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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

multitudes versus ideologie

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Les Grillons : Quatre militants de la CGT mis en examen pour diffamationLes Grillons : Quatre militants de la CGT mis en examen pour diffamation

20 Septembre 2014 , Rédigé par Admin Publié dans #multitudes versus ideologie

20 Septembre 2014

Publié par RegardActu

Les Grillons : Quatre militants de la CGT mis en examen pour diffamation
Les Grillons : Quatre militants de la CGT mis en examen pour diffamation

Ils n'en reviennent toujours pas. Quatre militants de la CGT de Montluçon, de Maubeuge, de St Pourçains et de Moulins ont été mis en examen pour avoir poster des messages sur le blog de la CGT santé action sociale, sambre-Avesnois qui dénonçaient ce qu'ils considéraient être de la maltraitance à l'encontre d'un des résidents du foyer des Grillons à Néry les bains.

Le jeune handicapé d'une trentaine d'années avait été attaché sur un fauteuil roulant à un babyfoot à l'aide de draps sommairement noués autour de lui. Selon les militants de la CGT, il serait resté ainsi une douzaine d'heures sans que personne ne songe à le détacher. ce n'est que le matin qu'il sera libéré à 9h 10.

Par la suite, ostracisée par ses collègues et par la direction de l'établissement pour avoir dénoncé un acte de maltraitance, Sylvia se résigne à déposer un recours devant les prud'hommes et une plainte pour maltraitance au commissariat de police.

Le 24 octobre 2013, tribunal des prud'hommes prononce la rupture de son contrat aux torts exclusifs de l'employeur. (lire ICI), alors que de son côté, le procureur saisi de la plainte pour maltraitance décide de classer l'affaire sans suite, sans donner d'explication.

C'est plus tard qu'un militant CGT du secteur social qui travaille dans le même secteur d'activité que Sylvia, mais dans le nord de la France, rédige un message en soutien à sa collègue et le met en ligne sur le blog de la CGT santé action sociale, Sambre-Avesnois (lire LA). Les commentaires qui suivront ne seront pas toujours amènes pour le foyer des Grillons et certainement pas du goût de la Direction de l'APEAH qui après avoir été informée de leurs contenus décide de déposer une plainte pour diffamation auprès du procureur de Montluçon.

Contrairement à la plainte pour maltraitance déposée par Sylvia Garcia contre l'établissement des Grillon rejetée par le procureur, la plainte déposée par la direction de l'APEAH aboutit sur le bureau d'un juge d'instruction qui procède dans la foulée à plusieurs auditions sur Montluçon. Dans le même temps, dans le Nord, Patrice Preux est convoqué au commissariat, sommé de s'expliquer à propos du message de solidarité qu'il a mis en ligne sur le site de la CGT. Mais il est en vacance et ne peut donc répondre à la convocation.

Qu'à cela ne tienne, la juge délivre alors un mandat d'amener à son encontre et c'est donc menotté qu'il se présentera devant la juge à Maubeuge avec un avocat commis d'office qui n'aura qu'une minute, montre en main, pour prendre connaissance du dossier. Car le deal qui est imposé au militant CGT est simple. Soit il refuse l'avocat commis d'office afin de choisir lui-même son avocat et mieux préparer sa défense et alors il sera mis en garde à vue et transféré devant le juge de Montluçon. Soit il accepte de répondre au juge à Maubeuge, mais il devra le faire sans réels moyens avec une avocate qui ne maitrise pas le dossier et qui lors de l'audition va même se transformer un bref instant, en procureur.

Quatre militants de la CGT sont ainsi inculpés : Sylvia Garcia, Patrice Preux, Pierre Guillaumin et Patrick Bussy, mis en examen pour diffamation en raison du fait qu'ils ont qualifié de maltraitance ce qui c'est passé dans l'enceinte de l'établissement des Grilons.

A ce stade du récit, peut-être faut-il s'arrêter un instant sur le motif de la mise en examen. Le motif invoqué est la diffamation. Or, est-ce pour avoir dénoncé une situation qui n'a jamais existé ? Non, car des photos attestent que le jeune handicapé a bien été attaché au babyfoot et d'ailleurs, la justice n'ignore pas leurs existences.

Si les quatre de la CGT sont mis en examen, c'est parce qu'ils ont porté un jugement à propos de faits qui se sont réellement produit. Pour eux,, attacher un handicapé sur un fauteuil roulant à un babyfoot à l'aide de draps durant toute une nuit relève de la maltraitance. Ils ont donc exprimé leur opinion publiquement pour lutter contre ce qu'ils pensent être une faute. La diffamation qu'on leur oppose n'est donc qu'un prétexte pour les museler et les empêcher de s'exprimer publiquement. Au delà, s'est bien la liberté d'expression qui est visée et donc la démocratie elle-même.

Si demain ces militants étaient condamnés, alors tout serait possible. Les syndicats qui accusent les patrons d'utiliser l'argent des aides de l'État pour engraisser les actionnaires pourraient être trainés en justice pour diffamation au simple prétexte qu'ils portent atteinte à l'image des entreprises et ainsi de suite.

Ces mises en examen sont donc d'autant plus insupportables qu'elles visent avant tout à faire en sorte que les militants associatifs et syndicaux s'autocensurent dans leurs écrits de peur de subir une condamnation. Cela porte un nom : La répression antisyndicale.

La mobilisation qui se met peu à peu en place au niveau national est donc vitale pour défendre les libertés fondamentales et le droit d'expression. Les inculpés sont prêts à se battre jusqu'au bout et porter l'affaire devant la cour européenne des droits de l'homme s'il le faut.

Le combat des inculpés des Grillons est le combat de tous les démocrates qui ne veulent pas d'un monde dont la liberté d'expression serait amoindrie, voir muselée. C'est ce combat qui commence aujourd'hui.

Philippe soulié

Plus d'infos :

Le site d'information de la CGT santé action sociale, sambre-Avesnois

Soutien aux syndicalistes inculpés de Montluçon

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ANI* : les plus grandes luttes se mènent à l'entreprise !

2 Mars 2013 , Rédigé par Morpheus Publié dans #multitudes versus ideologie

 

Mardi 5 mars 2012, la CGT 59 participera à la journée unitaire nationale « privé-public » contre la transposition dans la loi de l'ANI * signé le 11 janvier dernier par trois officines syndicales (cf. tract ci-joint)

Elle appelle les agents du Département à rejoindre les manifestations locales : Douai - Valenciennes -  la manifestation régionale qui partira de la Porte de Paris à 14 h 30 à Lille ou la manifestation nationale qui partira du Châtelet vers 14 heures pour rejoindre l'Assemblée Nationale.

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L'ANI, chronique d' un accord de scélérats  :

Mai 2011 : la CFTC, la CFDT et la CGC signent avec le Medef un « Diagnostic commun sur la compétitivité française » qui vise à « dépasser les approches idéologiques » et précise que « le coût du travail est considéré particulièrement important par les entreprises ».

Traduction : les profits (la part de travail impayée par les patrons et les actionnaires) sont insuffisants et il faut faire baisser la part des salaires dans la répartition de la valeur ajoutée.

Solutions : Augmenter la part de travail impayée en allongeant la durée du travail, en diminuant les cotisations sociales patronales avec une bascule sur la fiscalisation des revenus de transfert ( pensions, allocations chômage, remboursement des frais de santé)  ; maintenir un taux élevé de chômage ; mettre en concurrence les travailleurs et faire baisser la rémunération du travail.

Moyens : L'exploitation de classe utilise corrélativement des instruments répressifs (police, armée, vigiles, bandes mafieuses, et au mieux hiérarchie...), économiques et idéologique pour obtenir l'intégration consentie des salariés. L'Etat est la « première puissance idéologique » qui travestit les tares sociales du système de production et maintient l'hégémonie de la bourgeoisie. Ses instruments ? Les institutions : religion, école, famille, medias, les partis bourgeois et leurs élus, certains syndicats, leurs encadrants et leurs permanents, etc...

L'accord national interprofessionnel conclu le 11 janvier dernier entre le patronat et trois organisations pro-capitalistes n'aurait dû surprendre aucun militant. Il s'inscrit sans surprise dans la stratégie de cogestion de ces syndicats et répond à la lettre, à la feuille de route des gouvernements UMP et socialiste (2002 – 2012). C'est en vain que les électeurs ont sorti Sarkozy et permis la victoire d'un candidat socialiste. L'accord scélérat fait désormais l’objet d’une transposition fidèle dans un projet de loi et au nom d'une certaine conception de la « démocratie sociale » défendue par François Hollande et son premier ministre.

Il convient de rappeler que l'ANI a été précédé par le rapport Gallois du 5 novembre 2012, remis au Premier ministre et intitulé « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française ». Ce document de commande qui préconisait « un choc » par des mesures économiques drastiques produisait également toute une série de préconisations sociales proches des dispositions de l’accord du 11 janvier

Pourtant, la dernière décennie a été particulièrement bénéfique pour le patronat  qui ne compte plus ses victoires : retraites, exonérations de cotisations sociales, durée du travail, droit de grève, rupture conventionnelle...

Mais portés par l'offensive européenne de remise en cause des droits sociaux, les patrons français et le MEDEF surenchérissent. L’accord national interprofessionnel leur donne satisfaction et va contaminer tout le droit du travail. Sa transposition en loi constituera une  avancée vers la mise en place d’un régime néolibéral du travail destructeur politiquement et socialement.  Les élus de la majorité le savent pertinemment. On trouve parmi les députés et les sénateurs les spécimens ancillaires les plus stupéfiants.

 

Quelques précisions techniques pour alimenter la colère :

L'accord n'était pas applicable en l'état car ses dispositions modifient des dispositions légales et réglementaires. La signature majoritaire (3/5) par trois syndicats félons minoritaires (28 % aux élections TPE en 2012 et 38 % aux prud'homales en 2009) n'y change rien. C'est bien parce que ce gouvernement, élu par les militants et les électeurs de gauche, décide de le transcrire dans le droit qu'il pourra s'appliquer. Le Parlement n'a pas à coller pied à pied à l'accord majoritaire entre « partenaires sociaux » mais seulement à en tenir compte (articles L2 – Code du Travail – Loi Larcher). François Hollande constitutionnalise le dialogue social comme prévu dans son programme en donnant une « autonomie normative aux partenaires sociaux » (eh oui, il faut lire les programmes) et "dépolitise le social" en bon néolibéral. C'est un aspect complémentaire de la gouvernance qui donne de plus en plus une autonomie normative aux experts et aux technocrates non élus. Le Medef est au pouvoir en France et le capitalisme aux commandes du monde. La démocratie bourgeoise n'est plus qu'un paravent déchiré et crasseux qui pourrait céder la place aux technologies de contrôle au mieux et à la loi martiale mondialisée au pire. Et pour ceux qui pensent à la montée des fascismes, ils ne sont pas un obstacle pour le capitalisme, juste un de ses bras armés contre les travailleurs.

Pour l'instant, la transcription de l'ANI dans la loi affaiblit le droit du travail qui protège les salariés. Dans le même temps, le pouvoir socialiste réforme de manière réactionnaire l'Inspection du travail sans l'excuse d'une quelconque contrainte budgétaire. Les agents n’auront plus ni continuité de terrain, ni vision globale dans la durée, ni maîtrise de leurs actions. C’est aussi la fin de la défense du droit du travail pour des millions de salariés.

Et on entend dans le corps de l’inspection qui a voté à gauche, pour le changement, ulcéré déjà par dix années de droite : "Et il y a l’ANI en plus et en même temps !" Mais "ça va péter, et ça ne sera pas gentil, ils en font trop, avec nous et avec les salariés, trop de reculs, trop de reculs, il leur arrivera des pépins sérieux quand ça va bouger".


Oui, ça va péter et la CGT 59 - si elle peut être utile -  prendra toute sa place dans l'action !



*ANI : accord national interprofessionnel sous-titré « pour un nouveau modèle économique et social de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés ».

 

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Le changement ? C'est navrant !

11 Février 2013 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #multitudes versus ideologie

Fonctionnaires : pas de revalorisation des salaires ; perte sèche de pouvoir d'achat.


La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a officiellement rejeté jeudi  la revalorisation générale des salaires des 5,2 millions d'agents en 2013, oublieuse du fait que les fonctionnaires avaient voté massivement pour François Hollande.

"Il n'y aura pas de remise en cause du gel du point d'indice pour 2013", a déclaré la ministre à l'issue d'une rencontre avec les syndicats. Elle a ajouté que cette mesure n'était "pas compatible avec la trajectoire des finances" c'est à dire, la satisfaction des indicateurs européens : "on coupe les bananiers et ensuite on s'étonnera qu'il n'y a plus de bananes"  déclarent les économistes du FMI  qui alertent sur les dangers des politiques d'austérité menées par les gouvernements européens).

 

La dernière revalorisation du point d'indice remonte à 2010, elle était de 0,5 % ! Merci patron !

dans le même temps :

Salariés du privé : le Gouvernement et la CFDT en courroies de transmission de l'UMP et du MEDEF.

 

L'avant-projet relatif à la sécurisation de l'emploi s'avère comme promis par le Gouvernement socialiste, une "transposition fidèle" de l'accord scélérat conclu il y a un mois sur la réforme du marché du travail.

 

Le texte sera présenté le 6 mars en conseil des ministres. Le ministère du Travail souligne qu'il a été écrit dans le double esprit de "loyauté" envers les signataires de l'accord - le patronat, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC - et aussi de "transparence et d'écoute" envers la CGT et Force ouvrière, qui ont refusé de signer le texte. Et c'est là qu'on voit toute l'hypocrisie de ces gens qui se font élire à gauche et gouvernent à droite. Il s'agit surtout d'une franche « déloyauté » vis à vis des salariés du privé et un blanc seing pour toutes les saloperies à venir des entreprises.

 

La CFDT – qui vire au jaune canari - s'est réjouie de même que le texte reprenne fidèlement l'accord du 11 janvier et notamment un de ses volets les plus honteux puisque destructeur du droit du travail : « la négociation d'entreprise et de branche comme élément central du dialogue social." Négociation d'entreprise qui permettra aux patrons de revenir sur les droits acquis collectivement et d'imposer aux salariés d'une entreprise des conditions dégradées de travail (salaires, temps de travail) pour satisfaire les exigences de taux de profit à deux chiffres chez les actionnaires. La CFDT trahit, signe et s'en glorifie. On imagine aisément que dans les négociations d'entreprise, les élus du personnel CFDT sauront améliorer leur ordinaire en trahissant leurs collègues et des années de combats collectifs.

 

Quand la France sera touchée comme la Grèce par l'entreprise de démolition des acquis sociaux et du droit du travail, il ne faudra pas compter sur ce gouvernement pour protéger les salariés du privé et les fonctionnaires : salaires impayés, réquisition des travailleurs, loi martiale, grèves déclarées illégales, voilà notre avenir.

 

Cours camarade, le vieux monde est derrière toi ...mais il te rattrape, il pue le tombeau et la charogne. 

 

 

PS : il paraît que dans les couloirs des Ministères et de l'Elysée chacun fredonne un petit air : "Y'a-t-il des vendus parmi nous ? Tous ! tous ! tous !!!"

 

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Mali : Quelle connerie la guerre !

19 Janvier 2013 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #multitudes versus ideologie

Allez un peu de courage, il faut cinq bonne minutes pour lire cette déclaration qui démonte les argumentaires bellicistes du Président François Hollande et des medias aux ordres. Un peu de contre-propagande ça ne fait pas de mal, ça lave la tête.

 

Une fois encore, une fois de plus, l’ancienne ministre de la culture, sociologue, écrivain et militante altermondialiste Amina Dramane Traoré fait entendre sa différence.

Sans complaisance, elle appelle ( dès novembre 2012) les femmes à se lever contre la guerre programmée.

En prédisant qu’elles en seront, une fois de plus, les premières victimes…

 

 

"De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit: l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays.Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable. Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme: le religieux à travers l’islam radical; l’économique à travers le tout marché; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire «Non» à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.

Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime. Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer. La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste? Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise libyenne, l'Union Africaine doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi?Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu'ils s’accordent sur la nécessité d'un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.

L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit

L'international Crisis Group prévient, à juste titre, que: «Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la Cédéao et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara».es conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l'être. Elle doit l’être au Mali. Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du Sida. Le plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse? Rappelons également que sur l'ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables. Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l'énorme difficulté d'approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments. Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l'option militaire en préparation est un remède qui a toutes les chances d'être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.

Des incohérences de la communauté internationale

Chacun des puissants représentants de la «communauté internationale» ainsi que la Cédéao (la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et l’UA (Union africaine) ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit. A tout seigneur tout honneur, le président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes «premières victimes des violences de guerre» Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies:«Je sais qu'il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes». Il faut savoir terminer une guerre», semblent dire les présidents américains et français. «La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement», déclara le candidat François Hollande dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s'était adressée aux chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes : «En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes ».L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki Moon, intitulée «Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C'était avant les guerres en Côte d'Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative. Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu'il ne soutiendra pas le plan d'intervention des Chefs d'États de la Cédéao. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative. Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne qu' «il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`UA, ainsi que sur mon engagement personnel.» La nomination pour la première fois d'une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d'émancipation politique pour les femmes et donc de libération du continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d'élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.

Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n'ont aucun compte à nous rendre, à commençé par la Cédéao. L'une des traductions de cette réalité est l'énorme pression exercée sur ce qui reste de l'État malien.Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est. Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate. «J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et», insiste-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation. Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix… », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis. Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d'un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l'art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l'aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus. La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Paix et intégrité territoriale e tourisme, l'artisanat, l'hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l'inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu'ils constitutuaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd'hui occupées, notamment celle de Tombouctou. Référence est faite au statut d'otage non point pour dédramatiser l'épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables. La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par Aqmi retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d'habitants du Nord Mali qui sont autant d'otages (...)Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d'interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n'adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali.

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Nous ne devons rien, nous ne paierons rien ! Grève générale européenne le 14 novembre 2012

28 Octobre 2012 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #multitudes versus ideologie

Grève générale européenne contre le TCGE

 

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Le 14 novembre 2012,
Grève et manifestations pour l’Europe sociale

Face aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession, ainsi qu’au démantèlement continue du modèle social européen, la FERC-CGT s’inscrit dans la journée européenne d’action et de solidarité décidée par la Confédération Européenne des Syndicats. A ce titre, elle appelle l’ensemble des salariés de ses secteurs à faire grève et à participer aux manifestations prévues.

charger le tract pour le 14 novembre 2012

charger le préavis de grève

 


source :

http://ferc.cgt.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=774&Itemid=162

 

 

images-copie-7.jpeg

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Patrick Kanner ferme la crèche du personnel départemental

12 Octobre 2012 , Rédigé par modérateur Publié dans #multitudes versus ideologie

Le Président du Conseil Général du Nord vient de décider de fermer la crèche du personnel qui existait depuis des décennies. Le prétexte : des travaux parfaitement prévisibles sur le bâtiment du Forum dans le cadre d'un investissement sur lequel il y aurait par ailleurs beaucoup à dire, mais c'est une autre histoire. Le personnel de la crèche a sollicité une intersyndicale pour le dépôt d'un préavis de grève ce 18 octobre.

 

 

Communiqué de Presse

 

Les personnels refusent la fermeture de la crèche du Département

 

« Ok, merci pour l'info ! J'apprends ce jour la date de fermeture, mon fils est actuellement chez les grands. Après plusieurs semaines de doute, on a une réponse » écrit un agent du Département à l'adresse mail créée pour le recueil des témoignages et soutiens des collègues. A l'annonce de la fermeture de la crèche du personnel départemental issue de la légendaire crèche préfectorale du Boulevard de la Liberté, la boîte mail ne désemplit pas et les témoignages affluent de tout le Département.  (lire la suite en pdf )

  En premier lieu, ce sont les ex. qui témoignent, les parents anciens-utilisateurs, les anciens pensionnaires tellement fidèles qu'ils ont postulé dans la Collectivité qui les a accueillis bébés. Témoigne même une ancienne de la crèche préfectorale restée jusqu'à la l'âge de l'école primaire qui n'a pas hésité à confier ses enfants à sa petite sœur départementale. Les témoignages sont unanimes à vanter la disponibilité, l'engagement et le professionnalisme du personnel de la crèche. La crèche départementale a rempli son office accueillir, socialiser, ouvrir au monde et rassurer les parents.

« Honteux et scandaleux, sont les mots qui me viennent en apprenant la fermeture officielle de la crèche départementale » s'indigne un collègue opposé à cette fermeture. La réaction est partagée et les termes « indignation, déception, colère, tristesse, scandale, choc, incompréhension » reviennent sans cesse sous la plume des intervenants. Tous condamnent la méthode qui consiste à fermer un service au personnel sous le prétexte de travaux prévisibles. La crèche n'était pas aux normes, on pouvait facilement y remédier. Le prétexte est faux et mal servi. Les collègues ne s'y trompent pas qui dénoncent « c'est une aberration dans une structure comme la nôtre de ne pas avoir un lieu d'accueil pour les enfants », « à l'heure où les entreprises font leur maximum pour créer des crèches pour aider leurs collaborateurs, le Département fait l'inverse » et accusent « c'est scandaleux(...) de voir le gâchis, sans gêne que peuvent avoir le staff et autre !!! comme la loge au Grand Stade et le coût des jeux olympiques de Londres. C'est une honte » ou encore « l'orientation du Département semble claire, l'argent pour le Président et ses collaborateurs pour leur plaisir (exemple les JO, la loge, les logements de fonction, la politique de notoriété,etc...) ».

Qu'une crèche d'entreprise soit un plus pour les agents, l'employeur et la société n'est plus à démontrer. Que ça coûte trop cher, ça reste à prouver et les collègues ne sont pas convaincus qui parlent même « d'intelligence sociale ». Les propositions et les idées ne manquent pas non plus du côté de la PMI et des services ASE.C'est un funeste symbole lorsque le Département supprime un établissement accueillant la petite enfance qui rappelons-le est une de ses premières missions.

« Quel naufrage ! » écrit amèrement un collègue auquel un autre répond en écho « si le changement, c'est ça... ».

 

Lille, le 12 octobre 2012


 

Suite au préavis de grève déposé par l'intersyndicale, les personnels, les parents et les collègues se rassembleront le jeudi 18 octobre à partir de 9 h 00, face aux archives Départementales, 2 rue Saint Bernard à Lille pour interpeller le Président Patrick Kanner et les Conseillers Généraux siégeant en CTP. Le soutien des élus du personnel leur est acquis.

 

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Fukushima : appel pour éviter une catastrophe mondiale

28 Juillet 2012 , Rédigé par Neo Publié dans #multitudes versus ideologie

Nous dansons sur un volcan, beaucoup d'entre-nous en sont conscients mais préfèrent l'oublier. L'adage selon lequel la peur n'évite pas le danger n'est pas vide de sens, ce n'est qu'en nous mobilisant contre le très puissant lobby pro-nucléaire que nous aurons une très petite chance de ne pas connaître l'effondrement de notre civilisation.

 

Une pétition est actuellement en ligne pour dénoncer la négligence de Tepco et des autorités concernées, vis à vis du danger que représente pour le Japon en premier lieu,  pour la planète entière ensuite,   la piscine de désactivation de l'unité 4 de Fukushima Daiichi.

 

Aux esprits positivistes qui croient à la Science et à ses applications technologiques comme le Fidèle croit en son Dieu, nous disons simplement que progrès ne devrait pas rimer avec matérialisme, productivité et croissance et que si nos enfants doivent vivre plus simplement et en utilisant moins d'énergie, au moins ils vivront.

Nous recommandons la lecture du très intéressant article de Diaz Maurin "Ancien ingénieur de l'Industrie nucléaire en France et aux Etats-Unis. Chercheur à l'Institut des Sciences et Technologies Environnementales (ICTA) - Université Autonome e Barcelone)  : Fukushima : limites anthropologiques à la compléxité et risque d'effondrement sociétal. Revue Entropia - Vol. 12.

 

Texte de la pétition

 

"Nous, citoyens du monde,

- exigeons que l’ONU mette en place d’urgence une équipe internationale, indépendante et interdisciplinaire ayant autorité pour prendre en charge la gestion du transfert et de la mise en sûreté du combustible de la piscine de l’unité 4 de la centrale de Fukushima Daiichi,

- demandons que tous les moyens soient dévolus à cette cellule de crise afin qu’aucun obstacle ne vienne retarder son action, et que l’objectif de mettre en lieu sûr le combustible soit atteint le plus rapidement possible,

- souhaitons que l’ONU favorise toutes les coopérations techniques, scientifiques, économiques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales, afin de mettre un terme au plus vite à cette menace mondiale jamais égalée dans l’histoire de l’humanité"

 

Pourquoi c'est important :

 

"Parce que si le combustible n’était plus refroidi par de l’eau, il s’échaufferait, se dégraderait, et provoquerait un incendie dispersant la radioactivité dans l’atmosphère,

Parce que le système de refroidissement de la piscine de l’unité 4 n’a pas d’installation de secours et tombe régulièrement en panne,

Parce qu’en cas d’incendie des assemblages d’uranium et de plutonium, il ne serait plus possible pour les hommes d’intervenir sur le site tant la radioactivité serait élevée,

Parce que l’incendie de la piscine de l’unité 4 provoquerait l’abandon de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui recèle à elle seule près de 2500 tonnes de combustible nucléaire, correspondant à une radiotoxicité 90 fois supérieure à Tchernobyl,

Parce que le très fort séisme de mars 2011 a augmenté la probabilité d'autres tremblements de terre dévastateurs qui pourraient à l'avenir provoquer l’effondrement du bâtiment réacteur n°4 déjà à moitié ruiné,

Parce que de nombreux experts dans le monde entier sont d’accord sur la nécessité d’intervenir au plus vite pour éviter l’évacuation du Japon mais aussi une catastrophe radiologique internationale mettant en péril la santé de l'ensemble des hommes et de leurs descendants,

Parce que la compagnie Tepco considère qu’il n’y a pas de danger d’effondrement de cette piscine et qu’elle compte mettre plusieurs années pour transférer le combustible dans un lieu sûr,

Parce que la compagnie Tepco et le gouvernement japonais sont incapables de gérer la situation de crise concernant le combustible de la piscine du réacteur n°4 de Fukushima Daiichi,

Parce que l’ONU, garante de la sécurité internationale, est la seule organisation apte à prendre en charge cette menace permanente pesant aujourd’hui sur tous les hommes,"

 

 

En savoir plus sur ce que disent précisément des sismologues, ingénieurs, physiciens, experts en nucléaire, universitaires, un blog de veille et d'information à recommander :

 

http://fukushima.over-blog.fr/article-rapport-de-la-commission-independante-sur-la-catastrophe-nucleaire-de-fukushima-la-verite-devoilee-108417997.html


 

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Mère Ubu : —Oh ! voilà du joli, Père Ubu, vous estes un fort grand voyou.

30 Avril 2012 , Rédigé par TriNity Publié dans #multitudes versus ideologie

Un homme : 60 affaires !

  1. L’affaire Karachi et la création de la société Heine au Luxembourg
  2. L'affaire Takieddine et les rétrocommissions (patrimoine de takieddine 40 m€ non imposé, Karachigate, AGOSTA, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye notamment d'espionnage de la population avec l'appui d'une entreprise française et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  3. L’affaire GDF
  4. L’affaire Tapie, 403 millions d’€ dont 304 net récupérés par Tapie sur ordre de l’Elysée et évasion fiscale du magot vers la Belgique avec achat d'un nouveau yacht et reprise de la sté US de jeux en ligne Full Tilt Poker accusée par la justice américaine d'avoir volé plus de 300 M$
  5. L’affaire Clearstream
  6. L’affaire Bettencourt
  7. Les affaires Wildenstein
  8. L'affaire César
  9. L'affaire Pleyel
  10. L'affaire Facebook (nouvel outil de Facebook Timeline qui permet une organisation visuelle beaucoup plus fluide et interactive, une page en mode « open graph » pour la page et la campagne 2012 et mise en place dès 2011 pour Sarkozy)
  11. L’affaire de Compiègne avec Eric WOERTH
  12. L’affaire Peugeot
  13. L'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  14. Les affaires Djourhi, Takieddine
  15. Les possibles mallettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
  16. Les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  17. L'affaire du Fetia Api
  18. L'affaire Dexia près de 12 milliards d'euros de pertes
  19. Les discours de Caen, Metz, Nice, du bois de Boulogne, Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  20. L'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  21. Les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation, la protection du fils Pierrot, son rapatriement d'Odessa
  22. La gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
  23. L’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle des stylos, celle de la déclaration de patrimoine, du financement de la campagne par Bettencourt …
  24. L’affaire Pérol
  25. L'affaire Yannick Blanc
  26. L’affaire de l’Epad (et des deux scooters)
  27. L’affaire Punta d’Oru (”la pointe d’or”) villa corse de son ami Christian Clavier et limogeage de Dominique Rossi
  28. Gandrange
  29. Les vaccins du virus H1N1
  30. L’affaire "mutuelle obligatoire employeur" pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi au bénéfice de Malakoff Médéric dont Guillaume Sarkozy devient président du Groupe
  31. Les conflits d’intérêt dans les milieux d’affaires
  32. Les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  33. Les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye, Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Squarcini, Courroye, Ceccaldi Raynaud, fils Tibéri …
  34. L'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  35. L'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
  36. Les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Bourgi, Richard, Peugeot etc.)
  37. L'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) avec pour exemple d’aménagement, deux fours à pizza de plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
  38. La proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  39. L’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  40. La circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  41. Les nominations et révocations dans l'audio-visuel public par Sarkozy en personne
  42. La réforme constitutionnelle et textes votés avec non-publication des décrets d'application
  43. Les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir
  44. Les nominations partisanes dans les administrations des hauts-fonctionnaires issus des cercles les plus proches, les plus intimes voir de ses obligés et particulièrement au ministère de l'intérieur et des services de renseignements DCRI
  45. La création et/ou le rachat de la presse et des médias libres par ses amis personnels et financiers
  46. L'irresponsabilité pénale du Président de la république modifiée par le changement de la Constitution
  47. La position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  48. L’affaire des sondages
  49. Les classements du parquet et intervention sur ordre
  50. Le site France.fr (des millions d'euros pour rien)
  51. Les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  52. La paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président, les 12 000 € de frais de bouche par jour, chaque jour, la baisse des œuvres sociales de l'Elysée passées de 300 000 € en 2006 à 165 000 en 2010
  53. L’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  54. L’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  55. La scientologie
  56. L'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  57. L'affaire Bongo
  58. La proposition de Michèle Alliot Marie d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  59. Les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20
  60. Carla Bruni au coeur du scandale international avec sa fondation contre le sida
    (source IMHOTEP AgoraVox)

article tronqué - original sur http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-casseroles-dont-le-bonimenteur-sarkozy-refusent-de-parler-104315373-comments.html#anchorComment

 

Père Ubu :
—Je vais d'abord réformer la justice, après quoi nous procéderons aux finances.
Plusieurs Magistrats :
—Nous nous opposons à tout changement.
Père Ubu :
—Merdre. D'abord les magistrats ne seront plus payés.
Magistrats :
—Et de quoi vivrons-nous ? Nous sommes pauvres.
Père Ubu :
—Vous aurez les amendes que vous prononcerez et les biens des condamnés à mort.
Un Magistrat :
—Horreur.
Deuxième :
—Infamie.
Troisième :

—Scandale.
Quatrième :
—Indignité.
Tous :
—Nous nous refusons à juger dans des conditions pareilles.
Père Ubu :
—A la trappe les magistrats ! (Ils se débattent en vain.)
Mère Ubu :
—Eh ! que fais-tu, Père Ubu ? Qui rendra maintenant la justice ?
Père Ubu :
—Tiens ! moi. Tu verras comme ça marchera bien.
Mère Ubu :
—Oui, ce sera du propre.
Père Ubu :
—Allons, tais-toi, bouffresque. Nous allons maintenant, messieurs, procéder aux finances.
Financiers :
—Il n'y a rien à changer.
Père Ubu :
—Comment, je veux tout changer, moi. D'abord je veux garder pour moi la moitié des impôts.
Financiers :
—Pas gêné.
Père Ubu :
—Messieurs, nous établirons un impôt de dix pour cent sur la propriété, un autre sur le commerce et l'industrie, et un troisième sur les mariages et un quatrième fur les décès, de quinze francs chacun.
Premier Financier :
—Mais c'est idiot, Père Ubu.
Deuxième Financier :
—C'est absurde.
Troisième Financier :
—Ça n'a ni queue ni tête.
Père Ubu :
—Vous vous fichez de moi ! Dans la trappe les financiers ! (On enfourne les financiers.)

Mère Ubu :
—Mais enfin, Père Ubu, quel roi tu fais, tu massacres tout le monde.
Père Ubu :
—Eh merdre !

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Tombant sous la feuille en gouttes de sang.

21 Avril 2012 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #multitudes versus ideologie

  Evitez les balles belles !

 

Quel remue-ménage (pas méninges), ces présidentielles, coups bas, petites phrases, esbrouffe, menaces, promesses, etc. Des marioles et des matamores, ça ne  manque pas en ce moment sur les medias français. Même quand on n'écoute que les radios étrangères,  on est pollué comme si élire un gus et lui laisser le gouvernail,  ça permettait de changer un contexte économique mondial ou un système de production. Ca mobilise surtout les énergies et  ça canalise les colères et les indignations.

 

Pour changer de climat, un petit salut aux camarades qui refusaient la délégation de leur souveraineté et voulaient garder la main sur leur vie en même temps qu'ils tentaient d'organiser autrement les rapports de production. Voici une très belle interprétation du "Temps des cerises" par Bobbejaan Schoepen & Geike Arnaert. Celle de Noir Désir est tout aussi brillante mais ça risquait de polémiquer sur un sujet "Voici".

 

Désolé pour les pubs de m...  pendant la video, vous le savez, on n'arrête pas le progrès de la marchandise et du spectacle !

 

 "Au moment où vont partir leurs derniers coups, une jeune fille venant de la barricade de la rue Saint-Maur arrive, leur offrant ses services : ils voulaient l'éloigner de cet endroit de mort, elle resta malgré eux. Quelques instants après, la barricade jetant en une formidable explosion tout ce qui lui restait de mitraille mourut dans cette décharge énorme, que nous entendîmes de Satory, ceux qui étaient prisonniers ; à l'ambulancière de la dernière barricade et de la dernière heure, J.-B. Clément dédia longtemps après la chanson des cerises. Personne ne la revit.[...] La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus"  Louise Michel

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