Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

chronopolitique

Ville de Lille : Placard à balais pour gardien de parc, que fait loppsi 2 ?

4 Janvier 2011 , Rédigé par modérateur Publié dans #Chronopolitique

Les gardiens du parc Lebas affrontent un nouvel hiver dans leur placard à balai

lundi 03.01.2011, 05:10  - La Voix du Nord

 Si les agents vus cette semaine ont réclamé l'anonymat, le CGTiste Joao Gama dénonce la précarité du local des gardiens. Si les agents vus cette semaine ont réclamé l'anonymat, le CGTiste Joao Gama dénonce la précarité du local des gardiens.
|  LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ |

Même la remontée du mercure ne leur remonte plus le moral. Lassés, les gardiens ...

 

du parc rouge ne se fient plus au redoux. « Ils annoncent du froid pour la semaine prochaine », maugréait l'un d'eux ces jours-ci. Cinq ans qu'on promet un vrai local aux quatre agents municipaux. « Pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage, égrène un gardien. On a fait des propositions, pour mettre un poêle ou se raccorder à un boîtier, mais la ville dit que c'est dangereux. » Vandalisé, leur réduit de 5 m² a perdu plusieurs vitres, remplacées par des planches. Plongé dans la pénombre, il semble à l'abandon. Les hommes s'adaptent, apportent des lampes de poche ou un réchaud pour la soupe. « L'an dernier, on avait un thermomètre, on a eu -7° », confie l'un. « Les premières heures, ça va, mais à la quatrième ou cinquième, c'est dur », ajoute un autre.

Présents de 10 h à 17 h, voire 18 h, les fonctionnaires n'ont pas de toilettes. Ils frappent à la porte de la MRES, ou au musée d'Histoire naturelle le dimanche. « On ne demande pas monts et merveilles, souffle un gardien. Juste du chauffage et de la lumière. Nos droits.

 » La municipalité a voté (en octobre 2008 et 2009) la construction de toilettes publiques et d'un local. Depuis, rien. « Le Grand Stade sera terminé qu'on n'aura toujours pas notre baraque », ironise un agent. Les syndicats, eux, ne plaisantent plus. Mi-décembre, FO haussait le ton par voie de tract : « Sommes-nous encore dans une mairie qui s'occupe du bien-être de ses agents ? Pourquoi avons-nous les moyens de délocaliser un conseil municipal (à Gand) alors qu'on n'a pas les moyens de délocaliser un préfabriqué décemment aménagé ? » Hier, Joao Gama, secrétaire de la section CGT, enfonçait le clou : « On ferme le zoo en hiver pour protéger les animaux, mais on ne traite pas les agents aussi bien. Sans doute que ce ne sont pas des animaux exotiques... » Lui y voit le symptôme d'un climat social dégradé : « On ne parle pas de salaire mais de conditions de travail. Si on en vient à faire grève pour de l'eau chaude, c'est dramatique. » • S. B.

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme

Lire la suite

"On a l’impression d’avoir invité un ami à dormir et qu’il ne veut plus partir!»

29 Décembre 2010 , Rédigé par modérateur Publié dans #Chronopolitique


Après avoir invité la Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France à s'installer quai de la Charente, à Paris, la mairie veut l'en faire partir. Par tous les moyens. Symbole de la révolte des intermittents du spectacle en 2003, la CIP-IDF, lieu expérimental d'auto-organisation, est devenue encombrante aux yeux des élus socialistes de la ville.

La mairie de Paris cherche à faire craquer la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France


htp://www.mediapart.fr/article/offert/39f7e0576ae508cbde3a41935t
f2a19ef
24 Décembre 2010 Par
Carine Fouteau

Après avoir invité la Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDF) à s'installer quai de la Charente, à Paris, la mairie veut l'en faire partir. Par tous les moyens.

Symbole de la révolte des intermittents du spectacle en 2003, la CIP-IDF, lieu expérimental d'auto-organisation, à l'origine entre autres des «grèves» de chômeurs, est progressivement devenue encombrante aux yeux des élus socialistes de la ville. Au point que le tribunal d'instance du XIXe arrondissement, à la demande de la Société d'économie mixte de la ville de Paris (Semavip), a ordonné, le 17 septembre 2010, son expulsion et l'a condamnée à de lourdes astreintes financières.

Depuis plusieurs semaines, les négociations sont au point mort, la situation apparaît bloquée. À tout moment, l'évacuation par les forces de l'ordre peut avoir lieu. Sollicité, le président de la cour d'appel a proposé, le 14 décembre, une procédure de conciliation. Acceptée par la CIP-IDF, celle-ci a été refusée par la Semavip. La mairie vient, en outre, de rejeter une offre de médiation venue du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

Au départ, les intérêts des uns et des autres étaient pourtant convergents. À l'automne 2003, Christophe Girard, adjoint au maire chargé de la culture, juge utile d'héberger la Coordination qui vient, cet été-là, de jouer un rôle déterminant dans la lutte contre la réforme de l'assurance-chômage des intermittents. Festivals annulés, blocages de tournage, occupations de plateaux de télévision et de radios, élaboration d'une expertise collective donnant lieu des contre-propositions: les modes d'action employés tranchent avec les usages des organisations syndicales, peu revendicatives dans le secteur, à l'exception de la CGT. À peine quelques mois après avoir fait irruption dans l'espace public, la CIP-IDF s'impose comme un interlocuteur central des élus et des pouvoirs publics.

Manière d'afficher son soutien, la mairie de Paris lui ouvre les portes du 14 quai de la Charente. Des centaines d'initiatives voient le jour, dépassant les questions culturelles. Permanences hebdomadaires d'information sur les droits des intermittents, des chômeurs et des «bénéficiaires» des minima sociaux, occupations de locaux de Pôle emploi ou des Caisses d'allocations familiales, débats publics, projections de films, concerts, lectures, création d'une «Université ouverte» ou encore établissement de liens avec la recherche publique: en quelques mois s'invente un espace d'échange et de production de savoirs, ouvert à tous et gratuit. «La ville de Paris les traite comme des malpropres»
En juin 2008, la situation se dégrade lorsque la Semavip demande à récupérer le bâtiment pour y construire des logements sociaux et une crèche. «Cet endroit, nous l'avons mis à disposition gratuitement et à titre temporaire. Gratuitement, j'insiste. Les choses étaient claires dès le début», indique-t-on au cabinet de Christophe Girard, chargé du dossier. Dans les mois qui suivent, deux propositions de re-logement sont faites, l'une avenue Gambetta, l'autre rue Curial. Aucune n'est retenue par la CIP-IDF. La première car le site, dont la superficie est divisée par deux, ne permet pas d'accueillir du public, la seconde car les locaux sont situés dans un quartier où elle estime sa présence inappropriée.

Certains, à la Coordination, regrettent de ne pas avoir accepté l'avenue Gambetta, qui, depuis, a été re-attribuée, mais tous sont d'accord pour dire que la rue Curial ne convient pas. «Dans une cité qui manque cruellement d'équipements collectifs, nous considérions que la priorité était de rendre cet endroit inutilisé disponible pour les habitants», indique la CIP-IDF, dans un communiqué du 9 décembre. «Ces locaux, ajoute-t-elle par ailleurs, ne (seront) disponibles qu'après une phase de travaux et pour une période brève», puisque «la parcelle concernée doit être rapidement transformée en espace vert».
La mairie confirme l'information, précisant même que les lieux devront être libérés... à l'automne 2011. Soit environ six mois d'activité réelle. Néanmoins, précise-t-on, «c'est à prendre ou à laisser». «Les choses ont assez duré, insiste-t-on, cela fait deux ans qu'on aurait dû commencer les travaux. Il s'agit d'une grande opération d'intérêt général. Ces gens ne semblent pas très préoccupés par l'intérêt général. C'est regrettable. On a fait d'innombrables réunions, avec des propositions correspondant au cahier des charges. Maintenant, ça suffit. Notre priorité absolue est de libérer le quai de la Charente.» Même tonalité au cabinet de Roger Madec, maire (PS) du XIXe arrondissement et président de la Semavip: «On leur propose des locaux, on est prêt à mettre de l'argent pour les retaper, ils n'en veulent pas et on se fait accuser de tuer un lieu d'expérimentation sociale. C'est le monde à l'envers! D'accord, pour Curial, six mois d'occupation, c'est trop court, mais on pourrait aller au-delà, deux ans peut-être.»

Cette proposition, la Coordination la qualifie de «leurre» et la considère comme un moyen pour se débarrasser d’elle. Elle-même a repéré plusieurs bâtiments inoccupés. Elle vise notamment deux étages vides d’un ancien immeuble de bureaux situé boulevard de Charonne. Elle l’a fait savoir depuis longtemps. En vain. «On n’est pas une agence immobilière quand même! C’est nous qui faisons les propositions, pas eux. On a l’impression d’avoir invité un ami à dormir et qu’il ne veut plus partir!», lance-t-on au cabinet de Christophe Girard.

«La situation est surréaliste», indique René Dutrey, conseiller de Paris (Verts), l’un des seuls élus à soutenir la CIP-IDF. «La ville de Paris a été bien contente d’accueillir le fleuron de la lutte des intermittents en 2003, et maintenant, elle les traite comme des malpropres. Cette gestion est inacceptable, notamment le refus de médiation», estime-t-il. Selon lui, les désaccords sont aussi politiques: «La mairie est très agacée par certaines de leurs opérations de tractages, où ils disent ce qu’ils pensent de la politique sociale et culturelle de la ville.» «Leur proposer Curial, ajoute-t-il, c’est aller dans le mur, ça montre leur volonté, au fond, de ne pas les reloger.»

«C’est dommage, regrette-t-il, car des solutions existent pour les collectifs d’artistes. Il suffirait de gérer de manière plus fluide le patrimoine inoccupé de la ville. Le collectif de la Gare expérimentale a le même problème. Entre le moment où un bâtiment est acheté et le moment où commencent les travaux s’écoulent toujours au minimum deux ou trois ans. Pendant cette période, il est plus économique que les lieux soient occupés que laissés vides.» «Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde»
Dans le bras-de-fer qui l'oppose à la mairie de Paris, la Coordination pèse moins lourd qu'en 2003. Structure mouvante et fragile, elle peine parfois à se prononcer collectivement et la fatigue liée à deux années de contentieux commence à se faire sentir. Mais elle peut encore compter sur son activisme et son influence, comme en témoigne la pétition «Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde», signée par plus de 6.000 personnes, parmi lesquelles de nombreux philosophes, chercheurs, metteurs en scène, musiciens et écrivains.

À quelques semaines de la renégociation des règles du régime d'assurance-chômage, l'enjeu devient politique. En vue de cette échéance, le Syndeac, représentant le patronat du secteur, rappelle Bertrand Delanoë à ses engagements, le maire ayant promis que «la Coordination ne serait pas à la rue» et qu'il n'y aurait pas d'expulsion sans relogement. «À l'heure où la situation devient de plus en plus difficile pour l'ensemble des techniciens et des artistes intermittents du spectacle, où la précarité gagne du terrain dans notre pays, il est primordial, écrit cette organisation, de ne pas rajouter du chaos en sanctionnant la Coordination qui joue un rôle essentiel et indispensable sur le plan de la solidarité dans nos professions. À la veille de la renégociation du protocole de l'assurance chômage, les sanctions prononcées à l'encontre de la CIP-IDF constituent une attaque violente faite aux artistes et techniciens et un signe négatif très fort donné à l'ensemble des professionnels de l'art et de la culture.»

En offrant l'hospitalité à la Coordination, il y a sept ans, la mairie de Paris a pris parti. La manière dont elle saura, ou pas, renouer le dialogue, fera office de test sur sa capacité à accompagner, sur le long terme, des projets centrés sur des questions sociales et culturelles supposées centrales pour elle.


http://soutien-cipidf.toile-libre.org/

Lire la suite

Les retraites, tout le monde s'en fout.

1 Novembre 2010 , Rédigé par Miette Publié dans #Chronopolitique

"Automne sous hélicoptère",  un beau texte de Frédéric Neyrat sur le site de la revue "Multitudes":

 

http://multitudes.samizdat.net/Automne-sous-helicoptere

Lire la suite