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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

luttes

Pillage mondial, on négocie sans nous.

10 Juillet 2014 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #Luttes

La croissance stagne, le chômage progresse et les inégalités s'envolent : les gouvernants occidentaux en déduisent que l'heure est venue de consacrer la supériorité du droit des multinationales (à dégager davantage de profits) sur le devoir des États (à protéger leurs populations).

 

Le Grand marché transatlantique (GMT) est un accord de libre-échange négocié depuis juillet 2013 entre les États-Unis et l'Union européenne visant à créer le plus grand marché du monde. Le GMT prévoit de soumettre les législations en vigueur des deux côtés de l'Atlantique aux règles du libre-échange qui correspondent aux préférences des grandes entreprises. Les contrevenants s'exposeraient à de lourdes sanctions financières.

 

Mais rien n'est joué et la mobilisation contre le Grand marché transatlantique gagne du terrain...

 

La Cgt des Personnels du Département du Nord vous invite à signer l'appel du collectif national unitaire : Stop Tafta

 

Toutes et tous hors Tafta !


Les citoyens d’Europe contre le traité transatlantique

 

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Signez l’appel et déclarez-vous « hors TAFTA »

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Cheminots - Intermittents - Pôle emploi - service public : la lutte s'amplifie !

18 Juin 2014 , Rédigé par Trinity Publié dans #Luttes

Les mobilisations sociales ne font que s'amplifier : les camarades du rail luttent depuis 9 jours, les intermittents servent de fil rouge entre les différents mouvements et poursuivent leur mobilisation pour leur régime d'indemnisation. Ce jeudi 19 juin, c'est la Cgt Pôle emploi Nord-Pas de Calais qui passe à l'offensive pour peser sur la négociation concernant les évolutions de carrière et les classifications.

 

La Cgt des Personnels du Département du Nord invite ses syndiqués disponibles à accompagner le mouvement des salariés de  Pôle emploi.

 

Rassemblement à 12 h 00

Direction régionale - rue Élisée Reclus à Villeneuve d'Ascq

 

lire le tract

 

 

Quelques photos du rassemblement des cheminots Cgt - Sud-Rail et Fo, 

hier matin face à la gare de Lille

 

manif gare de Lille le 17 juin 2014 010

pas d'avenir  sans luttes

 

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À la casse, les services publics, à la casse les transports, la santé, l'éducation, la culture...

manif gare de Lille le 17 juin 2014 005

quelques camarades de la Cgt des Personnels du Département du Nord

 

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oui, sans ironie !

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"Malaise chez les travailleurs sociaux : le travail social est-il (encore) de gauche ?"

25 Mai 2014 , Rédigé par TNT Publié dans #Luttes

Préavis de grève pour le 2 juin 2014 + tract intersyndical
Travailleurs sociaux et personnels des services sociaux et médico-sociaux

Madame la Ministre,

Le 2 juin auront lieu les assises interrégionales du travail social en régions Ile-de France-Centre organisées dans le cadre de la préparation des Etats généraux du travail social (EGTS) annoncés par le président de la République lors de la conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. L’ambition affichée est de « d’élaborer un plan d’action pour refonder le travail social ».

Ces assises se déroulent dans un climat délétère et d’incertitude du fait de la situation sociale dégradée et de l’annonce des prochaines réformes en matière d’action publique territoriale.

L’avenir de la compétence Action sociale est clairement posé sans qu’aucune réponse claire ne soit apportée sur le pilotage de cette compétence et les conséquences pour les travailleurs sociaux qui en ont la charge.

Les travailleurs sociaux et les autres professionnels qui interviennent dans la mise en œuvre des missions de service public ne sont pas dupes. L’Etat veut imposer des politiques publiques/sociales déjà décidées en amont et instrumentaliser la participation des acteurs au nom d’un soi-disant travail coopératif.

Le Président de la République avait annoncé que « La démarche de construction des EGTS se veut résolument participative et mobilisatrice de l’ensemble des acteurs concernés pour prendre en compte la diversité et la complexité des questions et des propositions qui s’expriment. ». Or, a contrario de ces propos, l’accès aux assises est particulièrement verrouillé, tant pour les travailleurs sociaux de terrain que pour leurs organisations syndicales.

Pour les assises qui se tiendront le 2 juin, la portion congrue laissée à l’intervention syndicale interroge sur la conception du dialogue social et de la démocratie. Elle ne permet pas la réelle prise en compte du rôle contributif des professionnels et des organisations syndicales. Dans ces conditions, le débat de fond n’aura pas lieu.

Les organisations syndicales CGT, FSU, SUD-Solidaires et FA-FP attendent du gouvernement d’autres réponses à la crise et à la paupérisation de la population que l’accentuation des politiques d’austérité qui réduisent le travail social à une rationalité économique au détriment de la dimension humaine et des solidarités nationales.

Les travailleurs sociaux, présentés comme les garants de la cohésion sociale, voient leurs conditions de travail se dégrader de plus en plus et leurs missions se réduire comme peau de chagrin.

La Fédération CGT des Services publics et son Union Fédérale des Ingénieurs Cadres et Techniciens exigent des réponses immédiates en termes de reconnaissance statutaire et salariale pour les travailleurs sociaux et des moyens pour l’action sociale et médico-sociale.

Elles appellent les travailleurs sociaux et l’ensemble des personnels des services sociaux et médico-sociaux
- à faire entendre leur voix dans les assises
- et à un rassemblement de 12h à 14h devant l’ASIEM où elles se tiendront.

La Fédération dépose à cet effet un préavis de grève de 0h à 24h le lundi 2 juin 2014 pour les travailleurs sociaux et l’ensemble des personnels des services sociaux et médico-sociaux

Nous vous adressons, Madame la Ministre, nos respectueuses salutations.

Pour la Fédération CGT des Services Publics,
Baptiste TALBOT,
Secrétaire général


Préavis de grève adressé le 22 mai 2014 à :
Madame Maryline LEBRANCHU
Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique
80, rue de Lille
75007 PARIS

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Le 30 janvier, mobilisation du personnel du Conseil Général du Nord pour « assurer l’avenir de la PMI »

22 Janvier 2014 , Rédigé par Hérisson Publié dans #Luttes

 

Le 30 janvier, mobilisation du personnel du Conseil Général du Nord

pour « assurer l’avenir de la PMI »

  

Dans le cadre de la journée d’action nationale, le 30 janvier 2014, le SNMPMI, la CGT et SUD appellent les professionnels et les usagers à manifester pour « Assurer l’avenir de la Protection Maternelle et Infantile »

 

Partout en France et dans le Département du Nord, il est urgent de se mobiliser car les services de PMI sont en difficulté pour exercer leurs missions !

 - suppression de bilans de santé en école maternelle, de consultations infantiles, de consultations prénatales et de planification, de visites post-natales, de visites de suivi des agréments d’assistantes maternelles et familiales.

 - de plus en plus de postes vacants des professionnels de PMI : puéricultrices, sages-femmes, infirmières, psychologues, médecins, secrétaires, agents d’entretien.

 - des locaux de consultation souvent dégradés.

 

Tout ceci survient dans un contexte d’aggravation de la précarité sociale, combattue par la PMI depuis sa création.

 

La PMI est pourtant un dispositif indispensable à la santé des femmes enceintes, des jeunes enfants, des adolescents et de leur famille, pour le soutien à la fonction parentale, la prévention, la  contraception, les vaccinations, le dépistage des maladies, l’orientation et l’accompagnement dans le soin des plus vulnérables, pour l’égalité dans l’accès aux soins, l’égalité des chances, l’égalité homme-femme.

 

Nous alertons les divers acteurs : Etat, Agences Régionales de Santé, Assurance Maladie, Départements qui n’ont pas pris la mesure de l’urgence !

 

 

Le SNMPMI, la CGT et SUD appellent à un rassemblement le jeudi 30 janvier 2014 à 12h30 devant l’Hôtel du Département à Lille. Une délégation sera reçu par Patrick Kanner, président du Conseil Général du Nord.

Un Préavis de grève a été déposé

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Les retraites expliquées à ma grand-mère :

29 Août 2013 , Rédigé par Herisson Publié dans #Luttes

Ça fait bien longtemps que je suis à la retraite, tu sais ! Je plains les jeunes d’aujourd’hui qui vont avoir bien du mal ! Tu crois vraiment qu’ils vont supprimer la retraite par répartition ?

Pas tout à fait. Margaret Thatcher a essayé de convaincre les ouvriers anglais de cotiser à des fonds de pension, mais ils n’y ont pas cru. Ceux qui pouvaient économiser ont acheté des maisons. Pour le capital, ce n’est pas le bon circuit. Cette tentative a convaincu les intellectuels du capital que, pour développer les fonds de pension, il faut maintenir, a minima, une retraite par répartition. Ils la veulent trop faible pour vivre, une sorte de minimum vieillesse. D’après leurs calculs, les fonds de pension comme complément à la retraite sont plus convaincants pour les salariés que si c’était le principal. Bernard Friot explique ça dans son livre « L’enjeu des retraites ». Je vais tout à l’heure te citer des chiffres, c’est de ce livre que je les tire.

 

Mais tu vois bien qu’il y a de plus en plus de retraités, et que les gens vivent plus longtemps qu’avant ; alors forcément, les retraites vont coûter de plus en plus cher. Il faut bien une solution !

C’est vrai, le poids des pensions va s’accroître dans les années qui viennent. Mais il n’y a aucune inquiétude à avoir. Regarde, en 1950, les pensions représentaient 5 % du PIB. En 2000, elles en représentent 13 %. On estime qu’en 2050, ce sera environ 18 %. Mais le PIB lui-même double tous les cinquante ans ! Donc en 1950, le PIB était de 1000 milliards d’euros : 50 pour les pensions, 950 pour les salaires, les investissements et les profits ! En 2000 il était de 2000 milliards d’euros, soit 260 milliards pour les pensions (13 %) et donc 1740 milliards pour le reste. En 2050, le PIB sera de 4000 milliards d’euros dont 720 milliards pour les pensions et 3280 pour le reste. Tu vois que, contrairement à la propagande du capital, la part du salaire actif et des investissements augmentent. La population augmente beaucoup moins vite que le PIB : on était 42 millions en 1950, on est 65 millions aujourd’hui, on sera sans doute environ 70 millions en 2050.

 

Ton PIB qui n’arrête pas de doubler, et qui grandit plus vite que la population, comment tu l’expliques ?

C’est que la productivité du travail s’est considérablement accrue. Dans la même heure de travail, un ouvrier d’aujourd’hui produit beaucoup plus que le même ouvrier, travaillant la même heure après guerre. Par exemple, il y avait après-guerre environ 10 millions d’agriculteurs en France. Cela représentait la moitié de la population active. Aujourd’hui, il n’y en a plus qu'un million (c'est-à-dire 3 % des actifs), et pourtant la production agricole a beaucoup augmenté avec beaucoup moins d’heure de travail. C'est-à-dire que chaque heure de travail est beaucoup plus productive : ici, presque 20 fois plus. Mais je te donne un autre exemple : actuellement, selon les chiffres de Peugeot, il est fabriqué 13 000 voitures par jour. La première Peugeot, la 201, c’étaient 13 000 voitures par an ! Et avec plus d’ouvriers que maintenant !

 

Voilà l’affaire, la production par ouvrier augmente, mais pas les salaires !

Tout le problème est là : la question des retraites est la question des salaires. Parce que pour financer les retraites, il est nécessaire d’augmenter les cotisations. C’est la bonne solution : après guerre, les cotisations étaient à peu prés de 5 % du salaire total. Tu sais que le salaire est en deux parties, d’une part le salaire net, celui.qui est versé sur le compte en banque du salarié, et d’autre part l’ensemble des cotisations sociales : maladie, vieillesse, invalidité, chômage, etc. Ces cotisations sont arbitrairement divisées en deux parts : la part dite « ouvrière », et la part dite « patronale ». C’est artificiel, car l’ensemble est dû par l’employeur à son employé pour son travail. Mais ce « paritarisme » permet au patronat de se mêler de la gestion de l’ensemble de ces cotisations, qui représentent beaucoup d’argent, supérieur au budget de l’Etat !

Les cotisations pour la retraite ont plus que doublé jusque dans les années 80 où elles ont été gelées à leur niveau de 1979 pour les salaires inférieurs à 1,6 smic, c'est-à-dire pour plus de la moitié des salariés, le salaire médian étant à 1,5 SMIC.

Pourquoi ce gel ? Parce qu’augmenter les cotisations augmente mécaniquement les salaires ! C’est justement ce que ne veut pas le patronat. C’est grâce à ce gel des cotisations, et la non-augmentation des salaires, que le patronat accapare l’augmentation de la productivité.

Tout à l’heure, on disait que le poids des pensions allait augmenter : la question est de savoir qui va payer. Le capital, par la voix de son gouvernement a une réponse très claire : ce seront les salariés qui paieront. Soit on augmente les salaires, et avec, les cotisations, soit on continue à bloquer les cotisations et on allonge le temps où il faut cotiser. C’est pour ça que je te dis que la question des retraites est en fait la question des salaires !

Tu sais que certains, à gauche, disent qu’en effet, il faut taxer le capital pour financer les pensions. C’est de la poudre aux yeux : s’ils veulent que le capital paye, qu’ils militent donc pour une augmentation des salaires.

 

 Doc.

http://www.resistance-politique.fr/article-les-retraites-expliquees-a-ma-grand-mere-56118637.html

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Née sous une bonne étoile....la crèche vivra !

28 Octobre 2012 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #Luttes

 

La fermeture de la crèche est un méchant petit dossier qui pourrit l'ambiance au Conseil Général du Nord depuis plusieurs mois. Au départ, un travail en coulisses,  puis de l'enfumage, puis un gros mensonge  et encore de l'enfumage jusqu'à l'annonce  au personnel de la fermeture de leur service à l'été 2013.

La réponse frontale et unanime des organisations et du personnel à cette annonce inquiète l'employeur qui après une fin de non recevoir aux revendications du personnel annonce la création d'une structure transitoire dont rien ne vient cependant à ce jour  garantir le périmètre ni même la capacité d'ores et déjà calculée à la baisse.

 

Les arguments développés sur le fond sont restés en travers de la gorge de tous les syndicats : une crèche d'entreprise trop chère, réservée à des privilégiés travaillant sur Lille, une capacité trop importante, trop de personnel...une situation qualifiée d'inéquitable alors qu'il suffisait de reloger l'existant et de mettre en place ce fichu projet global pour l'ensemble du territoire.

Sur la forme, ça ne vaut guère mieux : désigner les nantis Lillois aux administrés et aux collègues, tenter de diviser les personnel puis le mouvement syndical, dénigrer et tenter d'isoler un militant,  utiliser les agents d'accueil et de sécurité (au sens de protection)  comme gardes et videurs de boîte de nuit contre le personnel de la crèche...

 

Ainsi que l'écrivent nos camarades de SUD, le 24 octobre, Patrick Kanner a déclaré aux représentants syndicaux médusés : « l'Histoire (ndlr : avec un grand H mais sans « fumette ») retiendra que je suis le Président qui a mis fin à cette iniquité... », sourire du Président : « je ne désigne personne ».

Ce qui veut dire que pendant près de trente ans, le Groupe socialiste, ses Présidents,  ses élus et leurs alliés communistes ont entretenu une situation anormale, irrégulière et inéquitable. Faut-il rappeler à Patrick Kanner qu'il était encore il y a peu, premier Vice-Président du Conseil Général ? La quasi-totalité de l'Assemblée départementale qui siégeait déjà avant sa Présidence appréciera.

 

Bref improvisation et amateurisme du début à la fin !


En dernier lieu, Patrick Kanner monte en épingle des incidents intervenus lors de la grève du 25 octobre pour déconsidérer l'action des personnels de la crèche....selon un usage patronal désormais bien établi. 

 

Ce qui nous conduit à reproduire ici l'article de nos camarades de Sud sur la criminalisation de ce mouvement :

 

Le plan com’ utilisé par le président du Conseil Général depuis 48h concernant le devenir de la crèche départementale est particulièrement malhonnête. Il nous semble donc important de rétablir un certain nombre de points et de recontextualiser les éléments communiqués.

Que ce soit face à la presse ou sur le portail intranet du cg59, P. KANNER tente de faire croire que ce qui l’anime dans cette situation, c’est la nécessaire « équité de traitement » en matière de réponse d’accueil petite enfance pour tous les agents de collectivité sur l’ensemble du territoire départemental.

La bonne blague !!!

Dès son intronisation l’année dernière (et même bien avant, lorsqu’il était déjà dans l’exécutif en tant que 1er vice-président), l’ensemble des syndicats revendiquaient une égalité de traitement à travers le Département pour ce qui concerne l’accueil petite enfance des enfants du personnel.

 

Il y a une semaine, avant la mobilisation du personnel, cette nécessaire équité devait passer, pour P. KANNER, par la fermeture de la crèche départementale située à Lille. Pour cela, le président s’appuyait sur :

          - les travaux incontournables à réaliser fin 2013 (le Conseil Général a acquis pour plus de 6,5 millions d’euros le bâtiment appelé le Forum et se retrouve donc seul propriétaire de cet immeuble dans un état lamentable – les travaux de mise en conformité de ce dernier sont estimés par les services du Département à plus de 10 millions d’euros).

          - le coût de la crèche trop important … dû en grande partie au simple fait que l’exécutif départemental n’a jamais voulu mettre les moyens nécessaires à son agrément … conséquence : la crèche ne touche aucun subside de la CAF.

 

Mais surtout, argument bien plus glorieux pour lui : il faut établir une équité de traitement sur l’ensemble du Département en matière d’offre d’accueil petite enfance pour les agents de la collectivité : « J’ai constaté une formidable injustice ! Seul 10% du personnel n’a accès à ce service qu’est la crèche départemental ».

 

Suite à la mobilisation des personnels de la crèche, de parents, soutenus par une intersyndicale regroupant la totalité des organisations de la collectivité (ce qui est assez exceptionnel !) qui a, jeudi 18 octobre, conduit au boycott du Comité Technique Paritaire, P. KANNER fait un quart de pas en arrière. Il sort de son chapeau son intention de se rapprocher de M. AUBRY et  D. PERCHERON pour étudier la faisabilité d’une crèche inter-collectivité sur la métropole lilloise. Et il affirme pouvoir concevoir la mise en place d’une structure collective d’accueil dans l’attente de la réalisation de cet hypothétique projet.

Dans le courant de la semaine, il adresse à chaque syndicat un courrier truffé d’ambiguïtés et charge sa vice-présidente de prendre contact avec certaines organisations syndicales dans l’espoir de casser cette unité.

 

images-3-0874.JPGOuverts à la discussion, contrairement à ce qu’il laisse entendre, les syndicats le rencontrent à nouveau ce mercredi 24 octobre après midi, dans l’espoir que certaines ambiguïtés soient levées.

Premier point de désaccord, à 14h15, avant même d’entrer dans le bureau présidentiel, P. KANNER ne souhaite pas que des agents de la crèche participent à cette entrevue. Il missionne même son collaborateur de cabinet pour venir à notre rencontre et nous demander de modifier la forme de notre délégation … ce que nous refusons … plus d’une demi-heure de palabres !

Une fois attablée, la délégation se retrouve face à un formidable numéro d’égo : entre la ponctuation de « moi » et de « je », nous entendons : « Votre action, vos propos font de moi un patron blessé, vous m’entendez ! » (…) « Je vous le dis droit dans les yeux, l’Histoire retiendra que j’ai été le premier président du Conseil Général à avoir mis fin à cette inéquité ! ».

L’ensemble des représentants syndicaux autour de la table sont sidérés face à ce narcissisme outrancier.

Sur le fond, difficile d’avoir un discours dénué de langue de bois !

P. KANNER confirme son intention de négocier avec d’autres collectivités une structure d’accueil commune … mais cela ne reste que des intentions et donc à ce jour que de la science-fiction.

Il confirme également « la création d’une structure d’accueil collective provisoire » dès que possible : « nous n’attendrons pas le début des travaux dans l’immeuble » … mais cette structure sera constituée sur les besoins qu’il aura identifié … à la baisse évidemment puisque là, à notre demande, quelques chiffres tombent : le taux d’occupation moyen journalier de la crèche actuelle, sur 5 ans est de 52 enfants ! ah bon ? … chiffres évidemment difficiles à vérifier et qui surprennent nos collègues qui accueillaient encore, il y a 4 mois (avant que P. KANNER vide des berceaux) environ 80 enfants. C’est aussi se taire sur la longue liste d’attente permanente de près de 40 enfants. Au bout du compte, en le suivant bien, c’est une crèche de 30 gamins environ qui fera office de « structure provisoire d’accueil » !!!

Des suppressions de postes sont donc prévues, des collègues forcées à quitter le service et des demandes d’accueil non prises en compte !!!

 

Malhonnête, donc, sa communication à la sortie de la rencontre (sur intranet et devant la presse) : « Concernant la crèche lilloise, son maintien dans le bâtiment du Forum étant incompatible avec les travaux nécessaires devant y être engagés, Patrick KANNER a confirmé sa relocalisation dans les meilleurs délais. Une structure provisoire, dans l’attente de la réalisation du projet d’équipement commun avec d’autres collectivités territoriales sera ainsi mise en œuvre sur Lille. Ce projet sera mené dans la concertation et le respect des agents de la crèche. ».

P. KANNER veut alimenter la confusion entre la crèche actuelle et la structure provisoire d’accueil pour masquer sa réelle intention de fermer la première et étudier l’ouverture de la seconde.

Il ne peut d’ailleurs pas reprocher à la totalité des syndicats de sa collectivité d’avoir entendu les mêmes choses et compris son plan com’ !

Comme il ne peut accuser les syndicats de refuser de discuter sur le développement de l’accueil petite enfance en faveur du personnel départemental. Pour nous, le préalable à cette discussion est la préservation de l’existant, de l’acquis … de la crèche départementale située sur la métropole lilloise.

C’est pour cette raison, que l’intersyndicale reste soudée derrière le personnel et les parents déterminés.

Et ce n’est pas la tentative du président de criminaliser la manifestation du 25 octobre (courrier adressé aux syndicats le 26 octobre) qui délégitimera notre action.

Au contraire, la mobilisation du 25 octobre (dont les quelques heurts que nous regrettons sont de la seule responsabilité de l’administration départementale et de son service de sécurité) n’a fait que confirmer cette détermination devant un exécutif départemental qui s’entête à vouloir fermer la crèche et rationaliser l’accueil petite enfance sur le reste du département.

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Complémentaire santé : le travail tue, le travail paie, la vie s'achète au supermarché (...)

14 Juillet 2012 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #Luttes

(...) Le temps payé ne revient plus, la jeunesse meurt de temps perdu.

(Raoul Vaneigem)

 

Puisqu'on épuise une partie de son énergie au travail (la fameuse force de travail) et qu'on y laisse également un peu voire beaucoup de sa santé, il ne paraît pas excessif de demander à l'employeur (socialiste) de participer à la protection sociale complémentaire de ses agents.


C'est à cela que travaille la CGT 59 y compris pendant la désertification estivale sociale et militante.

Nos budgets familiaux souffrent particulièrement de la crise économique et financière qui n'est pas - et ce n'est pas superflu de le rappeler -  imputable aux peuples mais bien à tous ceux qui se satisfont du système de prédation capitaliste.

 

Un coup de pouce financier ne sera donc pas superflu dès la rentrée et comme les complémentaires santé/prévoyance ça coûte très cher, il serait étonnant que l'employeur vienne à nous les mains pleines et le sourire aux lèvres. Pour le convaincre de participer de manière significative à nos complémentaires  - compte-tenu du profil actuel de notre employeur, nous nous attendons à une opération de communication "paillettes et poudre aux yeux" donc à pas grand'chose - nous invitons donc les agents du Département à répondre massivement au questionnaire-en-ligne élaboré par la CGT 59. Vous y accéderez en consultant sur l'Intranet, l'article CGT "complémentaires Santé", mis en ligne ce jeudi 12 juillet sur la page actualité des organisations syndicales.

Si vous ne le trouvez pas, si vous êtes en congés, en arrêt maladie, ou autre, envoyez-nous un courriel à l'adresse cgt@cg59.fr, nous vous communiquerons le lien vers le questionnaire. Ce questionnaire est anonyme et uniquement réservé aux salariés du Conseil Général du Nord d'où l'absence du lien direct sur le blog.

 

Les complémentaires santé et prévoyance pèsent lourd sur les budgets des salariés. D'ores et déjà, parmi les premières réponses à notre questionnaire, nombreux sont les collègues qui font l'impasse sur l'une ou l'autre de ces garanties et travaillent sans filet, pas par amour du risque ! Ils espèrent que la vie ne leur jouera pas un mauvais tour. C'est dangereux, ils en sont conscients. Ca aussi, c'est de la précarité !

 

Votre participation, votre engagement seront notre force,
ils  feront la différence en septembre au niveau des négociations.

Nous serons, chiffres et commentaires à l'appui, vos porte-paroles.

 

Si vous n'avez pas accès à l'Intranet, vous pouvez également répondre au questionnaire papier 


Pour plus d'informations sur la possibilité de la participation de l'employeur public aux protections complémentaires de ses agents et ses modalités, téléchargez notre  tract - note d'information 

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Compétitivité - emplois ? Passons à autre chose !

13 Juin 2012 , Rédigé par Neo Publié dans #Luttes

Une bonne analyse qui pointe clairement les responsabilités actuelles et à venir au cas où les accords finiraient pas restreindre les droits des salariés. Ca nous change des motions et des appels à rassemblement devant les Merdef locaux (surtout qu'on ne peut  jamais leur botter le le cul, ils sont toujours retranchés et sur-protégés).

 

 

Source : UGICT

 

Après le vote du 6 mai, nombre de réformes effectuées (retraite, augmentation (jusqu’à 235 jours) et généralisation des forfait-jours, carte judiciaire et prud’homales, réformes de l’Education Nationale, de la Recherche, crédit-impôt…) ou envisagées (accords compétitivité, TVA sociale) par l’ancien gouvernement doivent être considérées comme caduques !
Sinon cela signifierait qu’au moins une partie du programme Sarkozyste était dans le vrai et notamment celle qui a été clairement refusée : le recul social au nom du coût du travail
et de la dette. Désormais les exigences de rupture avec ce type de politique doivent être mises sur la table des négociations !


Tenir le cap des revendications
Le Medef fera tout pour poursuivre le programme qui est le sien, même si Sarkozy n’est plus président. Mais rien n’oblige les syndicats à entendre ou à se soumettre à ses exigences, au contraire. Sachons imposer un tout autre débat, celui des solutions à mettre en œuvre pour sortir de la crise. La réunion négociation sur les accords de compétitivité-emplois initialement prévue le 16 mai a été reportée. Dans un communiqué, le MEDEF affirme qu’il souhaite, comme l’a proposé la CFDT, rencontrer avec les partenaires sociaux le Président élu François HOLLANDE avant les législatives des 10 et 17 juin, afin de «préciser la méthode de travail et l’agenda social» et «poursuivre à une date ultérieure la négociation paritaire, initialement prévue le 16 mai, sur le thème des accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi».


Faut-il des accords de compétitivité-emplois ?
Rappelons-nous, les élections présidentielles étaient en vue. Nicolas Sarkozy a alors sommé les « partenaires sociaux » de négocier un accord «compétitivité-emploi», menaçant de faire voter une loi en cas d’échec. Non seulement, le Medef n’a pas obtenu d’accord avant les élections présidentielles, mais Sarkozy est redevenu, le 6 mai, un français parmi les français. On peut donc s’interroger sur la légitimité de poursuivre cette négociation imposée par un pouvoir politique qui n’est plus aujourd’hui en place.

Soyons clair, ce n’est pas le problème de l’emploi qui est au cœur de cette négociation. Les observateurs sérieux rappelleront d’ailleurs que les entreprises qui ont arraché des baisses de salaire, ou des remises en cause des 35H sans hausse de salaire au nom de la sauvegarde des activités, ont toujours fini par aux licenciements massifs ou à la fermeture.


Quel rapport salarial ?
Au cœur de cette négociation, il y a la remise en cause des conditions de travail, de salaire et plus encore le contrat de travail.
Même rebaptisés pour « la sauvegarde de l’activité et de l’emploi» par la CFDT, la CGC et la CFTC, lors des négociations, le but des accords de compétitivité-emploi, reste d’autoriser les entreprises à faire privilégier le contrat sur la loi.
Tout salarié devrait alors accepter toutes les modifications de salaire, de temps de travail qu’exigerait l’employeur au non de la sauvegarde de l’emploi sans que cela ne soit considéré comme une modification de son contrat de travail. Le salarié n’aurait plus de recours possible face à son employeur.

Dans son dernier projet le Medef parle de simple «rupture du contrat de travail», sans en préciser les modalités. Les salariés qui refuseraient les sacrifices pourraient être licenciés dans des conditions plus souples.
Ainsi, l’employeur pourrait exiger que les salariés fassent l’impasse sur des droits essentiels et qu’ils se plient à sa loi ou choisissent leur licenciement. Etrange conception de la République où tous les salariés n’auraient plus les mêmes droits. Pour la CGT, il n’y a pas de république sans SMIC interprofessionnel, sans durée légale du travail garantissant une base commune minimum du vivre ensemble, indépendamment de la taille, du lieu ou du secteur d’activité de l’entreprise.

De plus, le Medef échapperait aux règles applicables aux entreprises en matière de licenciement économique et aux normes internationales, notamment la convention n° 158 de l’Organisation Internationale du Travail sur le licenciement. Ajouté à l’explosion des ruptures conventionnelles, ce serait la généralisation de la liberté de licencier.

 


Comment travailler sans droits ?
Les ICT sont d’ores et déjà mis dans des situations extrêmement difficiles par le management universel.
Objectifs, évaluation, notations, gestion par indicateurs et jalons, ruptures conventionnelles, rendent très difficile aux ICT de faire valoir leurs droits en totalité, no-
tamment en matière de temps de travail, de lien durée du travail-qualification-salaire, de santé au travail. Que leur restera-t-il pour exercer leur travail en toute responsabilité sociale et professionnelle, si du jour au lendemain l’employeur peut leur augmenter leurs horaires, le nombre de jours de leur forfait, réduire leur salaire et que la seule alternative qui leur sera offerte sera la perte de l’emploi ?
Les accords de compétitivité touchent non seulement aux contreparties que l’employeur doit à tout ICT en échange de ses capacités de travail mais aussi à ce qui doit être premier dans le travail, s’agit-il seulement de travailler pour les objectifs de l’employeur ou pour les besoins industriels et sociaux de l’entreprise et plus largement de la société ?


Pour la CGT, Il n’est pas concevable que des salariés qui ont pour rôle de développer et de veiller à l’efficacité du travail, à ses progrès, soient ainsi mis en situation de ne plus pouvoir faire valoir leurs droits. D’abord parce que tout contrat s’honore et ne peut changer au grès des humeurs d’un des signataires. Ensuite, parce que les droits sont, pour les ICT, la condition de l’engagement de leur conscience professionnelle au service du travail et pas seulement au service des exigences de rentabilité financière.

La crise actuelle démontre amplement qu’on n’exploite pas impunément le travail des salariés qualifiés, qu’on ne se désintéresse pas sans conséquence du besoin de favoriser l’engagement des ICT dans le développement industriel ! Parmi toutes les causes qui expliquent l’affaiblissement industriel de la France, il y a la volonté patronale de payer de moins en moins le travail qualifié et de le corseter dans une dérive procédurale, bureaucratique, digne du taylorisme du 19ème siècle.


Sortir de la crise ou accroître l’exploitation du travail ?
Est-ce en permettant aux employeurs de baisser les salaires ou d’augmenter le temps de travail à tout moment, ou encore de licencier toujours plus facilement, que l’on peut espérer trouver une solution pérenne à des difficultés liées à une crise structurelle qui renvoie d’abord au décalage entre la finance, les exigences de rentabilités financières et l’économie réelle ? Poser cette question montre bien que les accords de compétitivité-emploi sont une déclinaison des thèses libérales.

Pour faire face à des difficultés ponctuelles, il n’y a d’ailleurs nullement besoin de casser les droits sociaux. Il suffit d’améliorer le financement du chômage partiel, ce que le Medef a refusé récemment.
Mais quand il s’agit de difficultés liées à des causes structurelles, en quoi baisser le coût du travail est-il de nature à s’en sortir durablement ?


Premier bras de fer de l’après-Sarkozysme
Toutes les organisations syndicales doivent mesurer qu’elles peuvent, ensemble, parler plus fort au Medef qui a perdu un soutien majeur avec le scrutin du 6 mai.
Durant la campagne électorale, l’équipe de F. Hollande avait fait savoir le 13 avril qu’il ne s’opposerait pas à un accord paritaire. Mais aujourd’hui, il appartient au nouveau chef de l’Etat de mesurer la situation. Il ne peut ignorer qu’il n’a aucune obligation d’accepter l’héritage d’une négociation conçue sous pression pour satisfaire le programme du Medef « le contrat contre la loi ; le droit de licencier sans contrainte ». Le risque est de mettre en place la casse du modèle social français sous couvert d’une volonté d’améliorer les relations sociales entre les salariés, leurs représentants et le patronat.

Le nouveau gouvernement peut, par contre, favori ser un changement de cap au niveau du contenu des négociations patronat-syndicats. Trop d’accords de branches ont des minima en dessous du Smic. Les accords de branche et d’entreprise sur les forfait-jours ne sont pas conformes au droit européen. Et cette négociation sur les accords de compétitivité doit tout au programme du Medef et rien aux exigences de sécuriser l’emploi et de développer l’industrie.


Faire la chasse aux coûts du capital plutôt qu’au droit du travail
En 2010, les entreprises marchandes françaises ont versé 157 milliards d’€ de cotisations sociales et les dividendes versés ont atteint le double, soit 308 milliards, un record absolu en Europe. Ces versements dépassent, en 2011, les investissements réalisés dans nos entreprises.
Dans le même temps, le crédit impôt recherche versé sans contrôle ou contre partie atteint 5 milliards. Le résultat en terme de progrès global des budgets de R&D est pratiquement nul et rien, ou presque, ne débouche au niveau de la relance d’activités industrielles.
De même, la masse des investissements réalisés dans les grands groupes est maintenant inférieure au coût du capital (dividendes et coûts financiers). Ces groupes français sont les plus grands exportateurs de capitaux d’Europe.

 

Des ressources financières pour actionner d'autres leviers

- L'élévation générale des qualifications et leur juste reconnaissance et paiement,

- La transformation du mode de management dans ses diverses dimensions (organisation et conditions de travail, pilotage et responsabilité sociale et environnementale des entreprises,...) afin de revaloriser et donner du sens au travail ;

- L'ancrage territorial des processus et capacité de production, les élargir à de nouveaux secteurs par l'innovation ;

- La qualité et la durabilité des produits c'est à dire produire et consommer en préservant l'environnement et anticiper les nouvelles technologies.


 

Battons en brèche les accords de compétitivité-emploi. Inversons le sens des négociations à tous les niveaux ! Faisons valoir les exigences sociales !


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Services lillois du Département : l'externalisation pointée du doigt

4 Avril 2012 , Rédigé par Hérisson Publié dans #Luttes

Hier nous avons tenu une conf de presse au sujet des licenciés de télé alarme et S2N, un journaliste est venu : trouvez son article ci dessous. (Merci aux camarades de la Mairie de Lille de leur présence)

Précisons tout de suite les propos tenus par le Conseil Général : AUCUN licenciés de S2N n'a retrouvé de boulot, la  Vice présidence aux RH les a menées en bateau depuis Aout 2011 en leur faisant miroiter des emplois au sein du CG59. Nous n'avons jamais eu de proposition sérieuse !

Quant aux téléalarmes, le CG59 se dégage de toute responsabilité aujourd'hui alors que lorsqu'avec les salariés de ce qui était alors l'association téléalarme du Nord les CGT du conseil général et de l'UL d'Armentières avaient reçu la double promesse d'un engagement du CG dans le suivi de la Téléalarme (pour mémoire, alors que nous reclamions la création d'un service Téléalarme 100% cg59, le choix politique fut la DSP) et l'engagement de la part des Vices présidents Haesebroeck et Mannier, qu'en cas de problèmes les travailleurs seraient repris par le CG59.

La CGT comme les salariés ont de la mémoire en plus d’être tenaces : les engagements d'hier, c'est aujourd'hui qu'on les respecte !
On ne nous fera pas croire qu'il est difficile de trouver 10 postes d'agent de catégorie C au CG59 (ou dans une autre collectivité soeur) quand on compte autant de poste vacant !

Le président du conseil général du Nord serait-il un nouveau Ponce Pilate ?

 


Services lillois du Département : l'externalisation pointée du doigt

mercredi 04.04.2012, 12:24  - La Voix du Nord


http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2012/04/04/article_services-lillois-du-departement-l-extern.shtml


 Hier après-midi, devant les locaux du conseil général.
Hier après-midi, devant les locaux du conseil général.
|  GROGNE |

Ce ne sont pas des administrations, mais la CGT trouve ces deux exemples ...

 

emblématiques. Télé Alarme et S2N sont deux entités lilloises dont les salariés, essentiellement métropolitains, connaissent bien le conseil général du Nord. La première assure la veille téléphonique de personnes âgées vulnérables. L'autre a fourni du personnel de propreté au Département. Association subventionnée, Télé Alarme a finalement vu son activité transférée à un groupe privé. « Le conseil général s'était engagé à reprendre les salariés en cas de souci, pointe Francis Pailleux, pour la CGT.

 

Et des problèmes, il y en a. Nous appuyons deux cas de personnes licenciées pour des fautes que nous contestons. » Chez Télé Alarme, dix emplois sont concernés. Pour S2N, entre appel d'offres et nécessité de compter un minimum de salariés handicapés, une dizaine de dames de service estiment avoir été licenciées, encore une fois pour faute, au profit de personnes handicapées. Pour la CGT, en pleine campagne électorale, ces affaires symbolisent la lutte pour la préservation du service public. « Qui plus est dans une collectivité tenue par le Parti socialiste, appuie Francis Pailleux. On ne lâchera pas. » Au conseil général, on répond que la téléalarme n'a jamais été gérée par le Département et a toujours fait l'objet d'une externalisation. Le litige sur les deux licenciements « ne concerne donc que les deux personnes et l'actuelle société ». Concernant S2N, le contrat est « arrivé à son terme normal ». Le choix a alors été fait d'employer des personnes handicapées à travers une autre entité. « S2N a été informée à temps », précise-t-on au conseil général. Tout en ajoutant : « Le Département a cependant fait des propositions aux onze salariés concernés. Neuf ont retrouvé un emploi. » Il n'y a donc aucune autre action à attendre de la collectivité territoriale. • L. B.

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Téléalarme – S 2 N, unité dans le combat

30 Mars 2012 , Rédigé par Hérisson Publié dans #Luttes

Communiqué de Presse

 

Sous l’influence du libéralisme et dans le droit fil des derniers traités européens, les grosses collectivitésdélèguent, externalisent leurs missions et on ne compte plus le nombre de travailleurs précaires dans les grandes administrations dirigées par les amis de Martine Aubry.
Cette politique qui consiste à confier le service public à des sociétés souvent peu scrupuleuses en matière d’emploi fait son lot de victimes.
Il en est ainsi des salariés des sociétés S2N (Société de Nettoyage du Nord) et de la Téléalarme qui ont été les jouets des récentes externalisations au Département. Mais d’autres collectivités sont également victimes de cette nouvelle doxa « managériale » : LMCU, Ville de Lille, Hôpitaux et Roubaix, le SDIS du Nord etc.
Depuis août 2011, les S2N ont été baladées de promesses en promesses, quant aux Téléalarmes, ils sont ignorés depuis janvier de cette année.
Alors que devant la Cgt, les exécutifs leur avaient promis réparation et sécurité par des emplois pérennes, ils ne voient plus aujourd’hui le bout du tunnel, aucune parole n’a été tenue, pas un licencié n’a été recasé, avec pour conséquences le Chômage, le RSA, les factures et loyers non payés et toutes les moraines de la misère.
À bout de patience, ces travailleurs laissés pour compte des politiques locaux, mais pas de la Cgt, ont décidé de convoquer la presse pour informer la population de leur désarroi et de leur colère.
En tenant un discours favorable à l’emploi public et en se disant en accord avec la revendication de la Cgt des Services Publics « à service public – emploi public », nos élus n’auraient-ils pour seul objectif que de draguer les voix des fonctionnaires ?
La Cgt sera présente à côté de ces ex-travailleurs, et pourra proposer des solutions – qui ne manqueront pas d’intéresser la presse -, telles qu’elles ont été exprimées devant l’exécutif départemental.
Nous vous invitons donc le mardi 3 avril, entre 14 et 17 heures au local de la Cgt des Personnels du Département du Nord (immeuble le Forum – 43 rue Gustave Delory à Lille), en présence du collectif Santé – Territoriaux de Lille et Environs.


Ps : le collectif Santé – Territoriaux est composé de syndicats de fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Sont ainsi présents les Cgt de LMCU, Ville de Lille, Hôpitaux de Lille et Roubaix, le SDIS du Nord, Département du Nord.


Contact : Francis Pailleux et Paul Heems

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