Méthode Sarkozy, méthode Lepen, l'endroit et l'envers de la même infâmie
Sarkozy, le preux, le vertueux, relance l'anathème sur les chômeurs et demandeurs d'emploi. Ce sont ses copains qui les ont mis au chômage tout en empochant les aides et en ne versant pas les cotisations patronales, mais il s'en fout. Ce qui compte c'est pointer une fois de plus les victimes de la guerre économique comme responsables et coupables. Ces salauds de pauvres qui profitent de la solidarité nationale. Il sait de quoi il parle Sarkozy, lui qui avec ses potes y puise largement.
Sarkozy ou Lepen, ce sont les mêmes pratiques, les mêmes méthodes : casser les solidarités ouvrières, briser les liens entre citoyens, propager l'envie, la jalousie, la haine et engranger par derrière les gains de productivité, les cotisations patronales, les subventions et les cadeaux fiscaux. Ah les infâmes ! Le pire, c'est que ça fonctionne et une conversation en ville, chez les commerçants ou dans les transports en commun, tourne vite en débondage d'inconscients nauséabonds. Voilà de quoi alimenter les passions tristes ordinaires : la chasse au chômeur-qui-ne-veut-pas-prendre-n'importe-quel-boulot-déqualifié-mal-payé-loindechezlui-avecdeshorairesàlacon-et-quiprofite,quiprofite le dégueulasse - delasolidariténationale- deceuxquitravaillentduretselèvent-tôt.
" le 19 mars à l'Elysée
Nicolas Sarkozy s’est prononcé jeudi dans le Puy-de-Dôme pour un renforcement, à la faveur de la sortie de la crise, des contrôles exercés sur les chômeurs, estimant qu’il s’agissait d’un élément de «justice sociale envers les salariés et les ouvriers qui travaillent dur».
«Puisque nous commençons à sortir de la crise, il va falloir faire des contrôles, je suis désolé de le dire mais je le pense, plus précis et plus exigeants pour les chômeurs qui bénéficient d’allocations et qui refuseraient des offres d’emploi disponibles», a lancé M. Sarkozy lors d’une table ronde sur l’avenir de l’industrie à Issoire.
«Etre au chômage est un drame. L’immense majorité des chômeurs subit le chômage. Il est normal de les accompagner, de les soutenir. Mais si on est au chômage, on a le devoir soit d’accepter une demande d’emploi raisonnable proposée, soit d’accepter un cursus de formation professionnelle pour recycler vos compétences et pouvoir prendre une offre d’emploi», a-t-il ajouté.
«On avait 500.000 chômeurs de plus, c’était pas le moment de renforcer les contrôles parce que dans l’ambiance de crise, il fallait soutenir les gens qui étaient licenciés économiques et qui n’y étaient pour rien», a également estimé le chef de l’Etat.
«Maintenant qu’on sort de la crise, c’est un problème de justice, de justice sociale envers les salariés et les ouvriers qui travaillent dur que de s’assurer que celui qui est au chômage et qui a des allocations grâce à la solidarité nationale fera tous ses efforts pour accepter une offre d’emploi, pour accepter une formation pour s’en sortir», a-t-il insisté.
«Ne pas contrôler, ne pas exiger des résultats de ce point de vue, me semble-t-il, est injuste», a conclu le président."
La haine face à tant d'infâmie, il faut l'avoir, mais ne pas se tromper de cibles