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Vendredi 20 juin 2008

 

WILLKOMMEN – BIENVENUE – WELCOME 
 Fremder – Etranger – Stranger
Glücklich zu sehen – nous sommes enchantés – Happy to see you
Bleiben – Restez – Stay – wir sagen
Willkommen – bienvenue – Welcome
 in  l'Union européenne capitaliste

 POORS DO NOT  DISTURB - basanés , métèques,  noirs, caucasiens et Roms are not welcome.


Les députés européens – une courte majorité – et une centaine d'abstentionnistes qui toucheront quand même leur chèque à la fin du mois ont adopté une circulaire qui permettra -  l'émulation aidant entre pays membres -  de détenir en "camp de concentration" les émigrés dits en situation - administrative - illégale (y compris les femmes, les personnes malades et les enfants) jusqu'à 18 mois sur simple décision administrative. C'est-à-dire qu'ils seront internés en attente d'un jugement ou d'une autorisation de séjour. Puisque ce type de délit ne permet pas - encore heureux - une détention en préventive et pour garder les "sans-papiers" sous la main, la solution de la bonne conscience technocratique, est de les enfermer "sans autre forme de procès".  La circulaire contourne ainsi  le problème  juridique et permet d'entériner la création de futurs-mini-guatanamos européens  dont la gestion  pourra être confiée à des prestataires privés. Un  rêve pour les ordures et les chasseurs d'hommes. La traque est lancée, chasse en plaine, chasse à courre. Voici la circulaire de la Haine contre les "sales-races". Cours camarade, les chiens  sont sur ta piste.


Comme l'écrit le Plan B et non comme écrit précédemment CQFD*, les capitalistes et leurs élus ont entrepris la construction du IVème Reich et les acrobaties intellectuelles du très catholique Jacques Barrot, Président de la Commission européenne « Liberté, Justice et Sécurité » (il fallait oser : liberté et sécurité) dans le journal cureton « La Croix » ne convaincront que les nostalgiques des régimes forts et les têtes rasées.


Qui veille (surveille) depuis 2004 (sur) nos frontières, les frontières de l'espace Schengen de libre circulation des biens et des personnes ?   L'agence européenne FRONTEX – ça sonne comme un pesticide...Pour les puissants du XXIème siècle, les pauvres sont des pouilleux dangereux, quelles que soient leurs origines. Vos frontières vous démangent, vous redoutez les nids de vermine dans vos trains, vos ports et vos aéroports – utilisez FRONTEX.

 

Alors...Pouilleux de tous les pays – unissons – nous.



*Le Plan B - journal de critique des médias :  2 euros

*CQFD "Ce qu'il faut détruire" - journal alternatif bimestriel - 2 euros

par Trinity publié dans : brèves de luttes
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Mercredi 18 juin 2008
« Quand les syndicats ne se serrent plus la main,

le patronat se frotte les siennes ! »

 

On se plaint de la faible mobilisation des manif’ du 17 juin Mais n’est-il pas temps de s’interroger sur l’utilité de cette succession de mouvement salarial ?

On rêve d’un cri suffisamment fort pour ébranler le gouvernement, mais au lieu d’une chorale nous n’avons qu’une succession de soli., et chacun de faire son action, son baroude dans son coin avec plus ou moins de convergence intersyndicale… Le gouvernement multiplie les coups, disperse les attaques mais ne vise qu’un seul but : la mise à mort des acquis sociaux.

N’est-il pas temps que les salariés contre-attaquent dans la force de l’unité ? La résistance salariale doit se lever, unie contre l’ennemi de toujours, attaquer frontalement, ne porter peut être qu’un seul coup mais droit au cœur le plus fort possible.

Bernard Thibaut nous annonçait hier soir une date unitaire pour la rentrée, pourquoi ne pas l’avoir fait hier ? Mais peut-on rêver d’unité ? Les syndicats en sont-ils capables ? Et vous salariés ?

Jusque quand vous laisserez-vous bercer par le discours capitaliste du patronat et de sa solde (politiques et media) qui nous renvoie dos à dos dans un communautarisme malsain qui ne vise qu’à diviser pour mieux récolter ?

Public, privé, titulaire, stagiaire, CDD, CDI, précaires, chômeurs sans papiers, retraités… Sommes nous si différents ?

Certes nous avons tous nos particularités, nos propres acquis à défendre, mais même si nous avons chacun notre accent nous pouvons parler la même langue pour crier notre ras le bol !

Nous voyons tous nos assiettes se vider et leur ventre grossir.

Ne nous trompons pas de cible : les profiteurs ne sont pas ces quelques fraudeurs aux alloc’ que les chiens du pouvoir traquent sans relâche.

Si nous devons nous serrer la ceinture, ce n’est pas à cause de quelques trop-perçus d’APA ou de RMI, mais bien à cause de ceux pour qui les dividendes ne sont  jamais assez élevés.

« Les revenus encaissés en 2007 par les patrons des 40 plus grandes entreprises françaises ont augmenté… de 58 % »* et votre revenu de combien a-t-il augmenté ?

Pour eux, nous, salariés, sommes un mal nécessaire dont le seul remède est l’amputation. Il faudrait peut être leur conseiller de se souvenir avec Henri Ford que nous sommes avant tout leurs premiers clients !

Jusqu’à quand cela peut-il durer ? Jusqu’où ira cette résignation inspirée par les portes flingues du capitalisme moderne ? Jusqu’à quand travaillerons nous plus pour qu’ils gagnent plus ?

 

 

 


par Haut Parleur publié dans : Luttes
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