme. Dans leur jargon, la carte nominative est déjà vue comme « générique » : si « au lancement, les cartes personnalisées peuvent être gratuites », par contre, « la carte anonyme devrait être payante ». La liberté a donc un coût.

Transpole prévoit déjà de discriminer les porteurs d’une carte anonyme : « la qualité du service offert [sera] décliné » selon que vous vous baladez avec une carte nominative ou anonyme. Les points d’accueil et la longueur des queues au guichet vous feront préférer la carte personnalisée.

Et finalement, quand la RFID aura suffisamment colonisée nos vies et nos cerveaux, Transpole pourra, si elle le souhaite, « rendre la carte anonyme non cessible pour quelque raison que ce soit ». À terme donc : finies les cartes anonymes. Si LMCU souhaite décharger sur Transpole la responsabilité du fichage généralisé, nous, on se rappellera qui sont les vrais responsables : Quiquet et toute sa clique socialo-verte.

La « personnalisation » de la carte

Sur la carte, les infos personnelles seront entre autres celles-ci : civilité, sexe, lieu de naissance, nom et prénom, numéros de téléphone et mail (facultatif), « l’accord pour la conservation de la photo sous format électronique », « l’accord pour la transmission des données personnelles à d’autres organismes autres que Transpole », « … » Transpole s’apprête donc à partager ses fichiers avec « d’autres organismes ». Et ces trois petits points nous laissent présager le pire. Renseignement Intérieur ? Galeries Lafayette ?

Le traçage

La validation « sans contact » devra être « systématique et obligatoire » lors de chaque trajet et chaque correspondance. Les objectifs sont de trois ordres : assurer le « contrôle et la loyauté sociale » (hein ?), « assurer la collecte systématique des données relatives aux déplacements de tous les passagers (y compris la correspondance) et d’établir la charge des véhicules » et « établir les usages de déplacements par période, par ligne, par arrêt et par direction pour permettre l’adaptation de l’offre commerciale ». Big Brother voit tout et saura à chaque instant qui est et quand ? Et bientôt : qui a emprunté quel bouquin ? Mais ne discutez pas trop, LMCU a déjà décidé que c’était pour votre bien.

Ciblage marketing

Parmi les 152 millions de voyageurs en 2009, les défenseurs du bon vieux service public doivent s’en assurer : Transpole est bien un service « commercial ». En plus des 3 millions d’euros de recettes publicitaires réalisées en 2009, « les bases de données d’usage, de vente et client permettront des actions de marketing direct ciblées. » « Des réductions chez des enseignes partenaires » seront proposées aux vaches à lait. Et « le système billettique permettra au client d’accumuler des points crédités au fur et à mesure des achats pour transformation en avantages. » Un t-shirt Transpole comme dans la pub, ça vous dit ?

Fichage policier

La délibération nous apprend que Transpole dispose d’un fichier des « fausses identités déjà référencées dans le système  » lors des contrôles. Ce à quoi il faut ajouter une « liste grise » et une « liste noire » des fraudeurs réguliers, des agités de la rame, des « clients » circulant avec un abonnement impayé, etc.

Il faut noter que cette « liste noire » ne sera jamais « purgée et qu’elle contient toutes les cartes mises en liste noire depuis le lancement du système billettique ». Une fois dans la matrice, et vous y êtes à vie ! La fraude est éternellement impardonnable en ce bas monde.

Avec le système RFID, les contrôleurs armés de leurs futurs joujous informatiques auront immédiatement accès aux « identités abusives » et aux « données personnelles du fraudeur ». Ils pourront aussi tarifer les amendes selon leur « compteur de courtoisie » qui recense le nombre de fois « où le client a été contrôlé en absence de validation. »

Et pour être sûr de ne rater personne, les fichiers de fraudeurs seront échangés « entre partenaires de l’interopérabilité ». À savoir : la SNCF, pour les clients des TER de la région NPdC, les transports urbains du bassin minier, et bientôt ceux de Douai, Valenciennes et Dunkerque. Magique !

Rappelons-nous cependant que certaines données sont déjà échangées avec la Police Nationale dans le cadre du Contrat Local de Sécurité voté en 1998. La RFID n’est-elle qu’un tour de vis sécuritaire de plus ?

CNIL, la menace fantôme

La Vert Quiquet nous avait prévenu dans la presse régionale. Aux côtés de l’UMP Alex Türk, président de la Commission Nationale Informatique et Libertés, il affichait sa vaine vigilance de larbin des nouvelles technologies de contrôle.

Après avoir papoté avec la CNIL, LMCU recommande à Transpole « un cryptage irréversible des numéros de cartes contenus dans la base de données ». Mouais. Un peu plus loin, on peut lire que ce cryptage peut être suspendu à tout moment par Transpole « en cas de fraude massive avérée » ou « en cas d’évolution majeure du système ». La CNIL s’organise donc de telle façon qu’elle ne serve à rien.

Ah, si ! Elle demande à ce que soit assuré un « droit d’information, de rectification et de regard du client (dont suppression) sur les données le concernant. » Tout ça pour les 152 millions de personnes transportées ? Et au bout de combien de démarches administratives décourageantes ?

LMCU déclare la guerre ?

Que la CNIL n’empêche pas l’intrusion des technologies de contrôle et de surveillance dans nos vies, on était déjà au courant. La preuve : dans son rapport du mois de novembre sur la prévention de la délinquance, Lille Métropole se gargarise de ses « 2 515 caméras [présentes dans les transports], enregistrant 12 images par seconde sur disque dur amovible, qui sauvegardent 48 heures durant les vidéos à l’usage de la Police Nationale. » Et elle annonce toute fiérote : « 4 caméras dans les autobus standards, 5 caméras dans les autobus articulés, 4 caméras dans les rames de métro », etc., la liste est longue. Tout ça depuis 2002 et l’arrivée du Flic Quiquet, fallait-il le rappeler. Mais au fait, cette « vidéo-protection », elle protège qui ? contre qui ? contre quoi ?

En plus de ce contrôle technologique, LMCU a, depuis 2002 toujours, disposé dans ses transports 489 agents (on aurait envie de dire « unités ») pour assurer le « dispositif humain de Prévention Médiation », et s’ajouter aux maraudes de flics et de militaires. Lille Métropole serait-elle en état de guerre permanent ? Comment expliquer alors que nous devions être constamment sous l’œil des caméras, localisés, tracés, identifiés, fichés, contrôlés ?

Hors-sol, le 7 janvier 2011

hors-sol.herbesfolles.org

1 : Retrouvez toutes ces informations et les citations sur http://www.lillemetropole.fr/index…. en dessous du nom « Éric Quiquet »."

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NON à la répression du mouvement social

4 Février 2011 , Rédigé par Hérisson Publié dans #"matin brun"


A l'automne dernier, nous étions, dans le cadre de la mobilisation contre la "contre réforme" des retraites du gouvernement, engagés dans un réel combat pour tenter de préserver les acquis durement gagnés le siècle dernier par nos aînés.

 

Le 18 octobre, nous étions 70 à manifester sur la voie en gare de Lille-Flandres. Cela a provoqué le blocage des trains durant 30 mn.

L'un d'entre nous, Julien, a été arrêté le lendemain et a subi 44h de garde à vue.

Ce mardi 8 février, il passe en justice suite au dépot de plainte de la SNCF qui lui réclame 45.000 euros de dommages.

 

Pour cette entreprise qui cumule tous les jours des minutes, des demi heures de retard (qui ne sont pas dues à des manifestants ou grévistes mais à la rationalisation des moyens), le droit à la manifestation est légal à condition que cela n'ait aucun impact sur ses profits.

 

Les militants de la CGT et de SUD Conseil Général du Nord et de la Mairie de Lille étaient aux côtés de Julien durant le mouvement et seront avec lui ce mardi.

Défendre Julien, c'est défendre un militant qui s'est engagé dans la lutte pour nos retraites à tous, c'est défendre aussi notre droit à manifester en ces temps de criminalisation des mouvements sociaux.

 

Soyons nombreux au rassemblement ce mardi 8 février à 13h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Lille (avenue du Peuple Belge).

 

 

 

Merci à Sud cg59 pour la rédaction de ce texte que j'ai (un peu) retouché

 

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Espagne - France : le retour du refoulé.....

30 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #"matin brun"

 

 

Photos de Patrice BARDET
Solidarité avec Aurore Martin à Lille

lille aurore martinaurore martin lilleargazki galeria (photos)

 

Solidarité visible à Lille avec Aurore Martin militante Basque

A Lille comme cela avait été décidé et largement annoncé l’acte de solidarité avec Aurore Martin s’est déroulé le samedi 11 décembre. C’est à un point stratégique de la ville de Lille, sa grand place, qu’une banderole s’est affiché au regard de milliers et milliers de passants présents ce samedi après midi, un jour et à une heure de grande affluence, l’acte s’est déroulé de 15 à 17h.

Une trentaine de militants ont participés à ce rassemblement, plus ou moins longtemps, selon leur disponibilité.

 

Etaient présents bien sur les activistes et militants des organisations ayant signé l’appel, le comité basque, la LDH, libérez les, l’alliance rouge et noir...mais aussi des représentants de la coordination communiste, des militants agissants pour les sans papiers ou dans la solidarité avec le peuple palestinien, dont une des porte parole connue à tennue à rapeller sa présence au regard de la solidarité forte qui est exprimée aux palestiniens en pays basque, depuis toujours.

Une solidarité pour le peuple palestinien qui est celle, aussi, des militants du comité solidarité basque de Lille.

Oui , la présence de la solidarité avec la militante basque Aurore s’exprima fortement ce samedi à Lille outre une banderole de 5 m qui fut exposée pendant deux heures, des tracts furent distribués, des discutions se déroulèrent, parfois avec quelques « tentions »...

La presse pourtant présente, (l’AFP et le quotidien la Voix du Nord), a « étrangement » fait le choix de ne pas rendre compte de cette initiative.

Ce rassemblement a eu lieu après l’appel à la solidarité lancé par le comité solidarité basque de Lille aux organisations politiques, des droits humains, à des syndicats mais aussi à un grand nombre de militants de la métropole lilloise.

Dès le 23 novembre, le lendemain de la décision du tribunal de pau, le comité a dénoncé cette décision et demandé à chacun de se tenir prêt et répondre à la demande de solidarité urgente et nécessaire pour Aurore.
Le 25 novembre un premier texte relatant le « cas aurore martin » était transmis à des organisations, mais aussi à des militants lillois, une proposition de réunion était faite pour le 30 novembre, il s’agissait bien sur de faire participer le plus grand nombre...

Deux structures répondirent immédiatement, la LDH et le comité « libérez-les » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, avec qui d’ailleurs le comité basque est lié, en effet nous menons depuis plusieurs années, ensemble un travail d’information et aussi des d’actions visibles en faveur des prisonniers politiques, dont des basques, incarcérés dans notre région, principalement à la prison de Bapaume (meetings communs, rassemblements devant les prisons où sont incarcérés des prisonniers politiques etc.)

Une quatrième organisation, alliance rouge et noir se joindra par la suite à l’initiative et signera l’appel à l’acte de solidarité.

L’absence de certaines organisations, présentes pourtant en pays basque dans la solidarité, mérite réflexion, ces organisations ont elles vraiment compris l’enjeu de la décision du tribunal de pau, ont elles compris que le « cas aurore martin » était la porte ouverte à d’autres actes répressifs à l’encontre d’autres militants, d’autres causes...et pas seulement ceux de la dissidence basque.

Toutefois l’acte a été jugé très positif par les personnes solidaires et il a été décidé de poursuivre ce travail d’information et de solidarité avec Aurore Martin, son cas est emblématique de la répression sauvage qui frappe depuis des décennies des milliers de militants de la gauche indépendantiste basque.

« Le choix » d’Aurore Martin

En annonçant le 20 décembre qu’elle refusait d’être livrée à l’Espagne Aurore Martin par ce geste courageux et certainement humainement très difficile, coupure avec ses proches, met chacun devant ses responsabilités, agir par des actes concrets et non plus des déclarations de principes sur le « cas Aurore Martin ressortissante française ».

Oui elle française, mais milite pour les droits des basques, des deux côtés de la frontière.
Oui sa condamnation est un pas nouveau qui montre plus qu’une simple collaboration de l’Etat français avec la répression menée de l’autre côté de la frontière.

Solidarité avec Aurore, solidarité avec tous les militants basques, réprimés des deux côtés de la frontière !

– Comité Solidarité Basque Lille - France

Communiqué Comité Solidarité Basque Lille - le 21 décembre 2010

Il y a quelques jours nous vous avions informés de la décision intolérable, mais prévisible, de la Cour de cassation de valider la décision prise par le tribunal de Pau le 23 novembre.

Ce tribunal avait accepté le mandat d’arrêt émis par le tribunal d’exception espagnol, l’Audience Nationale, contre la militante basque Aurore MARTIN, ressortissante française, membre du parti indépendantiste basque Batasuna, parti légal en France mais injustement illégalisé en Espagne.

Nous vous avions informé de la gravité de cette décision, qui permettait au tribunal espagnol de condamner Aurore à une peine de 12 années de prison pour des actes politiques et publiques faits au nom de son parti.

Cette nouvelle déclaration de guerre contre la gauche indépendantiste basque a provoqué un très important mouvement de refus de ce nouveau acte répressif.

En Pays Basque ils furent des milliers à affirmer leur solidarité avec Aurore Martin lors de deux manifestations à Bayonne.

Une protestation élargie à de nombreuses organisations, partis, syndicats...mais aussi soutenue par plus de 160 élus du Pays Basque. 

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Lyon, Place Bellecourt : une prison à ciel ouvert !

22 Octobre 2010 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #"matin brun"

Hier, Place Bellecourt à Lyon, ville du sénateur-maire socialiste Gérard Collomb, près de 300 personnes ont été retenues plusieurs heures en marge d'une manifestation. Le pouvoir a mobilisé les CRS, le GIPN, un hélicoptère et deux pompes à eau....on sait que les polices européennes s'entraînent beaucoup à la guerilla urbaine en prévision de la généralisation des politiques anti-sociales dans toute l'Europe. Le peuple c'est l'ennemi et la haine de la démocratie a de beaux jours devant elle. Hier, selon la méthode de la grenouille dont on chauffe l'eau petit à petit, le pouvoir a encore testé le degré d'indifférence des citoyens favorables à 70% et par délégation au mouvement qui défend leurs retraites mais silencieux face aux lois sur l'immigration, la chasse aux Roms et la répression des "casseurs" issus des couches les plus méprisées et les plus exclues de la population.

Pour ceux qui pensent encore qu'un retour du PS pourrait changer quelque chose en 2012, écoutez donc le fameux Collomb sur les événéments d'hier : ici

 

 

Article piqué sur le site de Rebellyon : ici

"Lyon capitale de la désinformation et de la répression ? Lyonnais, Lyonnaises, réveillez-vous !

Publié le 22 octobre

    
7 compléments d'info

La jour­née de jeudi. Lyonnais, que faites-vous ? Vous tolé­rez le GIPN dans la rue, les fusils à pompe contre vos gosses, les com­plain­tes de 3 com­mer­çants aux vitri­nes bri­sées rem­pla­cées deux heures après jus­ti­fient l’inter­dic­tion de manifs syn­di­ca­les et le main­tien en déten­tion à ciel ouvert pen­dant 6 heures de 300 per­son­nes prises au hasard, gazées, fla­sh­bal­lées, matra­quées, fouillées, fichées ! Quel état d’excep­tion permet ça ? La pro­pa­gande des médias télé­vi­sés ne tient pas la route dès que vous éteignez les télés : des­cen­dez dans les rues, vous n’y ren­contre­rez que des jeunes de Lycée Pro en colère mais très ouverts à la dis­cus­sion, qui ne veu­lent pas bosser pen­dant 50 ans pour des tafs de merde entre les pério­des de chô­mage, des syn­di­ca­lis­tes payés à coups de lance-pierre que le gou­ver­ne­ment méprise, des gens révol­tés comme vous depuis des années par la poli­ti­que de Sarkozy ! Dans les rues aujourd’hui contre la jeu­nesse lyon­naise c’était la guerre, pour 3 pier­res, 2 vitri­nes et 4 abri­bus. Où est la capi­tale de la résis­tance ?

La presse use de vieux cli­chés jaunis sur les cas­seurs, nous, on sait ce qu’on est, on est des mil­liers, on est syn­di­ca­lis­tes, au chô­mage, à la fac, lycéens et lycéen­nes, du centre-ville comme de la ban­lieue… Et on sait ce qu’on veut, on est déter­mi­nés, nous, on veut vivre !

Les rendez-vous aujourd’hui
- à partir de 7 h, rendez-vous sur les dif­fé­rents piquets des sala­riés en grève (Sncf, raf­fi­ne­ries, etc.), nom­breu­ses actions de blo­quage pré­vues (Banque de France, gare de la Part-Dieu…). Bref, rendez-vous sur les blo­qua­ges !
- 12 h : Barbecue reven­di­ca­tif devant la raf­fi­ne­rie de Feyzin.
- rdv à 13 h prison Bellecour ?"

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Besson : Mais d'où qui pue donc tant ?*

13 Octobre 2010 , Rédigé par TriNity Publié dans #"matin brun"

Avec 294 voix pour et 239 contre, le projet de loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité a été adopté à l'Assemblée nationale, en première lecture. De l'extension de la déchéance de la nationalité au bannissement des sans-papiers expulsés en passant par la limitation du rôle des juges des libertés, toutes les mesures répressives défendues par le gouvernement ont été votées.

 

SALAUDS !

 

* dans "Zazie dans le métro" de Raymond Queneau

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Campings de France : 1939 - 2010 - jeu des sept erreurs

22 Août 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #"matin brun"

Des erreurs se sont glissées entre 1939 et 2010 entre les deux expulsions - ramassage - les trouverez-vous ?

 

Rafle en 1939 dans un camp Tzigane

Rafle1939.jpeg

 

 

 

Expulsion d'un campement en 2010

expulsion2010.jpeg

 

 

Montreuil 2010 : les hommes ont été séparés des femmes et des enfants....

 

Rassemblements à l'appel de la LDH :

Le 3 septembre - 18 heures à Lille - Parvis des droits de l'Homme, Place de la République -

Le 4 septembre - 11 heures - Tourcoing - rassemblement devant l'hôtel de Ville

Le 4 septembre - Paris - place de la République

 

et le 7, on fait grève et on demande la démission de Woerth, pour commencer

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France, terre d'asile : Vacances Rom...(h)aines

21 Août 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #"matin brun"

Quel silence après le discours de Grenoble ! Il suffit de faire le tour des sites des partis et des élus (blog du PS où Hamon déplore l'amalgame entre Roms, forains et gens du voyage (ah bon, c'est ça qui le gêne ?), blog des élus socialistes du Conseil Général du Nord, idem pour les communistes, blog des élus de la Région, etc),  pour se faire une idée. On aurait pu attendre des manifestations aussi importantes qu'entre les deux tours "Chirac-Le Pen" mais  les collégiens, les lycéens et les étudiants - majoritaires dans ces défilés -  sont en congés donc désorganisés -  et les autres ? qu'attendent-ils ?  que l'opération "places propres, villes nettes" soit achevée pour se "rassembler" en septembre ? L'indignation peut-elle être ainsi différée ? En attendant, des gens comme nous, mais bien moins chanceux, se font harceler, expulser, interner, leurs pauvres biens sont détruits, tout cela sur fond de haine et de lâcheté. Le tour des autres  "français issus de l'immigration" viendra ensuite. Il est déjà prévu de les poursuivre dans les cages d'escalier, sur le moindre palier des ghettos des cités.  Une "nationalité propre" a promis Sarkozy...on connaît cette propreté-là, elle s'appelle aussi "Ordre nouveau". Mais il en faut plus que le discours de Grenoble et ses conséquences pour faire bouger les élus  de gauche qui,  pour l'instant appliquent le service minimum et  n'ont fait que balbutier quelques protestations, juste pour la forme.  Il fallait descendre dans la rue dès  le discours de Grenoble. Eh bien, si les élus politiques et les dirigeants des orgas. continuent à être aussi ambigus sur les questions dites d'insécurité,  s'ils préfèrent l'opportunisme électoral au courage politique, on ira là où Sarkozy nous conduit...nous n'avons rien appris de l'histoire (hypostasiée ou non), nous n'avons rien appris de la chute d'autres démocraties, rien.


 

Cf : L'article publié par le Comité International de la Quatrième Internationale

Article de Françoise Thull et Marianne Arens

http://www.wsws.org/francais/News/2010/aou2010/roms-a10.shtml

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APPEL AUX CITOYENS et à LA SOCIETE CIVILE

19 Août 2010 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #"matin brun"

N.B : En France environ 6000 tsiganes furent internés dans des camps pendant la seconde guerre mondiale.  

 

"APPEL AUX CITOYENS et à LA SOCIETE CIVILE

 

Nous, institutrices et instituteurs de la République, depuis deux ans, sommes entrés en résistance et en désobéissance pour défendre l’école publique ébranlée dans ses fondements par des « réformes » contraires à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Aujourd’hui, l’idéologie d’un parti extrémiste aux solutions discriminatoires a pénétré les sphères du pouvoir. Sous couvert de lutte contre l’insécurité et la délinquance, des lois contraires à l’esprit de notre République ont été votées, d’autres le seront certainement prochainement. Des décisions visant à stigmatiser et exclure certaines catégories de la population créent un climat de tension insupportable. Même si elles visent à masquer l’échec d’une politique économique et sociale qui pénalise les plus faibles, toutes ces mesures constituent d’abord une menace pour la démocratie et la paix civile.

Par l’abus de pouvoir d’un homme et d’un gouvernement dévot, l’Etat de droit est aujourd’hui en danger. Or, c’est de notre silence, de notre résignation, de notre passivité et de notre soumission que ce pouvoir autoritaire et brutal tient sa force. Il est temps d’enrayer cette machine infernale.

A tous les citoyens, à toutes les forces vives de notre République, nous lançons un appel pressant à se déclarer en insoumission ouverte à cette politique immorale et dangereuse pour défendre les valeurs et les institutions républicaines qui sont bafouées par des lois et décrets contraires à la dignité humaine et à l égalité des citoyens devant la loi.

L’affichage public et massif de cette dissidence civile, éthique et responsable, signera l’échec de ce pouvoir à régenter les esprits, à gouverner par la peur et à imposer ses lois anti républicaines et ses réformes anti sociales.

Notre démocratie a besoin de respirer. Elle a plus que jamais besoin de citoyens libres, éclairés et responsables qui sachent faire prévaloir les exigences de la conscience et de la raison pour bâtir une société plus juste, plus tolérante et plus solidaire.

Désormais, notre devoir à toutes et à tous est de ne pas être complice de cet te régression démocratique et sociale et de construire, dès aujourd’hui, un avenir porteur d’espérance pour tous.

Ensemble, nous le pouvons si nous le décidons !

Nous appelons les citoyens, les associations, les partis, les syndicats et toutes les forces de la société civile à rejoindre le mouvement de résistance civique enfantsrom.jpgaux lois anti républicaines qui déshonorent notre pays, à diffuser largement cet appel et à participer massivement aux rassemblements du 4 septembre par tout en France."

Réseau des enseignants du primaire en résistance
http: / / resistancepedagogique.org

Source : http://www.lepost.fr/article/2010/08/19/2189220_resistance-pedagogique-appel-pour-une-insoumission-a-la-politique-de-crapoussin-1er-et-ses-stercoraires.

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Lille 4 septembre, on brade la manifestation contre les mesures dites sécuritaires

13 Août 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #"matin brun"

Pas de manifestation à Lille donc le 4 septembre prochain, pour cause de Braderie : frites, merguez, moule, foule bref, on va pas perturber un beau divertissement comme celui-ci pour laisser défiler des manoqueux qui défendent les droits de l'homme - question de sécurité nous répondra-t-on....

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