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Blog révolu CGT-révolue du Département du Nord

Justice pour Pascal Lecoeur ! CGT – CFDT – CFTC – FO – FSU - SUD

22 Novembre 2009 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #multitudes versus ideologie

Pétition en ligne  ici

 ou par courrier à adresser à : syndicat Cgt Fapt 50, 83 rue Torteron 50 000 Saint Lô
Descriptif :

Notre camarade postier militant CGT, est convoqué, le mardi 24 novembre 2009, au Tribunal de Grande Instance de Coutances ( 50 ). Les manifestants très nombreux étaient bruyants certes mais pacifiques ce 12 janvier 2009 à Saint-Lô ; et chacun se souvient du contexte marqué par une présence policière démesurée, à l’origine des incidents de la journée.

Les poursuites engagées contre Pascal LECOEUR sont inacceptables, gardé à vue près de 24 heures avec fortes pressions psychologiques, tel un bouc émissaire désigné après le fiasco de la visite présidentielle. Fiasco illustré par l’éviction du Préfet et du Directeur Départemental de la Sécurité Publique. Les soussignés, citoyens, salariés, étudiants, retraités, militants syndicaux, associatifs et politiques, ainsi que les postiers exigent la relaxe pour Pascal LECOEUR. Ils s’associent également à la pétition demandant celle de Pascal BESUELLE. Ils appellent également la population à la vigilance face à la multiplication des violences policières et à la criminalisation du mouvement social.

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Position du SGPEN-AC-CGT sur le rapport d'orientation

20 Novembre 2009 , Rédigé par modérateur Publié dans #multitudes versus ideologie

Le syndicat SGPEN-AC-CGT des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche, constate un très grand décalage entre les thèmes du texte d’orientation et la situation actuelle.
Le congrès devrait tirer toutes nos organisations vers le haut, vers une mobilisation générale des salariés pour faire face à ce qui s’annonce comme la plus grande crise de toute l’histoire du capitalisme. Le congrès devrait en faire son thème prioritaire. La crise est structurelle, elle trouve son origine dans la contradiction entre l’énorme puissance sociale de la production et la base étroite sur laquelle elle repose, l’appropriation privée des fruits du travail. Incapable de faire fructifier dans la sphère productive les énormes profits accumulés, le capital a cherché d’une part à créer des marchés à sa mesure, les marchés financiers, d’autre part à piller les richesses sociales constituées par les services publics, enfin à perpétuer et à aggraver le système de pillage des ressources des pays en voie de développement. La crise venue, le Gouvernement s’est empressé de venir au chevet du monde de la finance, déployant des centaines de milliards d’euros afin de s’assurer de son bon rétablissement et de celui des superprofits. Les milliards distribués pour sauver le système sont d’ores et déjà budgétés sur le dos de la collectivité, ce sont les services publics et les fonctionnaires qui sont désignés comme responsables du déficit abyssal des finances publiques, ce sont les salariés du privés qui devront payer par les licenciements, la baisse des salaires et l’intensification du travail.
Face à cette situation, le SGPEN-AC-CGT considère que notre confédération CGT devrait être tout entière mobilisée (et le 49è congrès devrait refléter cette position) pour :
- élaborer avec toutes les forces qui le veulent bien, un programme de lutte contre les conséquences de la crise, avec des revendications précises et chiffrées (comme par exemple 300 € d’augmentation immédiatement pour tous), revendications liées au recouvrement, par le monde du travail, des 10 points de PIB qu’il a perdus en faveur des profits depuis 25 ans, profits qui ont essentiellement alimenté les circuits financiers qui amènent aujourd’hui le monde dans l’abîme. Il faut donc les récupérer, dans les salaires directs, et dans les cotisations sociales (maladie et retraite en particulier). Il faut en finir par ailleurs avec les destructions massives d’emploi dans le privé comme dans le public, qui entraînent ces formes de management aux conséquences si graves pour les salariés ;
 - sur cette base, préparer, avec tous ceux qui le veulent, les conditions d’une mobilisation générale, pour peser de façon décisive, et qui pourrait prendre la forme d’une grève générale.
Par ailleurs, le SGPEN-AC-CGT constate que la défense du service public, de la fonction publique et de son statut est insuffisamment marquée dans le document d’orientation. La défense du statut de la fonction publique (attaqué de multiples manières, RGPP, loi mobilité, nouveau régime indemnitaire, etc.) n’est pas une question corporative, elle intéresse au contraire tous les citoyens et l’avenir de la démocratie. En effet, en période de crise notamment, le secteur public est un des modes de redistribution des richesses les plus efficaces. Le congrès devrait s’exprimer clairement sur le sens de la destruction du statut de la fonction publique :
 - réduire la fonction publique autour de quelques fonctions régaliennes de décision et de contrôle,
- démanteler les services publics, en les confiant à des agences ou au secteur privé,
- instaurer dans les services publics une logique marchande, concurrentielle, rompant avec les grands principes d’égalité, de continuité et de neutralité. Pour cela, la casse du statut de la fonction publique de 1946 (précisé en 1983) est nécessaire afin de supprimer les principes qui gouvernent l’emploi du fonctionnaire, comme par exemple la séparation du grade et de l’emploi et la logique de carrière, garantes de l’indépendance et de la neutralité des fonctionnaires. Des services publics livrés au privé ou à la logique marchande, des administrations réduites à de petits états-majors obéissants, tout cela suppose d’en finir avec le statut général des fonctionnaires élaboré par les résistants à la Libération, afin de substituer au fonctionnaire impliqué dans le développement du service public un employé contraint par les ordres de son employeur.
Enfin, le SGPEN-AC-CGT affirme son opposition à la constitution d’un syndicat territorial, qui deviendrait l’organisation de base de la CGT. Ce type de structure est inutile et dangereux : - inutile, car toutes les fonctions qu’on lui prête peuvent être assurées soit par les UL et les UD, soit par les syndicats d’entreprise (ou d’institution), pour peu qu’on leur en donne les moyens. L’immense et historique grève des sans papiers de la région parisienne montre d’une part le rôle des UL et des UD comme de certains syndicats, et d’autre par que la question de la sous traitance est parfaitement posée par ce type de mouvement dans le cadre des structures actuelles. - dangereux, car le syndicat de territoire apparaît comme une structure bureaucratique éloignée de la base, et dépouillant les syndicats de base de leur autonomie. Le SGPEN-AC-CGT rappelle son attachement au fait que l’organisation de base de la CGT est le syndicat d’entreprise (ou d’institution), que ce syndicat de base doit garder son autonomie, en particulier qu’il doit conserver la maîtrise de son périmètre d’activité et de syndicalisation tout en favorisant les coopérations territoriales en renforçant notamment le rôle des UD et UL, et l’émergence de collectifs informels autour de revendications communes. Paris, le 9 novembre 2009
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Mais bien sûr qu'il y a encore des héros ! les Conti par exemple

17 Novembre 2009 , Rédigé par Estragon Publié dans #Luttes

Mardi 17 novembre 2009

La Commission Exécutive du syndicat Cgt du Conseil Général du Nord a voté à l'unanimité des présents une aide de 200 euros aux camarades de chez Conti.
Les membres de la CE ont estimé que l'exhumation des lois anti-casseurs pour condamner les salariés en lutte de chez Conti confirme, s'il en était besoin, que nous sommes en lutte contre la classe dominante et qu'elle ne fait pas de quartier.

Alors comme le courage ne suffit pas et qu'il faut aussi de l'argent pour lutter, nous appelons tous les syndiqués et syndicalistes à soutenir les Conti.
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Du fric, du blé, du flouze, du pèze, de l'artiche, de l'oseille pour les camarades de Continental !

16 Novembre 2009 , Rédigé par Pozzo Publié dans #multitudes versus ideologie


...et pour ceux qui pourront se libérer : rendez-vous le mercrdi 13 Janvier devant la Cour d'Appel d  Amiens - procès à 13 H 30 (voir plus bas)


Appel à tous les travailleurs, syndicats, partis, associations et personnalités attachés à la défense des droits ouvriers et des libertés publiques :

 

Le procès en appel des six condamnés de Continental Clairoix

vient devant la cour d’appel d’Amiens le mercredi 13 janvier :

 

Tous ensembles, tous mobilisés,

pour exiger la relaxe de ceux qui se sont battus

pour s’opposer aux licenciements

et pour le droit à la vie de tous leurs camarades.

 

La cour d’appel d’Amiens vient de faire savoir que le procès en appel du jugement du tribunal de Compiègne qui avait condamné lourdement six manifestants qui protestaient contre la fermeture de leur usine Continental de Clairoix, se tiendrait le mercredi 13 janvier à 13h30. Avec encore plus de force que dans les semaines passées, l’exigence d’une relaxe pour les six salariés condamnés doit se manifester le plus largement possible.

Les condamnations pénales et financières prononcées contre ces six salariés sont un acte de vengeance contre la lutte victorieuse des 1120 travailleurs de Continental Clairoix, et une condamnation pour l’exemple qui s’adresse à l’ensemble des travailleurs du pays, destinée à faire régner un climat de peur contre tous ceux qui refuseraient l’arbitraire patronal et gouvernemental.

Mais en plus, pour prononcer ces condamnations, le tribunal, à la demande du parquet, et donc des autorités gouvernementales, a remis sur pied, en toute illégalité, une loi abrogée depuis 28 ans, à cause de son caractère liberticide, comme l’avait qualifié alors le ministre de la justice Robert Badinter. L’atteinte aux libertés publiques, par cette réintroduction de la loi dite “anticasseurs”, qui permettait, comme c’est le cas dans cette affaire, de condamner des personnes sans avoir de faits précis à leur reprocher, au nom d’une prétendue responsabilité collective qui découlerait de leur seule présence à une manifestation, est une menace grave pour les libertés publiques. D’ailleurs, ceux qui rêvent de s’en prendre à toutes les contestations, ont Immédiatement réclamé que soit généralisé dans tout le pays, et pour toutes les manifestations, ce qu’ils ont appelé “la jurisprudence Continental”.

Bien sûr, il faudra qu’il y ait ce jour là à Amiens un rassemblement le plus large et le plus puissant possible pour exiger l’arrêt de cet acharnement juridique contre ceux qui sont deux fois victimes : une fois en tant que licenciés de ce géant de l’Industrie, délinquant récidiviste protégé par le pouvoir, et une deuxième fois victime de l’arbitraire d’une condamnation non fondée. Mais dès maintenant il y a urgence pour que monte la protestation afin d’exiger la relaxe des six et la défense des libertés publiques. Ces protestations peuvent déjà se faire par l’envoi de messages : « Au président de la Cour d’appel, Palais de justice, 14 Rue Robert de Luzarches, 80000 Amiens ». Mais cette protestation devrait prendre de l’ampleur au travers d’initiatives que le personnel de Continental Clairoix, et ses représentants, toujours mobilisés aux côtés des leurs camarades condamnés, entendent construire avec tous ceux qui ne veulent pas rester passifs devant cette attaque contre les libertés publiques. Nous leur demandons pour cela, d’entrer en contact avec nous, le plus rapidement possible.

 

Le 16 Novembre 2009.

 

Pour tous contacts : didierbernard2@neuf.fr

mattxav60@gmail.com (Tél: 06.11.02.92.19)

 

L’Intersyndicale et le comité de lutte Continental Clairoix.



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AssFam au CG59 : "Innocente ou coupable ?"

11 Novembre 2009 , Rédigé par Le Peinard Publié dans #anti-langue-de-bois

Censurée* par Bernard Haesebroeck lors du CTP "Spécial AssFam" du 18 septembre dernier - la Cgt59 qui veut "toujours refaire le monde" a trouvé d'autres supports et d'autres media pour faire entendre sa voix. Nous remercions la revue "L' assmat" qui nous a accueillis dans les colonnes de sa rubrique "Tribune libre".

Cliquez sur les pages pour ouvrir les pdf



Cette publication a suscité un grand nombre de réactions favorables à nos analyses.
Et ce n'est pas fini...

cf. notre article CTP ASSFAM : "Elle veut toujours refaire le monde"

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14-18 chair à patron, chair à canon - chant antimilitariste !

11 Novembre 2009 , Rédigé par L'Espatrouillant Publié dans #paix

Premier couplet
Dans toutes les villes, dans toutes les campagnes
Vous entendez crier des mots partout
Oui, il nous faut anéantir l’Allemagne
On les aura, faut aller jusqu’au bout
Oui, mais ceux-là ne sont pas à la guerre
Ils sont chez eux à l’abri du canon
Ils sont bien loin, loin des balles meurtrières
Y a pas d’erreur, ils ne vont pas sur le front

REFRAIN
On les aura, vous pouvez être tranquille
Dans les bistrots et dans les cinémas
Au coin du feu en tapant la manille
Le civil tient bon on les aura

Deuxième couplet
On les aura  la victoire est certaine
Car nos poilus ne se battent pas pour la peau
On reprendra l’Alsace et la Lorraine
Albert Thomas l’a crié assez haut
Plus de socialistes, plus de révolutionnaires
Plus d’anarchos, patriotes avant tout
Des munitions pour continuer la guerre
Pour la Patrie faut aller jusqu’au bout

On les aura cela vous pouvez le croire
Car c’est Hervé et Briand qui l’ont dit
Cela est sûr on aura la victoire
Car leurs amis sont à l’abri

3° Couplet
On les aura c’est devenu populaire
Pour les civils et pour les embusqués
C’est pour cela qu’on leur donne la croix de guerre
Car les poilus ne veulent plus la porter
Mais pourtant c’est la classe ouvrière
Qui se fait tuer oui sans savoir pourquoi
Pour un drapeau, une loque, quelle chimère
Les patriotes allez-y c’est votre droit

REFRAIN
Mais nous les gars crions à bas la guerre
Sachez le bien c’est le cri le plus beau
Plus de canons ni fusils ni frontières
A bas la guerre et ses bourreaux

4° Couplet
Ecoutez tous, vous les jusqu’auboutistes
Pour les avoir je vous montre le chemin
Prendre un fusil c’est logique c’est simple
Et vous irez sûrement jusqu’à Berlin
Près du canon près des balles meurtrières
C’est votre place, il faut vous dépêcher
Car les poilus eux ne veulent plus la guerre
C’est votre devoir d’aller les remplacer

REFRAIN
Dans les tranchées cela est bien facile
Par les poilus vous serez approuvés
Engagez vous ce n’est pas difficile
Alors peut-être, peut-être vous les aurez


Lisez donc ce qui suit, c'est instructif - et là-dessus vous ajoutez la curetaille avec ses simagrées !


QG le 20 Octobre 1917
D . E .  SECRET  16 N 1529
ETAT-MAJOR  S.R.
Service de Sûreté              L’Inspecteur de Police Mobile G.  à
                                         Monsieur le Commissaire Spécial, Chef du Service
                                          De Sûreté de la D E  du G A C

                        L’enquête continuée à l’effet de rechercher l’origine d’une chanson antimilitariste adressée le 7 octobre 1917 par un sieur André CH…. de Romilly-sur-Seine à son frère Gilbert CH….. en traitement dans un Hôpital à ANGERS ( Maine et Loire) interceptée par le Contrôle Postal de Troyes et adressée le 10 Octobre au GQG, a établi que cette chanson avait été copiée et remise à André CH….. par le jeune RAV…… Raoul, né à Romilly-sur-Seine le 9 juillet 1899 de Emile et de GU… Joséphine, bonnetier, demeurant 123 bis rue Gornet Boivin, à Romilly-sur-Seine.
            Ce jeune homme interrogé a déclaré avoir entendu chanter la dite chanson à la « Maison du Peuple » ( servant de Bourse du Travail) au cours de réunions de socialistes et l’avoir retenue comme beaucoup d’autres. Il n’a pu toutefois désigner les noms de ceux qui l’avaient chantée.
            Bonnetier, RAV…. Raoul, jouit d'une mauvaise réputation. Ses parents, honorablement connus ignorent ce fait. Ils passent pour avoir des sentiments très patriotiques
            Il résulterait effectivement que cette chanson aurait été chantée à la « Maison du Peuple » il y a plus de trois mois, pour la première fois à Romilly-sur-Seine.
            Elle s’est répandue depuis à Conflans-sur-Seine et à Marcilly-sur-Seine où elle est en vogue actuellement.
            Elle n’est en vente nulle part à Romilly et dans les environs
                                   L’Inspecteur de police mobile
Signé G
Transmis à Mr le Chef de Bataillon chef du SR en lui faisant connaître que je fais exercer une surveillance spéciale dans cette région, où semblent se trouver des éléments antimilitaristes et pacifistes
Le Commissaire Spécial, Chef de Sûreté

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Il y a trente ans, Radio Quinquin !

8 Novembre 2009 , Rédigé par Estragon Publié dans #multitudes versus ideologie



"Il y a trente ans, Radio Quinquin :
 la CGT s'empare de la parole et défie le gouvernement

 

dimanche 08.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord


 Les forces de l'ordre sont intervenues plusieurs fois pour empêcher la radio d'émettre. PHOTO ARCHIVES «LA VOIX» Les forces de l'ordre sont intervenues plusieurs fois pour empêcher la radio d'émettre. PHOTO ARCHIVES «LA VOIX»
Ce fut une des premières radios libres, à une époque où elles n'existaient pas. ...

 

Une époque - la fin des années 70 - que Daniel Pollet, alors un des deux secrétaires de l'union départementale CGT du Nord, décrit ainsi : « C'était le plan Davignon, la casse de la sidérurgie et du charbon. Usinor Denain fermait. Malgré les conférences de presse, personne, surtout la télé, n'en parlait. À la CGT, on s'est dit : "Ce n'est plus possible." » La solution émerge au fil des réflexions, tant pis si elle est illégale : il faut parler soi-même de ces problèmes et créer une radio à cette fin. Radio Quinquin est en gestation.

Le problème du local est difficilement résolu car les élus contactés sont prudents. Mais Aldebert Valette, maire communiste d'Auby, près de Douai, en prête un, à côté de la mairie. Radio Quinquin émet pour la première fois il y a trente ans, le 7 novembre 1979, à 5 h 45, de son local aubygeois, en FM.

Le local est facilement repérable grâce au mât de 54 m qui porte l'antenne.

Cette radio est l'affaire de bénévoles qui se piquent au jeu. Au point que Radio Quinquin émet assez rapidement tous les jours, de 6 heures à minuit, sur toute la région, malgré le brouillage des autorités. L'actualité sociale est bien sûr privilégiée. Mais les « journalistes » s'intéressent vite à la culture, dont la culture régionale, moins à l'honneur que maintenant, invitent des artistes et vont à la rencontre des gens, les font parler de leur quotidien, conformément au slogan qui a servi lors du lancement : « Radio Quinquin, c'est ta radio ! »

Troisième radio régionale

L'audience suit et atteint un niveau inespéré. « Un sondage nous donnait comme la 3e radio en nombre d'auditeurs de la région, malgré le brouillage », souligne M. Pollet. C'est l'aide financière de tous ces auditeurs qui permet à la radio de tenir.

Le gouvernement réagit. Le 4 juin 1980, le groupe d'intervention de la police nationale investit les locaux. « Ils ont cassé les meubles, embarqué l'émetteur et les quelque 5 000 disques que l'on avait », se souvient M. Pollet. La CGT se procure un autre émetteur qu'elle installe, avec l'accord de... Mgr Delaporte et du curé d'Auby, dans le clocher de l'église. Un mois après, il est réinstallé au-dessus du local.

Trop c'est trop. Les samedi 25 et dimanche 26 octobre 1980, plus de mille policiers (!) donnent l'assaut à cette radio irréductible. « On ne pouvait plus entrer dans la ville. Même les petits chemins étaient barrés », se souvient M. Valette. « Le dimanche, la ville était assiégée. L'électricité et l'eau avaient été coupées car les pompiers se servaient de leurs lances à incendie contre les CRS et les gardes mobiles », ajoute M. Pollet. Les heurts sont violents car la population sort et s'oppose aux forces de l'ordre. Des blessés doivent être transportés à l'hôpital. Une grue de 100 tonnes sert à démonter le mât antenne. Un mois plus tard, un autre a pris sa place... La proximité de l'élection présidentielle, où François Mitterrand porte les espoirs de l'Union de la gauche, pousse le pouvoir à lever le pied sur un dossier devenu sensible. La suite on la connaît. Radio Quinquin fut une radio libre avant l'heure." •

JEAN-LUC ROCHAT


Les forces de l'ordre sont intervenues plusieurs fois pour empêcher la radio d'émettre. PHOTO ARCHIVES «LA VOIX»

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49ème congrès de la Cgt : Va pour le métallo !

5 Novembre 2009 , Rédigé par TriNiTy Publié dans #anti-langue-de-bois

Appel à soutien de la candidature de Jean-Pierre Delannoy,
 candidat au poste de Secrétaire Général de la Cgt

Le Bureau du syndicat Cgt 59 réuni ce jeudi 5 novembre a décidé à la majorité des présents d'appeler à voter pour Jean-Pierre Delannoy. Nous voulons une Cgt de terrain, une Cgt fer de lance, une Cgt revendicative et offensive. Nous ne voulons pas seulement changer les règles du jeu, nous voulons changer de jeu.

Nous publions ci-dessous l'appel à soutien de la candidature  du camarade "métallo" - appel rédigé par un collectif.
Version pdf ici

«Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps». Paul Eluard

Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers. Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !
Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.
Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale...) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600€ net, augmentation de 300€ net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo...).
Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !
Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.
La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.

Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !

Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.

Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.

Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais...).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte àune « chasse aux sorcières ».
Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.
Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.

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